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Un jeune Burundais réfugié au camp de Mtabila, en Tanzanie, apprend qu'une eau propre est essentielle pour éviter les contagions. (©UNHCR / L.Taylor) 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La guerre de l'eau - The water conflict - La guerra del agua


© Gérard Verna. Pour tous commentaires ou suggestions, Cliquez ici
Dernière mise à jour
: 2009.10.27 (Québec)

 

"Le droit de chacun à boire de l'eau est fondamental pour la vie et la santé.
De l'eau potable et en quantité suffisante est un prérequis pour la réalisation des droits humains"

"Commentaire général" du 27 novembre 2002 de la Convention des Nations Unies sur les droits sociaux, économiques et culturels  

 

Dossiers spéciaux (Voir ci-dessous)

  • L'eau virtuelle
  • La privatisation et le commerce de l'eau
  • United States : A Water Gluton
  • China : A Water Gluton
  • India : A Water Gluton
  • Campaign to Hold Coca-Cola Accountable in India
  • L'irrigation
  • Sites spécialisés - Specialized Sites - Sitios especializados

 

S'il est indéniable que les ressources en eau peuvent être à l'origine de divergences, les mesures de coopération sont nettement supérieures aux conflits graves. En d'autres termes, l'eau apparaît davantage comme un vecteur de coopération que comme une source de conflits.  [Source]: Wolf, A. ; Yoffe, S. ; Giordano, M. Forthcoming. International waters : identifying basins at risk. Corvallis, University of Oregon.

Au cours des cinquante dernières années, 1 831 interactions (conflits et mesures de coopération confondus) ont été enregistrées. Sept différends ont donné lieu à des guerres, et 507 à des actions militaires de plus ou moins grande envergure et environ 200 traités ont été signés, soit un total de 1 228 mesures de coopération.

 

 A l'échelle cosmique, l'eau est plus rare que l'or. [ Hubert Reeves ]

 
  • 1,5 milliard d'humains n'ont pas accès à de l'eau potable. Ils seront 5 milliards en 2025.. La crise de l'eau est "l'un des grands défis du XXIe siècle", selon Mahmoud Abu-Zeid, président du Conseil mondial de l'eau et co-organisateur du forum de Kyoto, qui s'est ouvert le 16 mars 2003. Chaque année, 1,6 million d'enfants meurent d'infections liées à l'eau polluée, d'après l'Unicef. Le Monde, 17 mars 2003

  • «Ne laissez pas une seule goutte d’eau tombée sur Terre regagner la mer sans avoir servi le peuple.» (Parakkama-Bahu I, roi de Sri Lanka, (1153-1186)

  • "L'Arabie saoudite fera bientôt face au problème de la pénurie d'eau potable et nous devons d'ores et déjà penser à encourager les Saoudiens à émigrer dans la mesure du possible." (Prince Talal Ben Abdel Aziz, représentant spécial de l'Unesco pour les questions de l'eau, 17 mars 2003)

  • 1957, une première, c'est l'année de construction de la première usine de dessalement, construite au Koweït. Plus de 7 500 fonctionnent aujourd'hui dans le monde, dont 60 % au Moyen-Orient.

  • 6 600 m3 par an : c'est, en moyenne, la quantité d'eau douce disponible par habitant. Elle chutera en 2025 à 4 800 m3. En 1950, chaque être humain disposait potentiellement de 17 000 m3 .

  • «L’eau, goutte à goutte, creuse le roc.» Théocrite, poète grec (315-250 av. J.-C.)

  • "Gota a gota, el agua se agota..."

  • En 2005, on dénombrait 269 bassins transfrontaliers, contre 214 en 1978 : Afrique: 62 - Asie: 60 - Europe: 73 - Amérique latine et Caraïbes: 61 - Amérique du Nord: 17 - Océanie: 1

  • 145 nations ont une partie de leur territoire située sur un bassin transfrontalier, et 21 nations ont l'intégralité de leur territoire située sur un bassin transfrontalier et 95% du territoire de 12 pays sont situés sur un ou plusieurs bassins transfrontaliers.

  • Environ un tiers des 269 bassins transfrontaliers est partagé par plus de deux pays et 19 bassins concernent au moins cinq pays :

    • La bassin du Danube est partagé par 18 nations riveraines.

    • Cinq bassins sont partagés par 9 à 11 pays.

    • Treize bassins sont partagés par 5 à 8 nations riveraines.

  • 70 % d'eau douce : c'est le pourcentage consommé dans le monde par l'agriculture, contre 20 % par l'industrie et 10 % pour l'usage domestique.

  • 30 000 morts, c'est le nombre de victimes, chaque jour, de maladies liées à une eau impropre. Il s'agit principalement de jeunes enfants et de personnes âgées.

 

Publications - Publications - Publicaciones

Fabien Dupuis,  L’accès à l’eau potable : un droit inaliénable confronté à la question du financement, 29 juillet 2009, affaires-strategiques.info (IRIS) (Selon l’OMS, 1,1 milliard d’individus soit 17 % de la population mondiale n’avaient pas accès à l’eau potable en 2002. Chaque année 1,8 million d’enfants meurent des suites d’une pathologie liée à la consommation d’une eau insalubre. Pour y remédier, l’exigence définie dans les Objectifs du Millénaire consiste en la réduction de moitié du nombre de personnes n’ayant pas accès à une eau potable d’ici à 2015. Cela représente 900 millions de personnes.

Petrella Riccardo : L’eau, la question sociale du XXIème siècle, Carnets d’eau Les blogs du Diplo 30 novembre 2008 (Dans le nouvel ouvrage qu’il vient de publier aux éditions Fidès, Manifeste de l’eau pour le XXIe siècle, Riccardo Petrella propose un nouveau pacte social pour l’eau. L’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau (IERPE), créé en 2006 et qu’il préside, prépare une rencontre internationale intitulée « Faire la paix avec l’eau », qui se tiendra à Bruxelles les 12 et 13 février 2009, en lien avec le World Political Forum.)

Angélique Mounier-Kuhn «Il y a assez d'eau pour la planète» Le temps - Genève, 27 octobre 2008 (L'Unesco a dressé l'inventaire des réserves en eau douce. La plupart sont souterraines et à cheval sur plusieurs pays. L'ONU a développé un cadre juridique pour une bonne gestion.)

Gaëlle Dupont : Le partage de l'eau, une diplomatie qui reste à inventer, LE MONDE | 08.09.08 (Quand on leur demande de citer un exemple de fleuve, ou de nappe d'eau transfrontalière, géré de manière concertée et harmonieuse entre plusieurs pays, les experts réunis au 13e Congrès mondial de l'eau, qui s'est déroulé du 1er au 4 septembre à Montpellier, marquent un temps d'arrêt. "Il n'y en a pas", finissent-ils par constater.)

Mun-Keat Looi : Study cites flood of solutions for water scarcity SciDev.Net 21 August 2006

L’eau : un défi mondial à relever au quotidien, Cahier du " Monde " daté jeudi 25 mai 2006. (Partout dans lemonde,commeà notre porte, la pénurie menace. Pour quechacun ait accès à l’eau, ressource essentielleau développement durable de la planète, les actions se multiplient. Chacun a un rôle à jouer

Forum mondial de l'eau : Gagner la bataille de l’eau pour en finir avec la pauvreté RFI 12/03/2006

Marie-Laure Le Foulon : Gestion de l'eau : le modèle occidental contesté, Le Figaro [27 août 2005] (A Stockholm, Asiatiques et Africains préconisent des solutions adaptées à leurs moyens)

Depuis 2002, le droit à l’eau potable et à l’aissainissement fait partie intégrante des Droits de l’homme. En effet, le 26 novembre de cette année, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations-unies adoptait une observation générale sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement. Mieux, il est considéré comme une condition préalable à la réalisation des autres Droits de l’homme. Aussi est-il aujourd’hui opposable à tous les pays parties au Pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Marion Festraëts : La planète sèche L'Express du 22/03/2004 (L'or bleu se raréfie: dans un demi-siècle, plus de 2 milliards d'hommes n'auront pas accès à l'eau potable)

Mario Osava : America latina : Megaciudades derrochan los recursos hídricos IPS Noticias Marzo 2004

Loïc Fauchon : «L'eau potable avant le portable», propos recueillis par Pierre Ganz (RFI) et Françoise Monier, publié le 20/03/2003 par l'Express (Loïc Fauchon est gouverneur du Conseil mondial de l'eau, et donc responsable du bon déroulement du 3e Forum mondial de l'eau, qui se tient jusqu'au 23 mars à Kyoto, au Japon. Il répond à nos questions, à l'heure où cette ressource devient aussi précieuse que l'or et aussi stratégique que le pétrole)

Don Hinrichsen : A Human Thirst, Excerpted from the January/February 2003 World Watch magazine

Le Figaro, Bioterrorisme : les réseaux d'eau sous haute surveillance, 15 novembre 2002

Françoise Monier, Yves Leers, Michèle Barrière : Pénurie d'eau Quelles solutions pour l'Afrique? L'Express du 14/02/2002 (Plus de 300 millions d'Africains n'ont pas l'accès à l'eau potable. Un défi pour les distributeurs de cette matière première indispensable. Mais aussi une priorité pour l'aide internationale)

Aaron Wolf : La guerre de l’eau n’aura pas lieu, Propos recueillis par Amy Otchet, Courrier de l’UNESCO. Octobre 2001

L'humeur trop fantasque d'un climat déréglé, Gabrielle Walker, Courrier International, 28/09/2000, Numéro 517,

Inge Kaul : rspectives pour la coopération internationale : Biens publics globaux, un concept révolutionnaire, Le monde diplomatique, Juin 2000,

Petrella, Ricardo : La nouvelle conquête de l'eau, Le monde diplomatique, Mars 2000

L'effet de serre transforme la mer en cocotte-minute, Michael McCarthy Courrier International 21/01/1999, Numéro 429,

1 600 sujets de discorde sur la planète, Vanessa Houlder Courrier International

La Terre pourra-t-elle nourrir tous ses enfants ?, Rainer Paul Courrier International 17/06/1999, Numéro 450,

Ricardo Petrella : Le Manifeste de l'eau. : Pour un contrat mondial (Le monde diplomatique, décembre 1998)

L'eau, bien commun de l'humanité par Cécile Marin, Le Monde diplomatique, janvier 1998

Des populations privées d'eau potable par Cécile Marin et Sylvie Brunel, Le Monde diplomatique, janvier 1998

L’EAU Dossier d'information de Infomundi, Service d'Information et Documentation sur le Tiers Monde créé par l'ONG Medicus Mundi mars 1997

 

Monde - World - Mundo

Méditerranée de l’Ouest

La lutte contre l’avancée du désert au Maghreb augmente les tensions. Un accord a été passé pour un transfert d’eau entre l’Algérie et la Tunisie, mais Alger accuse la Libye de trop pomper dans ses nappes pour alimenter le fleuve artificiel de Tripoli. En France, les agriculteurs du Sud-Est s’opposent au projet de déviation des eaux du Rhône pour alimenter Barcelone. En 2004, le Parlement européen a poussé l’Albanie, la Grèce et la Macédoine à dialoguer en vue d’une meilleure gestion régionale des lacs et cours d’eau.  

 

Afrique - Africa - Africa

Afrique de l’Ouest

Martin Kipping : Conflits et coopération liés à l’eau du fleuve Sénégal, Géocarrefour, vol. 80/4 La pénurie d'eau : donnée naturelle ou question sociale ?

Le Sénégal annonce régulièrement son intention de reprendre un projet d’exploitation unilatérale du fleuve Sénégal pour alimenter des vallées asséchées dans le centre-nord du pays. Cette entreprise priverait la Mauritanie d’une eau dont elle a cruellement besoin. Les statuts de l’organisation pour le développement de la vallée du fleuve imposent aux membres (Sénégal, Mauritanie et Mali) de se consulter.

Afrique de l’Est

L’enjeu est à la taille du Nil. Dix Etats doivent se partager les eaux du fleuve. L’Ethiopie, utilisateur potentiel en amont, fournit 86 % des débits et en utilise seulement 0,3 % ! Pour se développer, ce pays prévoit la construction de 36 barrages. L’extrême dépendance de l’Egypte envers les eaux du Nil est à l’origine de fortes tensions dans la région. De même, la Libye et le Tchad s’affrontent pour l’exploitation de nappes phréatiques transfrontalières.

The African Transboundary Water Law

Catherine Brahic : Water supply 'unstable' for most of Africa, SciDev.Net, 3 March 2006 (The researchers warn that many African rivers will carry less water by the end of the century)

Amy Otchet, Au pays des fleuves éphémères Courrier de l’UNESCO. octobre 2001

Afrique du sud

Gwenael Prié et Lionel Goujon De l'apartheid à l'eau pour tous, Les voyageurs de l'eau, 28/08/2008

 

Lésotho

 Le barrage de Katse, au Lesotho,
dont la retenue convre seulement 36 km²,
alimente en eau les hautes terres. (Photo AFP)

Sénégal

Conflit sur le fleuve Sénégal, Courrier International 9/6/2000, Numéro 501,

 

Amérique centrale et du sud - Central and South America- America central y del sur

“Agua: Un derecho humano bajo amenaza” (Octubre 2007), informe especial de Noticias aliadas que comprende artículos, análisis y reportajes, sobre la crisis del agua, su desigual acceso y las amenazas a las fuentes hídricas.

Josep Centelles : La perversión centralista: el caso del agua potable en Centro América, Gobernanza : Revista internacional de gobernabilidad para el desarrollo humano, Edición nº 15 (30/01/2004)

Panamerican Health Organization : Water crisis affects 130 million people in the Americas Washington, DC, October 3, 2003 (PAHO) (In Latin America and the Caribbean, more than 130 million people do not have safe drinking water in their homes, and only 86 million are connected to adequate sanitation systems, according to figures prepared for Inter-American Water Day, commemorated Oct. 4.)

Bolivia - Bolivie

Gwenael Prié ; Les comités d’eau de Cochabamba Les voyageurs de l'eau 01/05/2008

Gwenael Prié ;A Cochabamba, l'après-guerre de l'eau Les voyageurs de l'eau 25/04/2008

Enfoque Bidamerica : Cooperativas De Agua, mayo de 2005 - El agua es transparente, y la administración también (Por qué los miembros de Cosmol, una cooperativa en Montero, Bolivia, aprobaron un aumento en la tarifa de agua equivalente a dos dólares por mes. ) ¿Pueden las cooperativas solucionar los problemas del agua de América Latina? (Ventajas y desventajas de un modelo que funciona en algunas ciudades bolivianas. )

Walter Chávez : Effervescence populaire en Bolivie Le Monde diplomatique. mars 2005 Comme au Pérou, où le président Alejandro Toledo bat tous les records d’impopularité, et en équateur, où des manifestations massives réclament le départ de son homologue Lucio Gutiérrez, la Bolivie voit le mouvement social relever la tête. Après la « guerre du gaz », qui, en 2003, conduisit au renversement du président Sánchez de Lozada, la « guerre de l’eau » vient de provoquer l’expulsion d’une multinationale : la française Suez - Lyonnaise des eaux.)

Brazil 

Gwenael Prié et Lionel Goujon : La bataille autour du plus grand marais du monde, Les voyageurs de l'eau, 16.04.2008

Nicholas Gabriel Arons : A Political History of Drought in Northeast Brazil, North American Congress On Latin America - NACLA Report on Americas Vol. 38, No. 1 July/August 2004

Colombie

Gwenael Prié et Lionel Goujon : Les larmes (trop salées) de la Ciénaga Grande, Les voyageurs de l'eau 23.02.2008

Cuba 

EPS : El rompecabezas del agua, 29 de Junio de 2005

The Independant : Dix ans de sécheresse structurelle... Courrier International, 16/9 2004 Depuis 1961, l'île n'avait pas connu de sécheresse aussi grave. Dans les provinces du Centre et de l'Est, la population est durement affectée. Mais, dans les hôtels de luxe, réservés aux touristes, les piscines sont pleines !

Honduras

Paul Constance : ‘Después del gustazo viene el trancazo’ Enfoque Bidamericas, 2004-10-13 (Las tarifas de agua en Puerto Cortés, Honduras, se duplicaron en menos de un año. ¿Porqué no protesta la gente? )

Pérou

Chrystelle Barbier : Au Pérou, l'accès à l'eau potable reste un privilège, LE MONDE | 21.08.09

Gwenael Prié : Les lentilles du lac Titicaca ne manquent pas d'air, Les voyageurs de l'eau, 10/04/2008

Gwenael Prié : Pérou : quand on attrape le brouillard, blog libé Les voyageurs de l'eau, 02.04.2008

 

Amérique du Nord - North America - America del norte

Le Mexique dénonce la surexploitation du Colorado par son voisin. Avec 10 grands barrages et d’importants canaux de dérivation, le fleuve ne déverse qu’un mince filet d’eau à son embouchure. De leur côté, les Etats-Unis accusent le Mexique de polluer le Rio Grande et donc de gêner les agriculteurs texans. Une bataille juridique oppose les deux pays; une négociation est en cours.

Canada

New-York Times File : Water

États-Unis - USA - EE.UU.

Le problème de l'eau aux États-Unis, Dossier réalisé en avril 2008 par une équipe d'étudiants du MBA de l'Université Laval

André Duchesne : Le paradoxe texan, La Presse, 09-11-2003

John Krist : Water issues will dominate California's agenda this year, Environmental News Network, February 21, 2003

 

Asie - Asia - Asia

  Bangladesh

Contreinfo, Le Bangladesh, en lutte contre les effets du changement climatique, 18 décembre 2008 (Le Bangladesh a besoin d’urgence qu’on l’aide à se doter d’une agriculture résistante au climat si l’on veut que ses populations puissent survivre et prospérer à long terme, selon certains experts. Dans les régions côtières, les cocotiers et les palmiers à bétel produisent moins de la moitié des récoltes d’il y a vingt ans, tandis que les plantations de bananiers disparaissent par centaines.) 

China - Chine - China

Les voyageurs de l'eau  L'eau, source de coopération entre pays 21/08/2008

Les voyageurs de l'eau :La bataille de l'eau sur le plateau du Tibet (Qu’ont en commun le Brahmapoutre, le Mékong, l’Indus, le Fleuve Jaune, le Yangtze en dehors de compter parmi les fleuves majeurs du continent asiatique ? La réponse est le plateau tibétain où tous prennent leur source.)

Gwenael Prié et Lionel Goujon : Les Chinois, démiurges des fleuves, 28/01/2008 (S’il est en ce moment un projet titanesque en Chine dont on parle pourtant beaucoup moins à l’étranger que le barrage des Trois Gorges, c’est bien celui du «Transfert des eaux Sud-Nord», sans doute parce qu’il est resté assez secret avant d’être rendu officiel à la fin des années 1990.Il nécessite pourtant un investissement deux fois plus important que le célèbre barrage (à savoir plus de 40 milliards d’euros) et tout comme lui il a fait l’objet d’études et de discussions politiques depuis cinquante ans.)

Frédéric Koller :En Chine, la guerre de l'eau aura bien lieu, 5 janvier 2006, Le Temps, Genève (L'accès à l'eau potable, de plus en plus rare, devient source de multiples conflits dans l'Empire du Milieu. Et la bagarre promet de s'étendre aux pays voisins.)

Children rummage through garbage dumped near Chennai water source.
Photo: Nityanand Jayaraman

David Murphy : Water Conservation - New Streams of Thought. Big problems invite big solutions. But grass-roots responses to China's chronic water-supply and distribution problems prove that small-scale initiatives are essential to any long-term answer to the crisis. FEER January 24, 2002

Nicolino Strizzi et Robeart T. Stranks (SCRS/CSIS) : Dégradation de l'environnement et sécurité en Chine - The Security Implications for China of Environmental Degradation

India - Indes - India

Julien Bouissou : L'Inde est confrontée à une sécheresse historique, LE MONDE | 18.08.09 (Le premier ministre indien, Manmohan Singh, a convoqué, lundi 17 août, l'ensemble des chefs de gouvernement régionaux pour une réunion de crise sur la sécheresse qui frappe le pays. Le département météorologique indien a indiqué, le 13 août, que les précipitations, étaient inférieures de 29 % à la normale saisonnière. Sur les 626 districts que compte l'Inde, 177 sont touchés par une sécheresse, qui pourrait être la plus importante de ces vingt dernières années si les précipitations n'augmentent dans les prochaines semaines. Le pays reçoit 90 % de ses pluies lors de la mousson, qui s'étale de juin à septembre)

Gwenael Prié et Lionel Goujon : Le gardien du Gange, Les voyageurs de l'eau , 09/03/2007

Nityanand Jayaraman : Titanium or Water? Trouble brews in Southern India, CorpWatch, October 24th, 2007 (Tata, India's largest conglomerate, wants to take 10,000 acres of land to mine ilmenite in the southern Indian state of Tamil Nadu. The plan has sparked protests by local villagers who say the project will destroy their traditional way of life and the environment. )

Pratap Chatterjee Bechtel's Water Wars, CorpWatch, May 1, 2003

Pierre Prakash : eau, canaux et grands travaux. Libération, 17 mars 2003 (Un projet vise à remédier aux sécheresses et inondations dans le pays. )

Anjali Kamat : Water Profiteers, Special to CorpWatch India, May 28, 2002

Nityanand Jayaraman : Trashing Water is Good Business, CorpWatchIndia: May 25, 2002. On the one hand, Onyx pollutes Chennai's water source. On the other, its sister company stands to make profits from privatization of scarce water in Chennai. Make sense? For French giant Vivendi Environment, this is good business

Daniel Nelson : India/Pakistan: Water War Warning as Tension Escalates, OneWorld.net, May 21, 2002

Japon

Le Japon choisit l'écologie marine, Courrier International 28/09/2000, Numéro 517,

Pakistan

Situation: Pakistan is one of the world’s most arid countries; its water supply per capita is about 1,250 cubic meters per year. (One-thousand cubic meters is considered an acute shortage by international standards.) One third of Pakistan’s Indus River is diverted to cotton fields, drying out large swaths of Sindh province and forcing farmers to abandon fields for overcrowded Karachi. The country’s irrigation system leaks about 40 percent of the water that flows through it, leading to a rise in water tables and the salinization of groundwater. Foreign Policy. may 30, 2006

Implications: Agriculture (read: irrigation) underpins almost one fourth of Pakistan’s gross domestic product, and about two thirds of Pakistan’s population of 160 million live in rural areas with farm-fueled economies. If the water situation continues to deteriorate, expect even greater social upheavals than the country is already experiencing. And for a government struggling to get a handle on sectarian violence, rein in rebel elements in the west, and maintain political legitimacy, unemployed farmers is exactly what Pakistan’s major cities don’t need. Foreign Policy. may 30, 2006

Tadjikistan

2008

 

 

Europe - Europe - Europa


Courrier international, nov. 2006

Espagne - Spain - España

La Catalogne peut se passer du Rhône, Courrier International 24/06/1999, Numéro 451,

France

Jacques-Olivier Baruch et Étienne Leblois : L’eau convoitée du Rhône, La recherche, nº 399 | juil et-août 2006 (Ressource domestique ou agricole, voie de navigation, matière première pour l’électricité, l’eau du Rhône est très sollicitée. Les modélisations hydrologiques du bassin, confrontées à six modèles climatiques, sont encore incapables de prédire précisément les débits futurs. Pourtant, des tendances se dégagent, en particulier une fonte des neiges moindre et plus précoce, ainsi que des étiages plus bas.)

Luc Bronner et Christiane Galus : Sécheresse : l'irrigation intensive mise en cause, Le Monde 09.08.05

UE - EU - UE

Corporate Europe Observatory (CEO) European Water TNCs: Towards Global Domination? - Water Infobrief #1 march 2003

 

Anciens pays communistes- ex Comunists Countries - ex Mundo comunista

Kazakhstan

Le Kazakhstan : un futur Sahara ?, Courrier International 11/02/1999, Numéro 432,

Russie

Carte : Autour de la mer d'Aral par Philippe Rekacewicz et Ruben Mnatsakanian Le Monde diplomatique, juillet 2000

 

Israel & Monde arabo-musulman - Israel & Arab-Muslim World - Israel & Mundo arabo-musulmán

Israel

Michel Bôle-Richard : La crise de l'eau s'accentue en Israël et frappe durement les Palestiniens, LE MONDE | 16.08.08 (Sri Shani, un universitaire qui préside aux destinées de la Water Authority (Mekorot), a lancé, en juillet, un véritable cri d'alarme : "Israël connaît la pire crise de l'eau de son existence." "Nous allons à la catastrophe", a-t-il averti, en précisant qu'un peu partout les signaux d'alerte s'étaient allumés.)

Moyen-Orient

Amnesty International : Israël restreint l'accès à l'eau en Cisjordanie et à Gaza. 27 octobre 2009 (En tant que donateur principal, l'UE doit se pencher sur le problème de l'eau. Dans un nouveau rapport publié ce mardi 27 octobre 2009, Troubled Waters - Palestinians Denied Fair Access To Water, Amnesty International accuse Israël de restreindre délibérément la disponibilité de l'eau dans les territoires palestiniens occupés, privant ainsi les Palestiniens du droit d'avoir accès à l'eau.)

La question du partage des ressources est au cœur du conflit israélo-arabe. 87 % de l’eau collectée sur les zones transfrontalières est destinée à Israël. Les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser des puits profonds et paient l’eau plus cher que les Israéliens. La pose de pompes sur la rivière Ouazzani par le Liban ne convient pas à Israël, car cet affluent du Jourdain alimente le lac Tibériade, d’où Israël tire le tiers de son eau potable. Le projet de contrôle des eaux de l’Euphrate et du Tigre par la Turquie inquiète Syrie et Irak.

Chris McGreal : Dying for a drink in the Middle East - Guardian Weekly - 2004.01.24

Franklin M. Fisher et Hossein Askari (Finances et développement, septembre 2001)

Pour une gestion optimale de l'eau au Moyen-Orient et dans le monde. Le Moyen-Orient est le théâtre de graves conflits relatifs à l'eau. Comment peut-on les résoudre ou les apaiser, et en quoi les modèles de gestion des ressources en eau et les institutions internationales peuvent-ils faciliter cette tâche?

Optimal Water Management in the Middle East and Other Regions. Serious conflicts over water pervade the Middle East. How might these be resolved or eased, and how could water management models and international financial institutions help?

Optimización de la gestión del agua en el Oriente Medio. Los recursos hídricos son objeto de intensas controversias en el Oriente Medio. ¿Cómo pueden resolverse o atenuarse estas controversias, y qué función podrían desempeñar al respecto los modelos de gestión del agua y las instituciones financieras internacionales?

Christian Chesnot : Un enjeu méconnu des négociations israélo-arabes : pénurie d'eau au Proche-Orient, Le Monde Diplomatique, février 2000

Assouan, un "ouvrage sacré" toujours très critiqué, Diana Digges et Birgit Tofall Courrier International 18/11/1999,

Mohamed Sid-Ahmed : Pour en finir avec la pénurie : L'eau, facteur de coopération israélo-arabe, , Le monde diplomatique, Juin 1998,

Vincent Hugeux : Du Jourdain au Nil, les sources du pouvoir L'Express du 08/08/1991 (Et si l'eau, cause de conflits, devenait facteur d'unité... En Israël, et ailleurs, la menace de pénurie fait jaillir les idées. Les réaliser coûterait aussi cher que la guerre. Les morts en moins.)

Jean Lesieur : En Turquie, ce barrage qui commande tout L'Express du 08/08/1991 (En maîtrisant le Tigre et l'Euphrate, le pays de Turgut Ozal fait coup double. Il augmente sa production d'électricité, irrigue des terres jusqu'ici incultes. Et s'assure une position de fournisseur du monde arabe. Un pipeline aquatique? L'idée est lancée.)

 Irrigation traditionnelle en Égypte

 

Océanie - Oceania - Oceanía

Australie

Dix milliards de dollars pour l’eau en Australie : Le Premier ministre australien a annoncé le 24 juillet 2007 sa décision de légiférer au niveau national afin de mettre en œuvre le Plan de sauvegarde de l’eau, The National plan for water security, dont la création, annoncée le 25 janvier 2007, vise à garantir une utilisation soutenable de l’eau dans les dix prochaines années et une gestion de la ressource par bassin. Il est doté de 10 milliards de dollars australiens. L’Etat de Victoria est le seul à ne pas avoir accepté de participer au plan et au partage de souveraineté qu’il induit. Carnets du Diplo, nov. 2007

Florence Decamp : L'Australie au bord de la panne sèche Libération 23 août 2004 (L'Etat peine à réfréner le gaspillage de l'eau et l'insouciance de la population)

 

Anciens pays communistes- ex Comunists Countries - ex Mundo comunista  

 

 

Dossiers - Files - Informes

Worldwatch Global Trends

Les dossiers du net : L’eau, une ressource à préserver

Corpwatch : Water Wars : There is growing alarm around the scarcity of water worldwide -- a crisis that is only expected to get worse. Their are fierce battles being waged over who should control this precious resource. One vision, put forward by major corporations trying to make a buck on water services, and their allies in government, is that water is a valuable commodity to be regulated by the market. The other, sees water as a basic human right. This Issue looks at confrontations between communities and water giants like Suez and Viviendi of France, the German-British conglomerate RWE-Thames and Bechtel in the United States. These showdowns are being fought in places like Cochabamba, Bolivia and Soweto township in Johannesburg, South Africa. They are also being fought in communities around the United States and Europe. We seek to bring you the stories and voices of those on the frontlines of the global water wars.

Le Figaro : L’eau, indispensable mais mal partagée , aout 2002

Eaux troublées - Dossiers mondiaux - Revue électronique de l'USIA - Mars 1999

Peter Gizewski (SCRS/CSIS) : Pénuries de ressources et conflits - Environmental Scarcity and Conflict

Berel Rodal  (SCRS/CSIS) : L'environnement et les nouveaux concepts de la sécurité - The environment and Changing Concepts of Security

Convention internationale contre la désertification : Convention des Nations Unies sur la lutte contre la sécheresse et/ou la désertification

La sécheresse une page d'explication sur l'évolution progressive de la sécheresse, avec des images explicatives

La désertification ( Recueil d'articles du Monde Diplomatique)

FAO : Le sel de la terre: un danger pour la production vivrière

 

  Cartes - Maps - Mapas

Le Nordeste, Brésil

L'eau, bien commun de l'humanité par Cécile Marin, Le Monde diplomatique, janvier 1998 Un tiers de la population mondiale est privé d'accès à l'eau potable. Or, la quantité de l'eau sur terre, ressource renouvelable, ne peut ni diminuer, ni augmenter. Mais ce volume en constant recyclage fait l'objet d'une demande croissante et se dégrade du fait des pollutions. D'où la nécessité d'arbitrages entre utilisateurs actuels et potentiels, entre communautés et Etats inégalement dotés. Plutôt qu'être laissé à la convoitise des marchés, cet " or bleu " doit être traité comme un patrimoine commun de l'humanité et faire l'objet d'une réappropriation publique et démocratique. Sources : Histoire géographie 3eme, Editions Belin, 1998.

Des populations privées d'eau potable par Cécile Marin et Sylvie Brunel, Le Monde diplomatique, janvier 1998

L'eau convoitée, Philippe Rekacewicz, Juin 2000.

Les chantiers de l'environnement à l'Est, PHILIPPE REKACEWICZ, Le monde diplomatique, Juillet 2000,

Ressources en eau de la planète

Dossier PriceWaterhouseCoopers  

 

(Liste de bases de données sur l'eau)

 

 

Source : Le Monde, mars 2003

 

  KYOTO( AFP), le 23-03-2003 Le Troisième forum mondial de l'eau qui s'est conclu à Kyoto par une Déclaration de ministres de 96 pays a rappelé la détermination de la communauté internationale à réduire le nombre de personnes sans eau potable d'ici 2015, mais n'a pas expliqué comment y parvenir. Les 101 ministres ont affirmé que "donner la priorité aux problèmes de l'eau (était) une nécessité mondiale urgente" car l'eau est "une force motrice de l'éradication de la pauvreté et de la faim". Ils ont rappelé que 1,4 milliard de personnes étaient privées de tout accès à l'eau douce et que 2,3 milliards vivaient sans toilettes ni tout à l'égoût. Mais ils n'ont pas voulu qualifier l'eau de "droit de l'Homme" comme l'espéraient une partie des 12.000 délégués de 165 pays rassemblés pour le Forum pendant la semaine. Une autre omission majeure a concerné la proposition du président français Jacques Chirac d'un observatoire mondial de l'eau, chargé de surveiller les progrès réalisés vers les objectifs du millénaire (division par deux du nombre de gens sans eau, ni sanitaires d'ici 2015).

Beaucoup de pays moins avancés -- la Turquie et ses zones semi-arides et les îles de Micronésie qui risquent d'être submergées par l'élévation du niveau de la mer -- ont vivement déploré l'absence de référence à la responsabilité des pays riches dans le réchauffement climatique. La déclaration aurait dû "insister sur le lien entre politique de l'eau et politique de l'air", garantie par le protocole de Kyoto sur les émissions de gaz polluants. En revanche, les diverses délégations se sont réjouies de l'appel à mobiliser toutes les ressources publiques ou privées, nationales ou internationales pour décentraliser vers les villages et municipalités les pouvoirs sur les infrastructures de l'eau.

Même un responsable de la Banque mondiale s'est montré désabusé en déclarant qu'il se demandait pourquoi il venait encore à ce genre de réunions. "On continue de tourner autour du pot, sans prendre de décisions", a-t-il dit, alors que les objectifs du millénaire imposent de réaliser 400.000 raccordements à l'eau potable sur les douze prochaines années et que 2 millions d'enfants meurent chaque année, faute de pouvoir se laver ou boire de l'eau propre. D'autres comme les membres de la délégation turque ont déploré que la possibilité d'augmenter le nombre de barrages construits dans le monde n'ait pas été mentionnée dans la déclaration. "C'est une déclaration de riches. Ce sont les ONG qui s'y sont opposées", a accusé Mithat Rende, chef de département pour les eaux régionales et transfrontalières au ministère des Affaires étrangères. Et beaucoup d'ONG n'étaient pas satisfaites non plus à l'issue du Forum, Jamie Pittock, directeur d'un programme du WWF (World Wildlife Fund), déplorant par exemple que "la priorité n'ait pas été donnée à la protection des écosystèmes".

Peter Gleick, chef de l'Institut du Pacifique, a lui fait valoir que le rapport sur le financement des infrastructures de l'eau présenté lors du Forum par Michel Camdessus, ex-directeur général du Fonds monétaire international, avait pris de fausses bases de calcul. Le rapport appelle à un doublement de l'aide publique mondiale au développement qui est actuellement de 3 milliards de dollars par an et à porter le total des investissements (publics et privés) dans l'eau de 80 milliards de dollars annuellement aujourd'hui à 180 milliards d'ici 2015. M. Gleick a dénoncé le fait que le rapport considère que chaque citoyen de la planète doit bénéficier d'un investissement moyen de 500 dollars: "c'est du platiné-or : ce serait vouloir considérer les Etats-Unis comme la norme mondiale" pour les équipements à réaliser.

 

Dossiers spéciaux

  • L'eau virtuelle
  • La privatisation et le commerce de l'eau
  • United States : A Water Gluton
  •  China : A Water Gluton
  • India : A Water Gluton
  • Campaign to Hold Coca-Cola Accountable in India
  • Sites spécialisés - Specialized Sites - Sitios especializados

L'eau virtuelle

Roch, Lysiane et Corinne Gendron (2005) : Le commerce de l'eau virtuelle : du concept à la politique, Géocarrefour, vol. 80/4 p. 273-284  (L’eau virtuelle peut se définir comme l’eau qu’a nécessitée la production d’un bien. Lorsqu’un pays importe ce bien, des denrées agricoles par exemple, il n’a pas à utiliser l’eau qui aurait été nécessaire à sa production. Sachant que les ressources en eau sont très inégale-ment réparties sur la planète et que l’agriculture est le plus grand consommateur mondial d’eau, peut-on considérer le commerce de l’eau virtuelle comme un moyen potentiellement efficace de diminuer les pénuries et leurs conséquences ? Notre analyse montre plutôt que, non seulement le commerce de l’eau virtuelle constitue une stratégie présentement peu appliquée, mais que son potentiel face aux défis de la rareté de l’eau est très faible lorsqu’on considère le contexte politico-économi-que dans lequel il prend place.)

Chapagain AK, Hoekstra AY, Savenije HHG (2005) Saving water through global trade. Value of Water Research Report Series No. 17, UNESCO-IHE, Delft, the Netherlands,

Chapagain AK, Hoekstra AY, Savenije HHG, Gautam R (2005) The water footprint of cotton consumption. Value of Water Research Report Series No. 18, UNESCO-IHE, The Netherlands,

Chapagain AK, Hoekstra AY (2004) Water footprints of nations. Value of Water Research Report Series No. 16, UNESCO-IHE, Delft, The Netherlands,

Sowmya Kerbart Sivakuma : Courrier international - 29 juil. 2004 Si vous n'avez pas d'eau, importez vos céréales ! (Pour produire un kilo de blé, il faut beaucoup d'eau. Pour un kilo de viande, c'est pire. Le concept d'eau virtuelle prend en compte ce phénomène et permet de mieux gérer les ressources hydriques. )

 Faits et Chiffres - L'eau virtuelle (14.01.2004)

A.Y. Hoekstra (ed.) Virtual water trade. Proceedings of the International Expert Meeting on Virtual Water. IHE delft, Sept. 2003

A.Y. Hoekstra. ‘Virtual water trade between nations: a global mechanism affecting regional water systems’, in Global Change Newsletter, International Geosphere–Biosphere Programme, June 2003.

Paul van Hofwegen; J.A. Allan; A. Hoekstra. Voices on virtual water. Conseil mondial de l'eau, juin 2003.

Chapagain AK, Hoekstra AY (2003) Virtual water flows between nations in relation to trade in livestock and livestock products. Value of Water Research Report Series No. 13, UNESCO-IHE, Delft, The Netherlands,

FAO (2003) AQUASTAT 2003. Food and Agriculture Organization of the United Nations, Rome, Italy,

Haddadin MJ (2003) Exogenous water: A conduit to globalization of water resources. In: Hoekstra AY (ed) Virtual water trade: Proceedings of the International Expert Meeting on Virtual Water Trade. Value of Water Research Report Series No. 12, UNESCO-IHE, Delft, The Netherlands,

Hoekstra AY, Hung PQ (2002) Virtual water trade: A quantification of virtual water flows between nations in relation to international crop trade. Value of Water Research Report Series No. 11, UNESCO-IHE Institute for Water Education, Delft, The Netherlands,

A.Y. Hoekstra; P.Q. Hung. Virtual water trade. A quantification of virtual water flows between nations in relation to international crop trade. IHE delft, Sept. 2002.

J.A. Allan; A. Otchet. "L'eau virtuelle dans tous ses états...", in Courrier UNESCO , février 1999.

Allen RG, Pereira LS, Raes D, Smith M (1998) Crop evapotranspiration - Guidelines for computing crop water requirements – FAO Irrigation and Drainage Paper 56, FAO, Rome, Italy,

La privatisation et le commerce de l'eau

France : Bertrand Delanoë remunicipalise l'eau. Le maire de Paris a mis un terme à 25 ans de gestion privée de l'eau à Paris. Un établissement public l'assurera en 2009.

Marc Laimé : La marchandisation de l’eau s’accélère, La valise diplomatique, 19 mars 2008

Marc Laimé : Mobilisation internationale contre les partenariats public-privé, Carnets d’eau les carnets du Diplo, 16 novembre 2007

Alejo Álvez : Propiedad privada del agua . 3 Nov, 2007, Noticias aliadas, (Las transnacionales tienen puesta la mirada (y las manos) en los recursos hídricos de la región)

Marc Laimé : L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau, Carnets d’eau Les blogs du Diplo, 4 juin 2007 (Le 30 mai dernier le Parlement italien a décidé le principe d’un moratoire sur toute attribution de la gestion du service public de l’eau à des sociétés privées ou à capital mixte. Ce moratoire restera en vigueur jusqu’à la promulgation d’une nouvelle loi sur l’eau, qui devrait réaffirmer le primat de sa gestion publique. Une exigence portée par une pétition déjà signée par 300 000 Italiens, qui vise à promouvoir une loi nationale sur l’eau d’initiative populaire.)

Marc Laimé : Les Etats-Unis ont soif de l’eau du Canada, Les carnets du diplo 18 avril 2007 (Confrontés à de graves risques de pénurie, découlant d’une surexploitation des ressources disponibles sur leur territoire, les USA tentent de convaincre le Canada et le Mexique de créer un partenariat stratégique pour instaurer une commercialisation massive de la ressource, à l’échelle du continent nord-américain.)

L'eau embouteillée représente 0,0017% de l'eau disponible (Nestlé) Les entreprises produisant de l'eau en bouteille ne prélèvent qu'une infime partie de l'eau disponible dans le monde, soit 0,0017%, a indiqué vendredi à Mexico Carlo Dunati, président de la division Eaux de Nestlé, qui couvre 17% de ce marché. Cette entreprise, ainsi que d'autres, ont été vivement critiquées jeudi par les participants du Forum international de la défense de l'eau, organisé en marge du 4e Forum mondial de l'eau à Mexico. La division d'eaux minérales de Nestlé est présente dans une centaine de pays, où elle contrôle quelque 500 sources et emploie 29.000 personnes. (AFP 18.03.06)

La troisième réserve souterraine d’eau douce du monde (1,2 million de km2) est la nappe du Guaraní. Celle-ci est partagée entre Brésil (70 %), Argentine (19 %), Paraguay (6 %) et Uruguay (5 %). Aucun accord n’a été conclu sur son exploitation. Depuis que l’eau est considérée comme une marchandise soumise aux règles de l’OMC, les tensions grandissent entre les copropriétaires du Guaraní, ainsi qu’avec les industriels – notamment nord-américains – qui désirent s’en emparer.

Marc Laimé : Main basse sur l’eau des villes, Le Monde diplomatique. mars 2005

Mark Clayton : Oubliez l’OPEP, voici les exportateurs d’eau potable, Courrier international - n° 742 - 20 janv. 2005 (Aqueducs gigantesques, supertankers, sacs géants ou simplement bouteilles en plastique, tout est bon pour exporter l’eau potable. L’or bleu sera au XXIe siècle ce que fut l’or noir au précédent. )

Uruguay : Jacques Secretan : Privatisations hors la loi en Uruguay, Le Monde diplomatique. décembre 2004 (Le 31 octobre, en élisant un président de gauche – M. Tabaré Vázquez, du Front élargi –, les Uruguayens n’ont pas seulement mis un terme à cent soixante-dix ans de partage du pouvoir entre le Parti colorado et le Parti national (ou blanco). Par voie référendaire, et avec une majorité de 64,5 %, ils ont également décidé d’inscrire dans la Constitution que l’eau appartenait au domaine public et qu’elle ne pourrait être privatisée.

Maude Barlow and Tony Clarke : The Struggle for Latin America's Water, North American Congress On Latin America - NACLA Report on Americas Vol. 38, No. 1 July/August 2004 ( Water privatization provokes a political backlash as Latin Americans take the global lead in demanding water democracy.)

China : Roger Bate : Use the Free Market to Solve China's Water Shortage, Wall Street Journal Asia, August 20, 2004

Argentina : Sebastian Hacher : Argentina Water Privatization Scheme Runs Dry, CorpWatch February 26, 2004

Deepa Fernandes : Mexico : Suez' World Water Wars, CorpWatchm September 9th, 2003 (The Skirmish at the WTO Over Privatization. As 146 trade ministers gather for the World Trade Organization summit, water privatization is on the radar screen of officials, activists and corporate executives alike. Privatizing municipal water services is a worldwide phenomenon in both developed and developing countries. However, community outcry against the practice is also on the rise.)

Sylvie Paquerot & Émilie Revil : Vers une zone de libre-échange des Amériques : Mise à l'encan de l'eau du Canada. Le Monde diplomatique, avril 2001 (Les ressources hydriques canadiennes sont un des enjeux, particulièrement symbolique, du projet de ZLEA. Ce qui devrait rester un bien commun à affecter de manière équitable est en passe, sous l’égide des transnationales, de devenir une marchandise cédée au plus offrant et au plus gaspilleur.)

The United States: A Water Glutton

Worldwatch Institute

* Indoor water use in U.S. homes is estimated to average 262 liters per capita a day. People living in the United Kingdom use only about 70 percent as much water as the most water-thrifty Americans do.

* The irrigation of U.S. lawns and landscapes daily claims an estimated 30 billion liters of water—a volume that would fill 14 billion six-packs of beer.

* With its high meat content, the average U.S. diet requires 5.4 cubic meters of water per person per day—twice as much as an equally (or more) nutritious vegetarian diet than from rice.

* The average U.S. household, by using 10,000 kWh of electricity per year, is also indirectly consuming an additional 83 cubic meters of water—a volume equivalent to nearly 14,000 flushes of an efficient toilet.

Foreign Policy. may 30, 2006

Situation: Out West, heavily subsidized farmers place huge demands on sources of freshwater, which have led to conflicts among neighboring states. The water rights to the Colorado River have been hotly contested between seven states, including California, Nevada, and Arizona. The two reservoirs that supply Arizona, Las Vegas, and Los Angeles, and Lake Powell and Lake Mead, are at 49 and 56 percent of capacity, respectively. Subsidized prices discourage efficiency. Farmers in California’s Central Valley alone receive an annual water subsidy of $416 million.

Implications: The government estimates that droughts cost the country between $6 and $8 billion a year. The West is growing fast—the country’s five fastest-growing cities are in Nevada and Arizona—but that growth is in danger of being stifled by water scarcity. Cutting water subsidies would probably put ranchers and farmers out of business throughout the Great Plains of the northern Midwest, West, and Southwest. Little surprise, then, that political leadership on this issue is largely absent in Washington

 

China : A Water Gluton

  Situation: China’s rapid urbanization is ratcheting up demand for water. Of the country’s 660 cities, more than 400 lack sufficient water supplies, and 110 suffer serious shortages. Vaclav Smil of Canada’s University of Manitoba estimates that when people move from the countryside to cities, they increase their personal water consumption at least fivefold. Irrigation demands are also rising, and rivers are thinning as a result. The Yellow River, the second-longest river in China, now struggles to reach the sea. To meet growing demand, underground aquifers are being depleted.

Implications: Regulating water has always been crucial to governing China. The Chinese word zhi means “to regulate water,” but it also means “to rule.” Freshwater scarcity may not only halt economic growth; it could lead to political turmoil. Wide-scale disaffection with the government’s water management could seriously destabilize the regime. And large dam projects may not be enough to save China from its water problem. Experts say China must improve crop selection, increase the price of water, and make usage more efficient. Foreign Policy. may 30, 2006

India : A Water Gluton

Situation: Monsoon rain clouds may roll in every June to September, but the country’s water reservoirs are poorly maintained, and floods—exacerbated by felled forests and overfarming—routinely destroy irrigation systems. As a result, more than 21 million farmers resort to desperate tactics, such as extracting groundwater to water their fields. An estimated one quarter of India’s crops are now being grown using underground aquifers, and the H2O is being pumped faster than it can be replenished.

Implications: Unless India changes the way it manages water, the World Bank reports that “India will have neither the cash to maintain and build new infrastructure, nor the water required for the economy and for people.” There is a great deal of bickering among the states that share water, and the tensions will only get worse. The country’s water-related problems will require better governance and infrastructure and broader use of rain harvesting in areas prone to drought.

Foreign Policy. may 30, 2006

 Campaign to Hold Coca-Cola Accountable in India

Amit Srivastava : Coca-Cola Destroys Indian Villages, Despite Warning by Coca-Cola Study, India Resource Center, March 9, 2009 (As the summer of 2009 approaches, the village of Kala Dera in north India is bracing itself for yet another season of acute water shortages - thanks largely to Coca-Cola.)

Amit Srivastava : Coca-Cola Destruye los Pueblos en India, A Pesar de las Advertencias Del Estudio de Coca Cola, India Resource Center, 9 de Marzo, 2009 ( Conforme se acerca el verano de 2009, la villa de Kala Dera en el norte de India comienza a temer una nueva estación de carestía de agua - en gran medida gracias a Coca-Cola.)

Amit Srivastava ; Coca-Cola Destrói Vilarejos Indianos, Apesar de Alerta Feito por Estudo da Própria Companhia, India Resource Center, 9 de Março, 2009 (Enquanto o verão 2009 se aproxima, o vilarejo de Kala Dera, no norte da Índia, está se preparando para mais um período de grave escassez de água, e isso graças principalmente à Coca-Cola.)

India Resource Center : Coca-Cola Crisis in India : Communities across India are under assault from Coca-Cola practices in the country. A pattern has emerged as a result of Coca-Cola's bottling operations in India.

 India Resource Center : Coca Cola : Destruyendo vidas, modos de vida y comunidades, ¡ Impensable, Intomable! (Lucha de base : Miles de personas a través de India están protestando las operaciones de Coca-Cola en India. Encabezado primordialmente por mujeres, adivasis (Pueblos Indígenas), Dalits (clases más bajas), trabajadores agricultores y campesinos, un movimiento masivo de base ha surgido en India para sostener responsable a Coca-Cola por sus crímenes en India e internacionalmente. La campaña está creciendo y ganando luchas extremadamente importantes en busca de la justicia.)

India Resource Center : Coca Cola: Destruindo vidas, meios de vida, meios de sobrevivência e comunidades, impossivel pensar, impossibel beber! (A luta da base :Milhares de pessoas em toda a Índia estão protestando contra as operações da Coca-Cola no país. Liderado principalmente pelas mulheres, pelas Adivasis (populações indígenas), pelas Daltis (castas mais baixas), por trabalhadores em agricultura e fazendeiros, um expressivo movimento de base surgiu na Índia para que a Coca-Cola seja responsabilizada pelos seus crimes no pais e internacionalmente. A campanha está crescendo e vencendo batalhas extremamente importantes na busca por justiça. )

Water : In the 1970s and 80s, bottled drinking water in India was unheard of. Now, everyone in the country, it seems, is drinking water from plastic bottles. At least that is how it seems at first glance. Bottled water, controlled by the likes of Nestle, Pepsi and Coca Cola, is mostly out of reach for most Indians, given its prohibitive prices. Most Indians carrying a plastic water bottle are reusing the empty, non-recyclable plastic for carrying tap water rather than consuming bottled water on a regular basis.

Nagraj Adve : Coke Lacks Fizz for Farmers in Mehdiganj, India Resource Center, October 23, 2004 (This is where Huien Tsang traveled and Adi Shankara taught. A region of such hallowed antiquity near the Ganga, a river considered so sacred that most people here --however secular or laconic-- add the respectful "ji". In a region such as this, a Coca-Cola plant is busy lowering the tone. And the water. )

Nagraj Adve : Rising Struggles, Falling Water, India Resource Center, September 24, 2004 (Anti-Coca-Cola Agitation Picks up in Kaladera, Rajasthan. It's a classic David versus Goliath story. Villagers facing diminishing livelihoods agitating against one of the largest soft-drink and bottled water companies in the world: Coca-Cola. Fortunately there are many Davids. )

 Surendranath C : Coke vs People: The Heat is On in Plachimada, India Resource Center, April 14, 2004 (With the mercury soaring high and all drinking water sources drying up fast in this harsh summer, the people's fight against Coca-Cola's water-guzzling plant at Plachimada village in Palakkad district, Kerala state, has turned more direct. This, despite Hindustan Coca-Cola Beverages Ltd (HCBL) suspending operations at the plant following a government order issued on February 21 to stop drawing ground water from the plant premises till June 15 when the monsoon rains are due. )

Aflatoon, Coke in Varanasi: Facing Local Ire, Corpwatch India Resource Center, July 10, 2003

Surendranath C, Coca-Cola: Continuing the Battle in Kerala, Corpwatch India Resource Center, July 10, 2003

Amit Srivastava Communities Reject Coca-Cola in India, Corpwatch India Resource Center, July 10, 2003

Nityanand Jayaraman : No Water? Drink Coke!, CorpWatch India, May 28, 2002

L'irrigation

Israel achète de l'eau à la Turquie : Après plus de quatre ans de négociations, Israel a signé, début mars, un accord de principe pour importer de l'eau de Turquie. Israel importera 50 millions de mètres cubes d'eau tous les ans, pendant 20 ans - soit un total de un milliard de mètres cubes. Cela correspond à environ 3% de la consommation d'eau potable du pays. Selon les responsables israeliens, cette eau ne devrait pas ëtre disponible avant deux ans. Le ministère des Finances estime que le prix de la production de l'eau en Turquie sera de 13 a 18 cents par mètre cube et que le transport ajoutera une dépense de 70 a 80 cents par metre cube. Ainsi le cout final de l'eau devrait atteindre 1 dollar par mètre cube d'eau. Cela représente deux fois le prix estimé du dessalement de l'eau dans l'usine qui est en construction sur la cote israelienne. Ha'aretz, 05/03/2004 - Photo : Irrigation de plantations de tomates dans le désert du Neguev

Asie centrale : Des négociations portent sur le contrôle des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria. Tadjikistan et Kirghizistan, en amont et possesseurs des sources, pompent pour la culture intensive du coton, au détriment du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. Mais ces derniers, riches en énergies fossiles (gaz, pétrole), font pression pour un débit minimal. La construction de deux grands barrages par le Tadjikistan ravive les tensions.

Asie du Sud-Est: Des projets de barrages hydroélectriques en Chine – où le Mékong prend sa source – et au Laos sont peu appréciés en aval. Au Vietnam, la réduction du débit menacerait l’irrigation du riz dans le delta. Au Cambodge, le lac Tonle Sap s’appauvrirait car il est régénéré par les crues et décrues du fleuve. La Thaïlande redoute des problèmes d’irrigation du plateau du Korat, pauvre et aride, où le pays souhaite développer son agriculture. Mais le Laos et la Chine ont misé sur l’eau pour assurer leur développement économique et énergétique. Une commission est mandatée pour désamorcer la situation.

États-Unis : Jean-Paul Dubois : Etats-Unis - Canada : la guerre de l’or bleu. Le Nouvel Observateur, 24 octobre 2002 (Depuis toujours, les Etats-Unis ont pompé sans mesure pour abreuver agriculture, industrie, pelouses, piscines et des golfs qui poussent au milieu du désert. Aujourd’hui chez eux l’eau se fait rare. Mais pas question d’économiser leurs précieuses réserves: ils préfèrent convoiter celles de leur voisin du Nord.)

FAO : l'agriculture devra produire plus avec moins d'eau, communiqué du 22 mars 2002

Afrique du sud : Une flore assoiffée. Le pays a déclaré la guerre aux espèces étrangères, qui consomment trop d'eau. Préservons notre eau pour nos plantes!» En 1995, le ministère sud-africain des Eaux et Forêts a forgé ce slogan pour sa croisade contre les arbres étrangers, trop gourmands en eau. C'est la première fois qu'un pays lance ce genre de politique d'éradication des végétaux d'origine étrangère pour ménager ses ressources en eau. L'Afrique du Sud, une des sept zones botaniques les plus riches de la planète, possède une flore exceptionnelle, qui prospère sur les terrains secs. Pourtant, les colonisateurs blancs, hollandais et britanniques, ont planté des espèces venues d'ailleurs, souvent pour le bois, parfois pour la décoration des jardins et des parcs publics. Seulement, les conifères européens, les eucalyptus australiens ou les lauriers-roses venus du pourtour de la Méditerranée sont habitués à des climats plus humides. Ils sont accusés de boire deux ou trois fois plus que les plantes d'origine sud-africaine. Certaines plantes, comme la redoutable jacinthe d'eau, constituent de véritables envahisseurs biologiques. Une liste de 198 espèces à supprimer a été établie par les pouvoirs publics. Dans le cadre du programme Working for Water (Travailler pour l'eau), une armada de casseurs d'étrangers, les alienbusters, ont déjà nettoyé 200 000 hectares. Il reste près de 10 millions d'hectares à traiter. La démarche a été critiquée pour ses relents xénophobes. Elle est, pour l'instant, surtout pédagogique. Il s'agit de démontrer que l'eau est un bien si précieux que les plantes aussi doivent en faire l'économie. Françoise Monier : L'Express du 14/02/2002

Onéreuse irrigation. Les investissements sont énormes, les résultats, pas toujours payants. Les cultures irriguées consomment dix fois plus d'eau que les autres. Un chiffre qui fait réfléchir les gestionnaires, dans un continent qui manque de moyens pour mobiliser cette ressource. Car l'irrigation coûte cher avant de rapporter gros. Il faut des barrages, des canaux et des pompes - donc de l'électricité - pour mener les eaux où l'on souhaite amender les terres. Les investissements sont donc énormes. Le barrage d'Assouan, construit sur le Nil de 1959 à 1964, pour produire de l'énergie hydroélectrique, mais également pour arroser les champs égyptiens, a coûté 4 milliards de dollars. Pour le payer, Nasser mit en concurrence les deux puissances mondiales de l'époque, l'Union soviétique et l'Amérique. Ce sont les Russes qui en payèrent près de la moitié, pour des raisons plus politiques qu'agronomiques. Et ce fabuleux monument élevé à la technologie est toujours contesté. Les bénéfices sont-ils à la hauteur de la mise? Tous les barrages africains n'ont pas suscité de tels psychodrames. Mais, chaque fois, ils déclenchent des débats intenses. Car, en plus du béton, il faut surtout une organisation du type aménagement du territoire. «Améliorez la productivité de chaque goutte d'eau», recommande la Commission mondiale des barrages, «accordez plus d'attention à la gestion qu'à la hauteur de la digue de retenue». Car, faute d'entretien, les sédiments remplissent le réservoir bien plus vite que prévu. Dans la région sahélienne, certains ne vivent pas plus de vingt ans. Ailleurs, l'accumulation de débris provoque une prolifération d'algues qui asphyxient l'ouvrage Françoise Monier, L'Express du 14/02/2002

Françoise Monier : L'Express du 14/02/2002 Quelles solutions pour l'Afrique? (L'Europe et l'Amérique du Nord ont développé à plus de 60% leur potentiel hydraulique, tandis que l'Afrique l'a fait à moins de 5%. )

Espagne : Gérard Dupuy : La guerre de l'eau en Espagne. Libération 30 avril 2001 Un plan hydrographique fait hurler Aragonais et Catalans. Dériver un peu des eaux de l'Ebre, au Nord, pour irriguer le Sud. A peine énoncé, le projet du gouvernement Aznar a ouvert les vannes de la discorde: manifestations locales et à Madrid...

Documentation FAO : L'irrigation

  • En 1999, 42 pour cent des terres arables en Asie étaient irriguées, 31 pour cent au Proche-Orient et en Afrique du Nord, 14 pour cent en Amérique latine et aux Caraïbes mais seulement 4 pour cent en Afrique subsaharienne.
  • L'irrigation permet d'accroître les rendements de la majorité des cultures de 100 à 400 pour cent. Au cours des 30 prochaines années, l'accroissement de la production céréalière sera dû pour 70 pour cent à l'irrigation.
  • Au Pakistan, 80 pour cent de la nourriture est produite sur des terres irriguées, en Chine 70 pour cent, en Inde et en Indonésie plus de 50 pour cent, tandis qu'au Ghana, au Malawi et au Mozambique, ce chiffre tombe à moins de 2 pour cent.
  • Dans le monde entier, 70 pour cent de l'eau est utilisée par l'agriculture; dans de nombreux pays en développement, ce chiffre atteint 85 à 95 pour cent.
  • Le FAO estime que les terres irriguées dans les pays en développement augmenteront de 27 pour cent entre 1996 et 2030, mais que la quantité d'eau utilisée par l'agriculture n'augmentera que de 12 pour cent, grâce à l'amélioration des techniques d'irrigation.

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