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Échecs et faillites -
Faillures and Bankruptcies - Fracassos y quiebras


© Gérard Verna. Pour tous commentaires ou suggestions, Cliquez ici
Dernière mise à jour
: 2010.03.13 (Québec)

 

 
Définitions

Qu'est-ce que la faillite ? Une entreprise peut se retrouver en état de faillite quand elle n'est plus en mesure d'honorer ses engagements financiers. Si elle ne rembourse pas sa dette conformément à son échéancier, la loi confère aux titulaires de créances certains droits pour en obtenir le paiement, y compris celui de saisir les actifs de l'entreprise. En conséquence, dès que l'organisation n'est plus capable d'honorer ses dettes, les créanciers deviennent propriétaires de fait de l'entreprise.

La faillite de l'entreprise accompagne son insolvabilité. La liquidation permet alors aux créanciers de se payer, dans un cadre réglementaire bien précis. Le pharaon avait fait des rêves étranges sur le bétail et le blé, raconte la Bible. Joseph, chargé de les interpréter, le mit alors en garde : sept années de vaches grasses, ou bonnes années, seraient suivies par sept années de vaches maigres, ou mauvaises années. La morale de l'histoire, toujours d'actualité, est qu'il est sage d'économiser dans les bonnes années pour pouvoir survivre pendant les mauvaises. Malheureusement, beaucoup de chefs d'entreprise n'ont pas les moyens, ni souvent la clairvoyance, pour prévoir des réserves pour les périodes de vaches maigres. (Les Échos)

Une défaillance d’entreprise correspond à l’ouverture d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire (sans redressement préalable) par un jugement du tribunal de commerce ou du tribunal de grande instance à l'encontre d'une entreprise suite à une cessation de paiements. Le but de la procédure de redressement judiciaire est, dans la mesure du possible, de sauver l'entreprise. Cependant, 90% des procédures aboutissent à la liquidation de l'entreprise.

Il ne faut pas confondre la notion de défaillance avec la notion de cessation (arrêt total de l’activité économique de l’entreprise). Les liquidations qui font suite à une défaillance ne représentent qu’une partie (entre 10% et 20%), variable avec le temps et le secteur d’activité, de l’ensemble des cessations d’entreprises. En effet, la majorité des cessations fait suite à un arrêt d'activité avec ou sans reprise par un tiers pour différentes raisons : départ à la retraite, problèmes personnels, décès, difficultés économiques sans dépôt de bilan, etc. (Informations Rapides INSEE, 30 août 2006 )

Monde - World - Mundo

Marc Vignaud - Ces patrons balayés par la crise des subprimes, 30/10/2008 Le Point.fr (Ils sont tous tombés dans l'engrenage du subprime, croyant pouvoir s'enrichir sans courir de risque. Ils ont tous joué avec des "crédits pourris", persuadés de pouvoir en retirer un profit maximum... et ils ont perdu. L'éclatement de la bulle des crédits immobiliers américains leur a coupé les ailes. Lepoint.fr vous propose un tour d'horizon de ces grands patrons poussés vers la sortie... mais pas toujours les poches vides.)

 

Amérique du Nord - North America - America del norte

Canada

Industrie Canada : Glossaire des termes employés en insolvabilité

Bureau du surintendant des faillites - Office of the Superintendent of Bankruptcy

Québec : faillite et insolvabilité

États-Unis - USA

Faillite de Lehman Bros : mises en cause Un expert chargé par la justice américaine d'étudier les causes de l'effondrement de la banque d'affaires Lehman Brothers en septembre 2008 a mis en cause son PDG Richard Fuld, ainsi que trois directeurs financiers, un cabinet d'audit et deux banques. Dans son rapport de 2.200 pages mis en ligne par la justice, l'expert Anton Valukas, président du cabinet juridique Jenner & Block, explique que Lehman a été victime d'une série de mauvaises décisions, qui peuvent difficilement donner lieu à des poursuites. S'il n'y a pas eu de malversation généralisée, des manœuvres comptables ont précédé la chute de la banque Lehman Brothers en septembre 2008, qui était sans doute déjà insolvable deux semaines avant sa faillite, a conclu l'expert. Le monde, 2010-03-12

Eliane Patriarca : Crise des subprimes: les PDG des grandes banques valsent, Libération 5 novembre 2007 (Le PDG de la première banque mondiale, Citigroup, a dû démissionner hier.)

Le PDG de Merrill Lynch pourrait démissionner : Le PDG de la banque d'affaires Merrill Lynch, Stanley O'Neal, a décidé de démissionner à la suite des déboires financiers de la banque, affirme le Wall Street Journal (WSJ). Le conseil d'administration de Merrill Lynch était parvenu samedi 27 octobre à la conclusion que M. O'Neal devait partir. La semaine dernière, Merrill Lynch a annoncé une perte trimestrielle de 2,24 mds de $ et des dépréciations d'actifs de quelque 8 mds de $, alors que dix-neuf jours plus tôt, elle avait estimé ces dépréciations à 4,5 mds. Selon la presse, en quittant son poste M. O'Neal touchera au moins 159 millions de $, dont 30 millions en indemnités de retraites et 129 millions en stock-options. Toujours selon le WSJ, le conseil compte mener une large recherche à la fois en interne et à l'extérieur de la firme pour choisir son remplaçant. Le Monde, 29 octobre 2007

La faillIte du fonds LTCM Des faillites se produisent sur tous les marchés et les fonds spéculatifs ne sont pas à l'abri. L'exemple le plus connu est celui de Long-Term Capital Management (LTCM), un fonds spéculatif réputé qui perdit la totalité de ses fonds propres à l'automne 1998. Une soudaine poussée de volatilité du marché pendant l'été 1998 gonfla très rapidement les pertes de LTCM et l'obligea à déposer son bilan. Outre le caractère imprudent de certaines stratégies, la faillite de LTCM avait deux raisons principales: les systèmes de gestion des risques du fonds et de ses banques étaient déficients; LTCM détenait sur certains actifs des positions excessives au regard de l'importance du marché de ces actifs. Quand la tendance des prix lui devint défavorable, il ne put liquider assez vite ses avoirs. Les ventes précipitées faites pour ajuster le portefeuille gonflèrent les pertes. Compte tenu du montant élevé des positions du fonds et des liens avec de nombreuses autres institutions financières, les difficultés de LTCM pourraient créer un risque systémique, ce qui amena les autorités à intervenir. Après un examen approfondi de l'activité des fonds spéculatifs, motivé par cette faillite, les sociétés qui travaillent avec eux surveillent de plus près la gestion du risque de contrepartie. En outre, les institutions responsables de la réglementation financière ont partout renforcé la supervision des fonds spéculatifs. Plus important peut-être : la profession elle-même a repensé sa gestion, et les fonds les plus puissants ont fixé les principes directeurs des meilleures pratiques. Un suivi au moyen d'évaluations, comme celle qui fut effectuée en 2002 par le Forum de stabilité financière, montre que la discipline de gestion des risques est plus rigoureuse et que l'on utilise moins l'effet de levier. (Finance et développement aout 2006)

ENRON - JP Morgan Chase, deuxième banque des Etats-Unis, a accepté de payer 2,2 mds de dollars pour solder des poursuites intentées collectivement par les porteurs d'obligations Enron qui s'estimaient lésés par la faillite du courtier en énergie en 2001. Dans la même affaire, la banque Citigroup a annoncé le versement de 2 mds de $. Une dizaine d'autres banques - dont Merrill Lynch, Credit Suisse First Boston, Goldman Sachs, la Deutsche Bank ou Barclays - sont soupçonnées soit de transactions frauduleuses avec Enron, soit d'avoir trompé les investisseurs lors du placement des obligations du groupe texan. En mars, JP Morgan Chase avait accepté de payer 2 mds de $ à des porteurs de titres WorldCom, l'autre grand scandale financier récent aux Etats-Unis. Le Monde lettre la 12:15 - 15 juin 2005:

US Airways une nouvelle fois en faillite - L'échec des négociations, portant sur la baisse de rémunération des pilotes, contraint à nouveau la compagnie aérienne à se placer sous la protection de la loi sur les faillites, qu'elle avait quittée une première fois en mars 2003. Cette décision lui permet de surseoir à ses engagements financiers, notamment à un versement de 110 millions de $ qui était prévu mercredi. US Airways, la 7e compagnie aérienne américaine, qui a déjà obtenu une caution du gouvernement sur 900 millions de $ de prêt, apparaît en situation délicate pour trouver de nouveaux financements. Son cas n'est pas isolé dans le transport aérien US. Delta Airlines et United Airlines ont également engagé de vastes restructurations pour faire face à leurs difficultés. (Le Monde.fr 2004-09-13)

The Economist : Bankruptcy in America : The firms that can't stop falling. Chapter 11 of America's bankruptcy code may not be working quite as advertised. Sep 5th 2002

Eric Leser : La chute de la maison Merril Lynch Le Monde 02.10.02

The Economist : Chief executives :The curse of charisma. Superstardom is good for bosses but bad for companies. Sep 5th 2002

Dépôt de bilan d'US Airways, sixième compagnie aérienne américaine. Après la crise consécutive aux attentats du 11 septembre, l'entreprise, 6eme aux Etats-Unis, va se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites, ce qui lui permettrait de poursuivre sa restructuration et maintenir ses vols. US Airways, dont le siège social se trouve à Arlington (Virginie), emploie 35.000 personnes. Son processus de dépôt de bilan devrait être achevé au 1er trimestre 2003. (12 août 2002 )

Nick Beams : La faillite d'Enron et la crise du système de profit WSWS 29 janvier 2002

Édouard Launet : 88 satellites dans le couloir de la mort, Libération 22 mars 2000 (En faillite, Iridium doit «désorbiter» ses relais téléphoniques.)

Iridium : Comment une mauvaise étude de l'environnement, de l'évolution technologique et de la concurrence a entrainé la plus grande faillite industrielle de l'histoire, Libération, 22 mars 2000

Mike Perry : Lining-Up At The Border: Renewing The Call For A Canada-U.S. Insolvency Convention In The 21st Century, Duke Journal Of Comparative & International Law, Vol 10 p.469

American Bankruptcy Institute

Bankruptcy Lawfinder

BankruptcyData.com

Legal Information Institut - Cornell University : bankruptcy: an overview

 

Amérique centrale et du sud - Central and South America- America central y del sur

Brésil

François Bostnavaron : Varig tente de se relancer, après avoir frôlé la faillite Le Monde 17.08.06 (Vendue aux enchères il y a moins d'un mois pour 24 millions de dollars (18,8 millions d'euros) à VarigLog, un groupe contrôlé par des investisseurs brésiliens et américains (Le Monde du 22 juillet), la compagnie aérienne brésilienne Varig cherche un second souffle. Le temps presse, en effet, pour le transporteur brésilien et les mesures prises ces dernières semaines pour assurer la survie de la compagnie sont à l'aune des difficultés rencontrées par les repreneurs. )

 

Asie - Asia - Asia

Corée du Sud

6 ans : C'est la durée de la cavale à laquelle a mis fin Kim Woo-choong, fondateur de l'empire sud-coréen Daewoo. Il s'est livré ce matin à la justice de son pays qui veut l'entendre sur la faillite retentissante de son empire en 1999.
Le Monde - lettre check-list - Mardi 14 juin 2005

Anne-Louise Couvelaire : Daewoo : l'automne du patriarche, Nouvel Observateur - N°1820 du 23 septembre 1999 (Chairman Kim » était le plus célèbre des magnats coréens. En trente ans, Kim Woo-choong avait bâti Daewoo, le « grand univers », une multinationale de 270 000 employés. Mais son groupe surendetté, balayé par la crise va être démantelé. Portrait d’un empereur déchu)

Hong-Kong

Valérie Brunschwig : Du baume du Tigre au "Hongkong Standard", l'histoire d'une dynastie qui s'éteint Le Monde, 4 avril 1999

Inde

Le patron du géant indien de l'informatique, Satyam, a été placé en détention - Faiblesse des contrôles de PriceWaterhouseCooper (PWC),: Le patron du quatrième groupe indien de logiciels et de services informatiques, Satyam, au centre d'un vaste scandale de fraude comptable, a été placé en détention et devait être présenté, samedi 10 janvier, à la justice. B. Ramalinga Raju et son frère Rama Raju - ancien dirigeant de Satyam - se sont livrés à la police vendredi soir. Le cours de Bourse de Satyam a terminé vendredi à Bombay en repli de 87 % par rapport à son cours du 7 janvier, jour de la découverte de la fraude. Ramalinga Raju a reconnu une fraude comptable de près d'1 milliard de dollars (745 millions d'euros). La survie de la société est menacée. Le directeur général par intérim, Ram Mynampati, a déclaré jeudi, ne pas disposer d'une trésorerie suffisante pour payer les salaires de janvier, l'obligeant à recourir à des emprunts. Il n'aura pas le temps de lever l'argent dans la mesure où, samedi, le ministre indien de l'économie a dissous le conseil d'administration. Ce groupe - ironie du sort, Satyam signifie "vérité" en hindi - était perçu comme un géant indien de l'informatique jusqu'à ce son président révèle, dans une lettre adressée aux autorités boursières, la fraude dont il est responsable. Satyam compte parmi ses clients 185 des 500 plus grandes entreprises du monde, travaille dans 66 pays, et emploie 53 000 salariés.

La fraude a consisté à gonfler artificiellement la trésorerie de 800 millions de dollars. Cette irrégularité est passée inaperçue pendant huit ans. Or, il suffisait que le cabinet d'audit, PriceWaterhouseCooper (PWC), vérifie les relevés bancaires pour la déceler. Le président de Satyam a aussi admis que la marge opérationnelle ne dépassait pas les 3 % (contre 24 % annoncés, moyenne du secteur). Fin 2008, il a tenté d'acquérir deux firmes de construction appartenant à sa famille, pour 1,3 milliard d'euros, afin de transformer les actifs fictifs de sa société en actifs réels. Le cours de Bourse de la société s'est alors effondré et Ramalinga Raju a dû renoncer. La fraude, qui a démarré en 2001, permettait de valoriser les actions du groupe. Pendant ce temps, la part de la famille fondatrice dans l'actionnariat est passée de 25,6 % à 8,76 %.. PWC, qui risque de voir ses activités suspendues en Inde, estime que "les normes d'audit ont été appliquées". Une équipe d'enquêteurs du SEBI, le gendarme de la Bourse indienne, et du registre national des sociétés a saisi, le 8 janvier, des documents comptables de la société à son siège situé à Hyderabad. Le même jour, deux cabinets d'avocats représentant les intérêts d'investisseurs américains ont déposé plainte contre Satyam, aussi cotée à la Bourse de New York. Alors que les entreprises indiennes s'internationalisent, ce scandale révèle la faiblesse des procédures de contrôle de la part des autorités boursières locales. Julien Bouissou Le Monde du 11.01.09

Japon

Japan Airlines bientôt en dépôt de bilan ? L'organisme chargé de superviser sa restructuration envisage ce moyen pour protéger la première compagnie asiatique de ses créanciers. L'organisme semi-public chargé de superviser son redressement envisage cette possibilité pour protéger la première compagnie aérienne japonaise contre ses créanciers, affirme le quotidien économique Nikkei dans son édition du lundi 28 décembre. L'ETIC, l'organisme de redressement d'entreprises qui veille sur JAL depuis octobre dernier estime qu'un dépôt de bilan donnerait à la compagnie le temps de mettre de l'ordre dans ses finances. Cette possibilité avait déjà été évoquée à la mi-novembre par le ministre japonais des Transports, Seiji Maehara, qui a toutefois exclu pour le moment une liquidation pure et simple de la première compagnie aérienne d'Asie. Challenges, 28.12.2009

Mark Magnier, avec Takashi Yokota : Japon : Ruiné ? Disparaissez de la circulation. "Los Angeles Times"(extraits), Los Angeles in courrier international, 24.01.2003

 

Europe - Europe - Europa

Nicolas Cori, Une bonne année pour tous les riches de la planète ! Blog Les cordons de la Bourse - Libération. 07/01/2009

Démission des deux dirigeants de Dexia : "Tirant les conclusions de la crise financière actuelle et de son impact sur le groupe Dexia", les deux dirigeants de la banque franco-belge, Pierre Richard, président du conseil d'administration, et Axel Miller, administrateur délégué et président du comité de direction, ont démissionné mardi de leurs fonctions, a annoncé le groupe dans un communiqué. (AFP, Reuters) LE MONDE.FR : 30 septembre 2008

European Convention on Certain International Aspects of Bankruptcy -

Convention européenne sur certains aspects internationaux de la faillite

Allemagne

Odile Benyahia-Kouider : IG Farben, fin d'une page noire de l'Allemagne, Libération 12 novembre 2003 (Le groupe chimique, producteur du gaz mortel utilisé dans les camps nazis, a été placé en liquidation judiciaire. )

France

Marie-Pierre Gröndahl : Le suicide pour l’honneur de Thierry de La Villehuchet, 05 Janvier 2009 (Paris Match a enquêté sur le banquier français qui avait entraîné ses amis dans la ruine en leur faisant acheter des fonds de l’escroc Madoff.)

Vivendi : Grandeur et décadence par Gaëlle Grognet Ann Laberge Philip O'Shaughnessy Romain Paillat Nicolas Mabboux, étudiants du MBA en gestion internationale, Université Laval. hiver 2003

Le Sénat a adopté le projet de réforme qui crée une "procédure de sauvegarde" des entreprises pour éviter leur liquidation. (Le Monde - lettre la 12:15 - Vendredi 01 juillet 2005)

Stéphanie Platat et Frédéric Pons : Tati : Dernière solderie pour la famille Ouaki Libération 06 août 2004 (Fabio Lucci reprend la célèbre enseigne de vêtements pas chers. Fabien, le fils, signe ainsi la fin d'une entreprise lancée avec succès par le père, Jules, en 1948. )

Colette Neuville : «Les patrons ne sont pas assez contrôlés !» Pour la pasionaria des petits actionnaires, les patrons français, de plus en plus puissants, n’ont pas de réels contre-pouvoirs. Parce que les administrateurs ne sont pas assez exigeants, et parce que les actionnaires votent rarement. Nouvel Observateur N° 1957 (9/5/2002)

Italie

Emilio Marrese : L'Italie illustre jusqu'à l'extrême la grave crise du football européen, Le Monde 22.05.04 (Déficits chroniques, endettement vertigineux, pertes multipliées par sept en huit ans, faillites, corruption, trafic d'influence, dopage  : les "affaires" se multiplient dans les clubs de la ligue professionnelle italienne. A un moindre degré, l'ensemble du foot en Europe est malade)

Marie-Noëlle Terrisse : Après la faillite, les contours du nouveau Parmalat se précisent, Le Monde 23.07.04 (Le ministre de l'industrie italien a approuvé, mardi 20 juillet, le plan présenté par l'administrateur désigné par le gouvernement pour gérer le groupe asphyxié par 13 milliards de dettes. Il se recentrera sur les produits laitiers et les jus de fruits et cédera certaines activités à l'étranger. )

United Kigdom - Royaume-Uni

Bankruptcy Insolvency Liquidation UK

 

Les faillites d'États - States Bankruptcy - Quiebras de Estados

Centrafrique

Jean-Pierre Tuquoi : Un Etat ruiné en Afrique, Le Monde 28.02.06 (Chaque matin, dans le modeste bureau du ministre des finances de la Centrafrique, la même scène se répète. Le ministre, Théodore Dabanga, et son directeur du Trésor font les comptes de la maison Centrafrique. Ce sont des comptes de boutiquier : colonne de gauche, les chèques encaissés la veille par l'administration ; colonne de droite, les dépenses prévisibles de la journée.)

Mélanésie

Jean-Michel Demetz : Pacifique: la faillite des micro-Etats. L'Express du 31/07/2003 (Faillite économique et politique, luttes de clans meurtrières, corruption: les micro-Etats de la région inquiètent le grand voisin australien. Canberra envoie ses troupes dans les îles Salomon)

Nauru

Florence Decamp : Nauru, l'île flambeuse sur la paille, Libération 07 août 2004 (Le petit Etat du Pacifique, qui fut l'un des plus riches du monde grâce au phosphate, a fait faillite.)

Bruno Birolli, l'ile au tresor perdu, Le Nouvel Observateur, août 2000

Nauru, faillite dans le Pacifique : Dans les années 1980, Nauru, le plus petit Etat du monde, fut aussi, brièvement, le plus riche par tête habitant. Il en est, aujourd'hui, le plus mal en point : sa seule ressource - les phosphates - s'épuise alors que son sol est devenu, "à près de 90 %, un désert lunaire", au point que l'exil de ses 8 000 habitants, déjà refoulés vers une étroite bande côtière, est envisagé. "Nauru cesserait alors "volontairement" d'exister et deviendrait le premier "Etat en faillite" absolue du monde", écrit le rapport de Global Witness. C'est le fruit de cent ans d'exploitation minière "cannibale" par les Allemands, les Britanniques puis, en 1968, par un gouvernement indépendant qui a investi ses avoirs - 1,4 milliard de dollars en 1991 - sans aucun contrôle. Les caisses de l'Etat, vidées, ne furent pas renflouées par les "ressources annexes" : le paradis offshore offert, sans aucune obligation légale, à l'argent gris ; les camps, sous barbelés, pour réfugiés afghans et irakiens dont l'Australie ne veut pas ; ou la vente de passeports. Les habitants, eux, moins nombreux que les voitures importées, souffrent d'obésité et sont à 50 % diabétiques.

Tonga :  

Le bouffon qui voulait être roi : Un trésor caché dans une île du Pacifique sud, amassé via un trafic illégal de passeports organisé par le souverain du royaume, son bouffon et deux ministres avec, au final, un butin de 20 millions d'euros qui s'évapore... Cela pourrait être le scénario d'un bon polar, c'est celui d'une histoire vraie. Celle qui secoue le royaume de Tonga depuis vingt ans et qui vient de connaître son épilogue. Flash-back : entre 1982 et 1991, le gouvernement tonguien, sous contrôle du roi Taufaahau Tupou IV, vend près de 5 000 passeports (plusieurs milliers d'euros l'unité !) à des habitants peu scrupuleux de Hongkong, ainsi qu'au dictateur philippin en exil Ferdinand Marcos et à sa femme, Imelda. Conformément à la volonté du souverain, le butin est placé sur un compte de la Bank of America de San Francisco. Sur place, Jesse Bogdonoff, un homme d'affaires américain, est chargé par le roi de faire fructifier le bas de laine destiné officiellement à alimenter un fond d'aides à la population. Habile gestionnaire, Bogdonoff est également un grand blagueur, un insolent qui plaît au roi de 82 ans : après moult plaisanteries, il est proclamé "bouffon du roi" par décret royal ! Taufaahau Tupou IV ne rira pas longtemps. Car, à force de jongler avec les dollars, le bouffon se voit roi et transfère le magot dans diverses sociétés américaines, dont la sienne, Wellness Technologies. Les années passent, les sociétés font banqueroute et l'argent part en fumée. Soit 40 % du budget annuel du royaume ! L'énorme scandale force le chef du gouvernement et le ministre des finances à rendre leurs portefeuilles, et jette le discrédit sur la famille royale. Membre de la commission parlementaire chargée d'enquêter sur cette affaire, le député Fuko révèle qu'une partie du butin aurait même été investie dans une start-up créée… par le prince Tupuotoa, le propre fils du roi. Désireux de solder les comptes, le nouveau gouvernement du royaume saisit la justice américaine en juin 2002 : trois personnes et six sociétés sont poursuivies pour défaut de paiements, fraude, conspiration et trafic d'influence. En première ligne, le bouffon joue le clown blanc et plaide sa bonne foi. Le magot disparu ? De mauvais placements, la faute à pas de chance. "Dans cette affaire compliquée, les intérêts en jeu sont très différents. Or, chaque partie ne regarde que de son côté. Le fait est que mon client n'a jamais eu l'intention de frauder ni de conspirer contre qui que ce soit", a affirmé au San Francisco Mercury News Patrick Richardson, son avocat. Malgré ce casse-tête judiciaire, l'histoire devrait pourtant toucher à sa fin : afin d'éviter toute poursuite à leur client, les avocats de l'ex-bouffon du roi ont affirmé fin février qu'il acceptait de restituer l'argent qui lui restait. Soit un petit million de dollars (845 000 euros). Les 110 000 Tonguiens risquent de ne pas apprécier la dernière blague de leur bouffon. Benoît Merlin, Le Monde, 22.04.04

Vanuatu  

Le Vanuatu à la dérive: Miné par la corruption, l'archipel mélanésien n'a plus ni président ni Parlement. Chaos sous les cocotiers. Vingt-quatre ans après une indépendance bâclée, l'ancien condominium franco-britannique du Vanuatu, bateau ivre livré à la corruption, est devenu un objet de dérision. Dernier coup de théâtre, l'invalidation de l'élection du président de la République, Alfred Maseng Nalo, en avril dernier: on a découvert, après coup, que l'individu avait un casier judiciaire pour malversations au détriment d'un gros producteur local de cacao. Comment cette vérification élémentaire avait-elle échappé au contrôle préalable prévu par la loi? Grâce à quelles complicités au plus haut niveau dans la police et la justice? Personne ne le sait encore. Sous le choc du scandale, la majorité parlementaire a explosé et le gouvernement sortant a préféré voir le Parlement dissous plutôt que de céder le pouvoir à des députés de la majorité ayant changé de bord. Laquelle proteste contre le coût de ces élections anticipées dans un Etat au bord de la faillite. Le prédécesseur de Nalo à la présidence de la République, John Bani, avait surpris en accordant, l'an dernier, à l'ancien Premier ministre Barak Sope, condamné à trois ans de prison pour faux en écriture, la grâce présidentielle. Officiellement, pour raisons médicales. Ce qui n'a pas empêché Sope, à peine sorti de sa cellule, de se représenter et d'être élu au Parlement... Jean-Michel Demetz, L'Express du 24/05/2004