|
Environnement
hostile -
Hostile environment -
Entorno
hostil
Plan
du site
-
Site Map
- Mapa del sitio
Rubrique
Sous-rubrique

|
|
Échecs et faillites
-
Faillures and Bankruptcies
-
Fracassos y quiebras
©
Gérard Verna. Pour tous commentaires ou suggestions,
Cliquez
ici
Dernière mise à
jour
:
2010.03.13
(Québec)
|
Définitions
Qu'est-ce
que la faillite ? Une entreprise peut se
retrouver en état de faillite quand elle
n'est plus en mesure d'honorer ses engagements
financiers. Si elle ne rembourse pas sa dette
conformément à son
échéancier, la loi confère aux
titulaires de créances certains droits pour
en obtenir le paiement, y compris celui de saisir
les actifs de l'entreprise. En conséquence,
dès que l'organisation n'est plus capable
d'honorer ses dettes, les créanciers
deviennent propriétaires de fait de
l'entreprise.
La
faillite de l'entreprise accompagne son
insolvabilité. La liquidation permet alors
aux créanciers de se payer, dans un cadre
réglementaire bien précis. Le pharaon
avait fait des rêves étranges sur le
bétail et le blé, raconte la Bible.
Joseph, chargé de les interpréter, le
mit alors en garde : sept années de vaches
grasses, ou bonnes années, seraient suivies
par sept années de vaches maigres, ou
mauvaises années. La morale de l'histoire,
toujours d'actualité, est qu'il est sage
d'économiser dans les bonnes années
pour pouvoir survivre pendant les mauvaises.
Malheureusement, beaucoup de chefs d'entreprise
n'ont pas les moyens, ni souvent la clairvoyance,
pour prévoir des réserves pour les
périodes de vaches maigres. (Les
Échos)
Une
défaillance dentreprise correspond
à louverture dune
procédure de redressement ou de liquidation
judiciaire (sans redressement préalable) par
un jugement du tribunal de commerce ou du tribunal
de grande instance à l'encontre d'une
entreprise suite à une cessation de
paiements. Le but de la procédure de
redressement judiciaire est, dans la mesure du
possible, de sauver l'entreprise. Cependant, 90%
des procédures aboutissent à la
liquidation de l'entreprise.
Il
ne faut pas confondre la notion de
défaillance avec la notion de cessation
(arrêt total de lactivité
économique de lentreprise). Les
liquidations qui font suite à une
défaillance ne représentent
quune partie (entre 10% et 20%), variable
avec le temps et le secteur dactivité,
de lensemble des cessations
dentreprises. En effet, la majorité
des cessations fait suite à un arrêt
d'activité avec ou sans reprise par un tiers
pour différentes raisons : départ
à la retraite, problèmes personnels,
décès, difficultés
économiques sans dépôt de
bilan, etc. (Informations Rapides INSEE, 30
août 2006 )
|
Monde
-
World
-
Mundo
Marc
Vignaud -
Ces patrons balayés par la crise des subprimes,
30/10/2008 Le Point.fr (Ils sont tous tombés dans
l'engrenage du subprime, croyant pouvoir s'enrichir sans
courir de risque. Ils ont tous joué avec des
"crédits pourris", persuadés de pouvoir en
retirer un profit maximum... et ils ont perdu.
L'éclatement de la bulle des crédits
immobiliers américains leur a coupé les ailes.
Lepoint.fr vous propose un tour d'horizon de ces grands
patrons poussés vers la sortie... mais pas toujours
les poches vides.)
Amérique
du Nord - North
America - America
del norte
Canada
Industrie
Canada :
Glossaire des termes employés en
insolvabilité
Bureau
du surintendant des
faillites
-
Office
of the Superintendent of Bankruptcy
Québec
: faillite
et insolvabilité
États-Unis
-
USA
Faillite
de Lehman Bros : mises en cause Un expert chargé
par la justice américaine d'étudier les causes
de l'effondrement de la banque d'affaires Lehman Brothers en
septembre 2008 a mis en cause son PDG Richard Fuld, ainsi
que trois directeurs financiers, un cabinet d'audit et deux
banques. Dans son rapport de 2.200 pages mis en ligne par la
justice, l'expert Anton Valukas, président du cabinet
juridique Jenner & Block, explique que Lehman a
été victime d'une série de mauvaises
décisions, qui peuvent difficilement donner lieu
à des poursuites. S'il n'y a pas eu de malversation
généralisée, des manuvres
comptables ont précédé la chute de la
banque Lehman Brothers en septembre 2008, qui était
sans doute déjà insolvable deux semaines avant
sa faillite, a conclu l'expert. Le monde,
2010-03-12
Eliane
Patriarca
: Crise des subprimes: les PDG des grandes banques valsent,
Libération 5 novembre 2007 (Le PDG de la
première banque mondiale, Citigroup, a dû
démissionner hier.)
Le
PDG de Merrill Lynch pourrait démissionner : Le
PDG de la banque d'affaires Merrill Lynch, Stanley O'Neal, a
décidé de démissionner à la
suite des déboires financiers de la banque, affirme
le Wall Street Journal (WSJ). Le conseil d'administration de
Merrill Lynch était parvenu samedi 27 octobre
à la conclusion que M. O'Neal devait partir. La
semaine dernière, Merrill Lynch a annoncé une
perte trimestrielle de 2,24 mds de $ et des
dépréciations d'actifs de quelque 8 mds de $,
alors que dix-neuf jours plus tôt, elle avait
estimé ces dépréciations à 4,5
mds. Selon la presse, en quittant son poste M. O'Neal
touchera au moins 159 millions de $, dont 30 millions en
indemnités de retraites et 129 millions en
stock-options. Toujours selon le WSJ, le conseil compte
mener une large recherche à la fois en interne et
à l'extérieur de la firme pour choisir son
remplaçant. Le Monde, 29 octobre 2007
La
faillIte du fonds LTCM Des faillites se produisent sur
tous les marchés et les fonds spéculatifs ne
sont pas à l'abri. L'exemple le plus connu est celui
de Long-Term Capital Management (LTCM), un fonds
spéculatif réputé qui perdit la
totalité de ses fonds propres à l'automne
1998. Une soudaine poussée de volatilité du
marché pendant l'été 1998 gonfla
très rapidement les pertes de LTCM et l'obligea
à déposer son bilan. Outre le caractère
imprudent de certaines stratégies, la faillite de
LTCM avait deux raisons principales: les systèmes de
gestion des risques du fonds et de ses banques
étaient déficients; LTCM détenait sur
certains actifs des positions excessives au regard de
l'importance du marché de ces actifs. Quand la
tendance des prix lui devint défavorable, il ne put
liquider assez vite ses avoirs. Les ventes
précipitées faites pour ajuster le
portefeuille gonflèrent les pertes. Compte tenu du
montant élevé des positions du fonds et des
liens avec de nombreuses autres institutions
financières, les difficultés de LTCM
pourraient créer un risque systémique, ce qui
amena les autorités à intervenir. Après
un examen approfondi de l'activité des fonds
spéculatifs, motivé par cette faillite, les
sociétés qui travaillent avec eux surveillent
de plus près la gestion du risque de contrepartie. En
outre, les institutions responsables de la
réglementation financière ont partout
renforcé la supervision des fonds spéculatifs.
Plus important peut-être : la profession
elle-même a repensé sa gestion, et les fonds
les plus puissants ont fixé les principes directeurs
des meilleures pratiques. Un suivi au moyen
d'évaluations, comme celle qui fut effectuée
en 2002 par le Forum de stabilité financière,
montre que la discipline de gestion des risques est plus
rigoureuse et que l'on utilise moins l'effet de levier.
(Finance et développement aout 2006)
ENRON
- JP Morgan Chase, deuxième banque des
Etats-Unis, a accepté de payer 2,2 mds de dollars
pour
solder des
poursuites
intentées collectivement par les porteurs
d'obligations Enron qui s'estimaient lésés par
la faillite du courtier en énergie en 2001. Dans la
même affaire, la banque Citigroup a annoncé le
versement de 2 mds de $. Une dizaine d'autres banques - dont
Merrill Lynch, Credit Suisse First Boston, Goldman Sachs, la
Deutsche Bank ou Barclays - sont soupçonnées
soit de transactions frauduleuses avec Enron, soit d'avoir
trompé les investisseurs lors du placement des
obligations du groupe texan. En mars, JP Morgan Chase avait
accepté de payer 2 mds de $ à des porteurs de
titres WorldCom, l'autre grand scandale financier
récent aux Etats-Unis. Le
Monde lettre la 12:15 - 15 juin 2005:
US
Airways une nouvelle fois en faillite - L'échec
des négociations, portant sur la baisse de
rémunération des pilotes, contraint à
nouveau la compagnie aérienne à se placer sous
la protection de la loi sur les faillites, qu'elle avait
quittée une première fois en mars 2003. Cette
décision lui permet de surseoir à ses
engagements financiers, notamment à un versement de
110 millions de $ qui était prévu mercredi. US
Airways, la 7e compagnie aérienne américaine,
qui a déjà obtenu une caution du gouvernement
sur 900 millions de $ de prêt, apparaît en
situation délicate pour trouver de nouveaux
financements. Son cas n'est pas isolé dans le
transport aérien US. Delta Airlines et United
Airlines ont également engagé de vastes
restructurations pour faire face à leurs
difficultés. (Le Monde.fr 2004-09-13)
The
Economist :
Bankruptcy in America : The firms that can't stop
falling. Chapter 11 of America's bankruptcy code may not be
working quite as advertised. Sep 5th 2002
Eric
Leser
: La chute de la maison Merril Lynch Le Monde 02.10.02
The
Economist
: Chief executives :The curse of charisma. Superstardom is
good for bosses but bad for companies. Sep 5th 2002
Dépôt de bilan d'US Airways, sixième
compagnie aérienne américaine. Après la
crise consécutive aux attentats du 11 septembre,
l'entreprise, 6eme aux Etats-Unis, va se placer sous la
protection de la loi américaine sur les faillites, ce
qui lui permettrait de poursuivre sa restructuration et
maintenir ses vols. US Airways, dont le siège social
se trouve à Arlington (Virginie), emploie 35.000
personnes. Son processus de dépôt de bilan
devrait être achevé au 1er trimestre 2003. (12
août 2002 )
Nick
Beams :
La faillite d'Enron et la crise du système de profit
WSWS 29 janvier 2002
Édouard
Launet
: 88 satellites dans le couloir de la mort,
Libération 22 mars 2000 (En faillite, Iridium doit
«désorbiter» ses relais
téléphoniques.)
Iridium
: Comment
une mauvaise étude de l'environnement, de
l'évolution technologique et de la concurrence a
entrainé la plus grande faillite industrielle de
l'histoire, Libération, 22 mars 2000
Mike
Perry :
Lining-Up At The Border: Renewing The Call For A Canada-U.S.
Insolvency Convention In The 21st Century, Duke Journal Of
Comparative & International Law, Vol 10 p.469
American
Bankruptcy Institute
Bankruptcy
Lawfinder
BankruptcyData.com
Legal
Information Institut - Cornell University : bankruptcy:
an overview
Amérique
centrale et du sud - Central
and South America- America
central y del sur
Brésil
François
Bostnavaron
: Varig tente de se relancer, après avoir
frôlé la faillite Le Monde 17.08.06 (Vendue aux
enchères il y a moins d'un mois pour 24 millions de
dollars (18,8 millions d'euros) à VarigLog, un groupe
contrôlé par des investisseurs
brésiliens et américains (Le Monde du
22 juillet), la compagnie aérienne brésilienne
Varig cherche un second souffle. Le temps presse, en effet,
pour le transporteur brésilien et les mesures prises
ces dernières semaines pour assurer la survie de la
compagnie sont à l'aune des difficultés
rencontrées par les repreneurs.
)
Asie -
Asia
- Asia
Corée
du Sud
6
ans : C'est la durée de la cavale à laquelle a
mis fin Kim Woo-choong, fondateur de l'empire
sud-coréen Daewoo. Il s'est livré ce matin
à la justice de son pays qui veut l'entendre sur la
faillite retentissante de son empire en 1999.
Le Monde - lettre check-list - Mardi 14 juin 2005
Anne-Louise
Couvelaire
: Daewoo : l'automne du patriarche, Nouvel Observateur -
N°1820 du 23 septembre 1999 (Chairman Kim »
était le plus célèbre des magnats
coréens. En trente ans, Kim Woo-choong avait
bâti Daewoo, le « grand univers », une
multinationale de 270 000 employés. Mais son groupe
surendetté, balayé par la crise va être
démantelé. Portrait dun empereur
déchu)
Hong-Kong
Valérie
Brunschwig :
Du baume du Tigre au "Hongkong Standard", l'histoire d'une
dynastie qui s'éteint Le Monde, 4 avril
1999
Inde
Le
patron du géant indien de l'informatique, Satyam, a
été placé en détention -
Faiblesse des contrôles de PriceWaterhouseCooper
(PWC),: Le patron du quatrième groupe indien
de logiciels et de services informatiques, Satyam, au centre
d'un vaste scandale de fraude comptable, a été
placé en détention et devait être
présenté, samedi 10 janvier, à la
justice. B. Ramalinga Raju et son frère Rama Raju -
ancien dirigeant de Satyam - se sont livrés à
la police vendredi soir. Le cours de Bourse de Satyam a
terminé vendredi à Bombay en repli de 87 % par
rapport à son cours du 7 janvier, jour de la
découverte de la fraude. Ramalinga Raju a reconnu une
fraude comptable de près d'1 milliard de dollars (745
millions d'euros). La survie de la société est
menacée. Le directeur général par
intérim, Ram Mynampati, a déclaré
jeudi, ne pas disposer d'une trésorerie suffisante
pour payer les salaires de janvier, l'obligeant à
recourir à des emprunts. Il n'aura pas le temps de
lever l'argent dans la mesure où, samedi, le ministre
indien de l'économie a dissous le conseil
d'administration. Ce groupe - ironie du sort, Satyam
signifie "vérité" en hindi - était
perçu comme un géant indien de l'informatique
jusqu'à ce son président révèle,
dans une lettre adressée aux autorités
boursières, la fraude dont il est responsable. Satyam
compte parmi ses clients 185 des 500 plus grandes
entreprises du monde, travaille dans 66 pays, et emploie 53
000 salariés.
La
fraude a consisté à gonfler artificiellement
la trésorerie de 800 millions de dollars. Cette
irrégularité est passée
inaperçue pendant huit ans. Or, il suffisait que le
cabinet d'audit, PriceWaterhouseCooper (PWC),
vérifie les relevés bancaires pour la
déceler. Le président de Satyam a aussi admis
que la marge opérationnelle ne dépassait pas
les 3 % (contre 24 % annoncés, moyenne du secteur).
Fin 2008, il a tenté d'acquérir deux firmes de
construction appartenant à sa famille, pour 1,3
milliard d'euros, afin de transformer les actifs fictifs de
sa société en actifs réels. Le cours de
Bourse de la société s'est alors
effondré et Ramalinga Raju a dû renoncer. La
fraude, qui a démarré en 2001, permettait de
valoriser les actions du groupe. Pendant ce temps, la part
de la famille fondatrice dans l'actionnariat est
passée de 25,6 % à 8,76 %.. PWC, qui risque de
voir ses activités suspendues en Inde, estime que
"les normes d'audit ont été
appliquées". Une équipe d'enquêteurs du
SEBI, le gendarme de la Bourse indienne, et du registre
national des sociétés a saisi, le 8 janvier,
des documents comptables de la société
à son siège situé à Hyderabad.
Le même jour, deux cabinets d'avocats
représentant les intérêts
d'investisseurs américains ont déposé
plainte contre Satyam, aussi cotée à la Bourse
de New York. Alors que les entreprises indiennes
s'internationalisent, ce scandale révèle la
faiblesse des procédures de contrôle de la part
des autorités boursières locales. Julien
Bouissou Le Monde du 11.01.09
Japon
Japan
Airlines bientôt en dépôt de bilan ?
L'organisme chargé de superviser sa
restructuration envisage ce moyen pour protéger la
première compagnie asiatique de ses
créanciers. L'organisme semi-public chargé de
superviser son redressement envisage cette
possibilité pour protéger la première
compagnie aérienne japonaise contre ses
créanciers, affirme le quotidien économique
Nikkei dans son édition du lundi 28 décembre.
L'ETIC, l'organisme de redressement d'entreprises qui veille
sur JAL depuis octobre dernier estime qu'un
dépôt de bilan donnerait à la compagnie
le temps de mettre de l'ordre dans ses finances. Cette
possibilité avait déjà
été évoquée à la
mi-novembre par le ministre japonais des Transports, Seiji
Maehara, qui a toutefois exclu pour le moment une
liquidation pure et simple de la première compagnie
aérienne d'Asie. Challenges, 28.12.2009
Mark
Magnier, avec Takashi
Yokota
: Japon : Ruiné ? Disparaissez de la circulation.
"Los Angeles Times"(extraits), Los Angeles in courrier
international, 24.01.2003
Europe
-
Europe
- Europa
Nicolas
Cori,
Une bonne année pour tous les riches de la
planète ! Blog Les cordons de la Bourse -
Libération. 07/01/2009
Démission
des deux dirigeants de Dexia : "Tirant les conclusions
de la crise financière actuelle et de son impact sur
le groupe Dexia", les deux dirigeants de la banque
franco-belge, Pierre Richard, président du conseil
d'administration, et Axel Miller, administrateur
délégué et président du
comité de direction, ont démissionné
mardi de leurs fonctions, a annoncé le groupe dans un
communiqué. (AFP, Reuters) LE MONDE.FR : 30 septembre
2008
European
Convention on Certain International Aspects of
Bankruptcy
-
Convention
européenne sur certains aspects internationaux de la
faillite
Allemagne
Odile
Benyahia-Kouider :
IG Farben, fin d'une page noire de l'Allemagne,
Libération 12 novembre 2003 (Le groupe chimique,
producteur du gaz mortel utilisé dans les camps
nazis, a été placé en liquidation
judiciaire. )
France
Marie-Pierre
Gröndahl
: Le suicide pour lhonneur de Thierry de La
Villehuchet, 05 Janvier 2009 (Paris Match a
enquêté sur le banquier français qui
avait entraîné ses amis dans la ruine en leur
faisant acheter des fonds de lescroc
Madoff.)
Vivendi
: Grandeur et décadence par
Gaëlle Grognet Ann Laberge Philip O'Shaughnessy Romain
Paillat Nicolas Mabboux,
étudiants du MBA en gestion internationale,
Université Laval. hiver 2003
Le
Sénat a adopté le projet de réforme qui
crée une "procédure de sauvegarde" des
entreprises pour éviter leur liquidation. (Le Monde -
lettre la 12:15 - Vendredi 01 juillet 2005)
Stéphanie
Platat et Frédéric
Pons
: Tati : Dernière solderie pour la famille
Ouaki Libération 06 août 2004 (Fabio Lucci
reprend la célèbre enseigne de vêtements
pas chers. Fabien, le fils, signe ainsi la fin d'une
entreprise lancée avec succès par le
père, Jules, en 1948. )
Colette
Neuville
: «Les patrons ne sont pas assez
contrôlés !» Pour la pasionaria des petits
actionnaires, les patrons français, de plus en plus
puissants, nont pas de réels contre-pouvoirs.
Parce que les administrateurs ne sont pas assez exigeants,
et parce que les actionnaires votent rarement. Nouvel
Observateur N° 1957 (9/5/2002)
Italie
Emilio
Marrese
: L'Italie illustre jusqu'à l'extrême la grave
crise du football européen, Le Monde 22.05.04
(Déficits chroniques, endettement vertigineux, pertes
multipliées par sept en huit ans, faillites,
corruption, trafic d'influence, dopage : les
"affaires" se multiplient dans les clubs de la ligue
professionnelle italienne. A un moindre degré,
l'ensemble du foot en Europe est malade)
Marie-Noëlle
Terrisse
: Après la faillite, les contours du nouveau Parmalat
se précisent, Le Monde 23.07.04 (Le ministre de
l'industrie italien a approuvé, mardi 20 juillet, le
plan présenté par l'administrateur
désigné par le gouvernement pour gérer
le groupe asphyxié par 13 milliards de dettes. Il se
recentrera sur les produits laitiers et les jus de fruits et
cédera certaines activités à
l'étranger. )
United
Kigdom -
Royaume-Uni
Bankruptcy
Insolvency Liquidation UK
Les faillites
d'États - States
Bankruptcy -
Quiebras
de Estados
Centrafrique
Jean-Pierre
Tuquoi : Un
Etat ruiné en Afrique, Le Monde 28.02.06 (Chaque
matin, dans le modeste bureau du ministre des finances de la
Centrafrique, la même scène se
répète. Le ministre, Théodore Dabanga,
et son directeur du Trésor font les comptes de la
maison Centrafrique. Ce sont des comptes de boutiquier :
colonne de gauche, les chèques encaissés la
veille par l'administration ; colonne de droite, les
dépenses prévisibles de la
journée.)
Mélanésie
Jean-Michel
Demetz
: Pacifique: la faillite des micro-Etats. L'Express du
31/07/2003 (Faillite économique et politique, luttes
de clans meurtrières, corruption: les micro-Etats de
la région inquiètent le grand voisin
australien. Canberra envoie ses troupes dans les îles
Salomon)
Nauru
Florence
Decamp
: Nauru, l'île flambeuse sur la paille,
Libération 07 août 2004 (Le petit Etat du
Pacifique, qui fut l'un des plus riches du monde grâce
au phosphate, a fait faillite.)
Bruno
Birolli,
l'ile au tresor perdu, Le Nouvel Observateur, août
2000
Nauru,
faillite dans le Pacifique : Dans les années
1980, Nauru, le plus petit Etat du monde, fut aussi,
brièvement, le plus riche par tête habitant. Il
en est, aujourd'hui, le plus mal en point : sa seule
ressource - les phosphates - s'épuise alors que son
sol est devenu, "à près de 90 %, un
désert lunaire", au point que l'exil de ses 8 000
habitants, déjà refoulés vers une
étroite bande côtière, est
envisagé. "Nauru cesserait alors "volontairement"
d'exister et deviendrait le premier "Etat en faillite"
absolue du monde", écrit le rapport de
Global
Witness.
C'est le fruit de cent ans d'exploitation minière
"cannibale" par les Allemands, les Britanniques puis, en
1968, par un gouvernement indépendant qui a investi
ses avoirs - 1,4 milliard de dollars en 1991 - sans aucun
contrôle. Les caisses de l'Etat, vidées, ne
furent pas renflouées par les "ressources annexes" :
le paradis offshore offert, sans aucune obligation
légale, à l'argent gris ; les camps, sous
barbelés, pour réfugiés afghans et
irakiens dont l'Australie ne veut pas ; ou la vente de
passeports. Les habitants, eux, moins nombreux que les
voitures importées, souffrent d'obésité
et sont à 50 % diabétiques.
Tonga
:
Le
bouffon qui voulait être roi : Un trésor
caché dans une île du Pacifique sud,
amassé via un trafic illégal de passeports
organisé par le souverain du royaume, son bouffon et
deux ministres avec, au final, un butin de 20 millions
d'euros qui s'évapore... Cela pourrait être le
scénario d'un bon polar, c'est celui d'une histoire
vraie. Celle qui secoue le royaume de Tonga depuis vingt ans
et qui vient de connaître son épilogue.
Flash-back : entre 1982 et 1991, le gouvernement tonguien,
sous contrôle du roi Taufaahau Tupou IV, vend
près de 5 000 passeports (plusieurs milliers d'euros
l'unité !) à des habitants peu scrupuleux de
Hongkong, ainsi qu'au dictateur philippin en exil Ferdinand
Marcos et à sa femme, Imelda. Conformément
à la volonté du souverain, le butin est
placé sur un compte de la Bank of America de San
Francisco. Sur place, Jesse Bogdonoff, un homme d'affaires
américain, est chargé par le roi de faire
fructifier le bas de laine destiné officiellement
à alimenter un fond d'aides à la population.
Habile gestionnaire, Bogdonoff est également un grand
blagueur, un insolent qui plaît au roi de 82 ans :
après moult plaisanteries, il est proclamé
"bouffon du roi" par décret royal ! Taufaahau Tupou
IV ne rira pas longtemps. Car, à force de jongler
avec les dollars, le bouffon se voit roi et transfère
le magot dans diverses sociétés
américaines, dont la sienne, Wellness Technologies.
Les années passent, les sociétés font
banqueroute et l'argent part en fumée. Soit 40 % du
budget annuel du royaume ! L'énorme scandale force le
chef du gouvernement et le ministre des finances à
rendre leurs portefeuilles, et jette le discrédit sur
la famille royale. Membre de la commission parlementaire
chargée d'enquêter sur cette affaire, le
député Fuko révèle qu'une partie
du butin aurait même été investie dans
une start-up créée
par le prince
Tupuotoa, le propre fils du roi. Désireux de solder
les comptes, le nouveau gouvernement du royaume saisit la
justice américaine en juin 2002 : trois personnes et
six sociétés sont poursuivies pour
défaut de paiements, fraude, conspiration et trafic
d'influence. En première ligne, le bouffon joue le
clown blanc et plaide sa bonne foi. Le magot disparu ? De
mauvais placements, la faute à pas de chance.
"Dans cette affaire compliquée, les
intérêts en jeu sont très
différents. Or, chaque partie ne regarde que de son
côté. Le fait est que mon client n'a jamais eu
l'intention de frauder ni de conspirer contre qui que ce
soit", a affirmé au San Francisco Mercury
News Patrick Richardson, son avocat. Malgré ce
casse-tête judiciaire, l'histoire devrait pourtant
toucher à sa fin : afin d'éviter toute
poursuite à leur client, les avocats de l'ex-bouffon
du roi ont affirmé fin février qu'il acceptait
de restituer l'argent qui lui restait. Soit un petit million
de dollars (845 000 euros). Les 110 000 Tonguiens risquent
de ne pas apprécier la dernière blague de leur
bouffon. Benoît Merlin, Le Monde, 22.04.04
Vanuatu
Le
Vanuatu à la dérive: Miné par la
corruption, l'archipel mélanésien n'a plus ni
président ni Parlement. Chaos sous les cocotiers.
Vingt-quatre ans après une indépendance
bâclée, l'ancien condominium franco-britannique
du Vanuatu, bateau ivre livré à la corruption,
est devenu un objet de dérision. Dernier coup de
théâtre, l'invalidation de l'élection du
président de la République, Alfred Maseng
Nalo, en avril dernier: on a découvert, après
coup, que l'individu avait un casier judiciaire pour
malversations au détriment d'un gros producteur local
de cacao. Comment cette vérification
élémentaire avait-elle échappé
au contrôle préalable prévu par la loi?
Grâce à quelles complicités au plus haut
niveau dans la police et la justice? Personne ne le sait
encore. Sous le choc du scandale, la majorité
parlementaire a explosé et le gouvernement sortant a
préféré voir le Parlement dissous
plutôt que de céder le pouvoir à des
députés de la majorité ayant
changé de bord. Laquelle proteste contre le
coût de ces élections anticipées dans un
Etat au bord de la faillite. Le prédécesseur
de Nalo à la présidence de la
République, John Bani, avait surpris en accordant,
l'an dernier, à l'ancien Premier ministre Barak Sope,
condamné à trois ans de prison pour faux en
écriture, la grâce présidentielle.
Officiellement, pour raisons médicales. Ce qui n'a
pas empêché Sope, à peine sorti de sa
cellule, de se représenter et d'être élu
au Parlement... Jean-Michel Demetz, L'Express du
24/05/2004
|