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Stratégie d'entreprise et politiques d'États
-
Business Strategy and States Policies - Estrategia de empresa y politicas estatales


© Gérard Verna. Pour tous commentaires ou suggestions, Cliquez ici
Dernière mise à jour: 2010.03.04 (Québec)    

 

  Dossiers spécialisés (Voir ci-dessous)
  • Boeing-Airbus
  • Le transport et la logistique
  • L'industrie pharmaceutique
  • Le secteur de l'énergie en Europe
  • Problèmes généraux de l'industrie automobile
  • La stratégie des différents constructeurs automobiles
  • La bataille pour Porsche

Monde - World - Mundo

Boom de la demande d'avions en Asie : Airbus s'attend à ce que les compagnies aériennes de la région Asie-Pacifique achètent, d'ici à vingt ans, 8 000 nouveaux avions, d'une valeur de 1 200 mds de $ (près de 900 mds d'€) au total, faisant de la région le premier marché mondial du transport aérien, a déclaré le directeur commercial de la filiale d'EADS, John Leahy, dans un communiqué publié à l'occasion du Salon de l'aéronautique à Singapour. Le responsable d'Airbus s'attend à ce que le boom de la demande en transport aérien permette à la région de supplanter à cet horizon les Etats-Unis et l'Europe. Le Monde, 03.02.2010

La guerre des confiseurs-chocolatiers

La Tribune.fr : Ce que valent les grandes marques après la crise- 21/09/2009 (Chute des marchés financiers, récession économique plus défiance des consommateurs, l'addition est vite faite : les plus grandes marques milliardaires ont perdu en moyenne 4% de leur valeur en 2009. Une première.)

The Economist : Company size : Big is back, Aug 27th 2009 (Corporate giants were on the defensive for decades. Now they have the advantage again. IN 1996, in one of his most celebrated phrases, Bill Clinton declared that “the era of big government is over”. He might have added that the era of big companies was over, too. The organisation that defined capitalism for much of the 20th century was then in retreat, attacked by corporate raiders, harassed by shareholders and outfoxed by entrepreneurs. )

Economist.com : Silence is golden, Aug 18th 2009 (Bosses should keep their mouths shut, alas )

Economist.com ; Cannibalisation, Aug 17th 2009 (If a firm introduces a new product or service into a market where there is little scope for further growth, that product or service will either eat into the share of the market’s existing products, or swiftly disappear from sight. If some of the existing products are manufactured by the firm that is introducing the new product, the newcomers will cannibalise the old ones; that is, they will eat into the market share of their own kind.)

Les « fonds souverains » - Sovereign Wealth Funds (SWF), Dossier réalisé en avril 2008 par une équipe d'étudiants du MBA de l'Université Laval

The Economist : Globalisation : A bigger world, Sep 18th 2008 (Globalisation is entering a new phase, with emerging-market companies now competing furiously against rich-country ones. Matthew Bishop asks what that will mean for capitalism)

The Economist : The Business of Sport : Fun, games and money, Jul 31st 2008 (Sport has become a global business as well as a recreation for billions, says Patrick Lane (interviewed here). But how to make it faster, higher, stronger?)

Céline Deluzarche : Ces entreprises fêtent leurs 100 ans en 2008 Journal du Net 10/09/2008 (Ces entreprises sont nées il y a 100 ans, à partir d'une simple idée astucieuse ou grâce à un fondateur visionnaire. Certaines sont devenues mythiques, d'autres sont restées plus modestes, mais toutes ont su traverser les ans malgré les guerres, les crises, les successions ou les rachats. Voici leur saga.)

  

Afrique - Africa - Africa

 

Amérique centrale et du sud - Central and South America- America central y del sur

Québec

Denis Lessard : Québec cherche de nouveaux marchés en Inde, 31 janvier 2010, La Presse (Avec la déroute de l'économie américaine, le Québec n'a plus le choix. Il est forcé de trouver de nouveaux marchés à l'étranger s'il veut prospérer. Débute à Bombay (Mumbai) une mission économique d'une semaine, avec 130 gens d'affaires et représentants des maisons d'enseignement supérieur, le premier ministre Charest a justifié l'importance qu'il donnait à ses démarches fréquentes à l'étranger.)

Denis Lessard : Pierre Arcand: à la conquête de l'Inde, 30 janvier 2010, La Presse

Rémi Nadeau : Charest dirigera une première mission québécoise en Russie, 06 décembre 2009, La Presse Canadienne (Le premier ministre Jean Charest dirigera une première mission économique officielle toute québécoise en Russie, dans l'espoir de jeter les bases d'une relation d'affaires durable avec cet acteur des économies émergentes.)

 

 

Amérique du Nord - North America - America del norte

USA

Kraft met la main sur Cadbury pour 20 milliards de francs : Naissance du leader mondial du secteur. Le tout constitue un portefeuille de rêve, plus de 40 marques ayant chacune un chiffre d’affaires de plus de 100 millions de dollars. Un nouveau géant de la confiserie est né. Sauf retournement de dernière minute, Kraft a réussi ce mardi à acheter Cadbury, créant le numéro un mondial du secteur (chocolat, bonbons et chewing-gums). Après quatre mois de rebondissements, et au dernier jour autorisé par les autorités boursières britanniques, l’américain a augmenté pour la deuxième fois son offre sur le britannique, pour la porter à 11,9 milliards de livres (20 milliards de francs), dont 60% en cash. Cette fois-ci, le conseil d’administration de Cadbury a recommandé l’offre à ses actionnaires, ce qui devrait sceller l’accord. Eric Albert, Le temps, 20 janvier 2010

Yves Adaken : Gros plan sur le pactole caché de l'iPhone, L.expansion.com, 22/07/2009 (Si Apple a enregistré une "croissance à deux chiffres" de ses profits et de son chiffre d'affaires au deuxième trimestre, c'est surtout grâce à l'iPhone. Les comptes à la norme officielle ne reflètent pourtant qu'une partie de cette formidable machine à cash...)

Le phénomène Starbuck, Dossier réalisé par une équipe d'étudiants du MBA de l'Université Laval

Pierre Assouline : 27 novembre 2008 : Pendant la crise, les travaux ne continuent pas, Blog du monde, La république des lives, 28 novembre 2008

Moises Naim: Missing Links: The Hypocrisy Audit, FP, September/October 2008 (Double standards have always been a part of U.S. foreign policy. It’s time to figure out how many should no longer be tolerated.)

 

Asie - Asia - Asia

China - Chine

Marc Laperrouza : Révolution dans les industries de réseau chinoises, Le Temps, 9 septembre 2009 (La Chine serait-elle en passe de devenir le nouveau berceau du capitalisme? Tout porte à le croire, avec l’ouverture aux capitaux privés des télécommunications, de la gestion des eaux, du rail ou encore de l’énergie )

Ambrose Evans-Pritchard : World faces hi-tech crunch as China eyes ban on rare metal exports, The telegraph, 24 Aug 2009 (Beijing is drawing up plans to prohibit or restrict exports of rare earth metals that are produced only in China and play a vital role in cutting edge technology, from hybrid cars and catalytic converters, to superconductors, and precision-guided weapons.)

François Danjou : Le rêve chinois de Warren Buffet, Question Chine, 22 mai 2009 (Warren Buffet, le célèbre milliardaire américain - dont la fortune a été diminuée de 50% suite à l’effondrement des cours de Wall Street, ce qui fait qu’il n’est plus aujourd’hui que le 2e homme le plus riche du monde après Bill Gates - a manifesté son intérêt pour un entrepreneur chinois de Shenzhen, dont l’un des projets est la commercialisation de voitures électriques aux Etats-Unis.)

Henny Sender : Up against the Citi limits, The Financial Times, May 4 2008

Japon

Editorial: Growth strategy, 2010/1/6, The Asahi Shimbun (The government of Prime Minister Yukio Hatoyama has come under fire for failing to offer a convincing strategy to expand the nation's economic pie due to its focus on devising programs to carve up the spoils. In response to the criticism from the business community and opposition parties, the Hatoyama administration announced basic principles to promote growth. Whether the new strategy will prove effective in answering the criticism depends on how boldly the government can implement the plan.)

Naissance d'un géant de l'électronique grand public Le groupe Panasonic (ex-Matsushita), le numéro deux de l'électronique grand public japonais, va absorber Sanyo Electric, rapporte le Nihon Keizai Shimbun. Selon le quotidien économique, l'accord a été conclu ce week-end et sera rendu public le 7 novembre à l'issue des conseils d'administration des deux groupes. La future entité, qui sera effective à partir d'avril 2009, pèsera 112 milliards de yens [880 millions d'euros] de chiffre d'affaires et sera le numéro un sur le marché nippon. Grâce à cette fusion, souligne le journal, Panasonic met la main sur les technologies de piles rechargeables et d'énergie photovoltaïque, points forts de Sanyo. (Courrier international, 3 nov. 2008)

 

Europe - Europe - Europa

Moisés Naím : The Coming Euroinvasion, Foreign Policy, May/June 2008 (First they came for the iPods. Then the Europeans snatched up condos in Manhattan. Now they’re coming for the companies. )

Benoît Hopquin : Dix ans de bouleversements du sport européen, Le Monde 12.12.05

Allemagne

Guerre économique : L'Allemagne protège déjà ses intérêts : Quand le gouvernement Schröder a appris en 2003 que Daimler-Chrysler avait vendu le motoriste MTU, qui équipe les avions de l'armée allemande, à un investisseur américain, cela a été le cas de trop. A l'automne 2002, le gouvernement allemand avait déjà assisté à la perte du chantier naval HDW, leader mondial des sous-marins à propulsion conventionnelle, au profit de fonds américains. En mai, le ministre de l'Economie a donc fait adopter une loi imposant une autorisation gouvernementale pour toute transaction qui permettrait à un investisseur étranger de contrôler plus de 25 % du capital d'un groupe lié au secteur de la défense. Depuis, le ministère de l'Economie n'a pas eu besoin de l'invoquer. Odile Benyahia-Kouider, Liberation 24 novembre 2004

France

Les pôles de compétitivité en France : La définition officielle fleure bon le discours technocrate. Les pôles de compétitivité, ce sont donc des «regroupements sur un même territoire d'entreprises, d'établissements d'enseignement supérieur et d'organismes de recherches publics ou privés qui ont vocation à travailler en synergie pour mettre en oeuvre des projets de développement économique pour l'innovation». Plus clairement, ils visent à renforcer la recherche, la compétitivité économique et à soutenir les bassins d'emploi en France. Avec à la clé des exonérations fiscales, des allégements de charges et de crédits d'intervention pour les participants. Instaurés en 2005, les pôles de compétitivité sont aujourd'hui 71 dont, parmi les principaux, System@tic, en région parisienne (sur les systèmes complexes), Minalogic, à Grenoble (solutions miniaturisées intelligentes) et Aerospace Valley, dans le Sud-Ouest (aéronautique). Soit au total 9 000 chercheurs, 1400 projets mis en route et 5 milliards d'euros investis depuis leur création (3,3 milliards par les entreprises, 1,7 par l'Etat). L'emprunt national, annoncé par Nicolas Sarkozy devant le Congrès de Versailles, en juin dernier, pourrait permettre de financer prioritairement les projets de recherche et développement de ces pôles. Nathalie Funès, Le Nouvel Observateur, 13 aout 2009

Fabienne Bouloc : Le départ de Siemens relance les spéculations sur le capital d'Areva, JDF HEBDO 31.01.2009 (Le groupe nucléaire français met en avant ses besoins financiers pour assurer son développement)

MA Delmotte Bientôt des banques islamiques en France, Le Figaro 27/11/2008

Piotr Smolar : Le cognac à la sauce russe, Le Monde 22.11.08 (Ils ont bouclé l'affaire sur un yacht, au large du Monténégro, à l'été 2007. La pulsion d'achat est montée en quelques minutes. Le temps que Valeri Zadorine jette un oeil sur le téléphone portable de Jean-Dominique Andreu, son vieil associé français. A l'écran, des photos de la maison de négoce A. de Fussigny, sur les rives de la Charente, en pleine ville de Cognac.)

Romain Gubert Fonds d'investissement - « Il y aura du sang sur les murs... » 15/05/2008 Le Point (Insinuations, insultes, menaces... Rien ne va plus entre la direction d'Atos (50 000 salariés) et ses principaux actionnaires, deux fonds anglo-saxons. Enquête.)

Espagne

Thierry Maliniak : Les grandes banques espagnoles poussent leurs pions aux Etats-Unis, Le Temps, 22 août 2009 (BBVA est sur le point d’acquérir Guaranty Financial Group au Texas. Sa stratégie, très ciblée sur la zone frontalière avec le Mexique, contraste avec celle de Santander)

 

Anciens pays communistes- ex Comunists Countries - ex Mundo comunista

M. K. Bhadrakumar : La géopolitique des pipelines à un tournant capital, [Voltaire] 1er février 2010 (Le Turkménistan réserve ses fournitures de gaz à la Chine, la Russie et l’Iran. Le 6 janvier 2010, l’Iran et le Turkménistan inauguraient le gazoduc Dovletabat-Sarakhs-Khangiran, un projet commun d’une ampleur exceptionnelle. Ce grand pas en avant pourrait véritablement bouleverser la donne dans le « Grand échiquier » pour le contrôle de l’énergie : les États-Unis sont mis hors-jeu par leurs concurrents sans que ces derniers ne provoquent les agressions et les effusions de sang dont les États-uniens s’étaient rendus responsables au cours des seules opérations de sécurisation des routes d’accès. Si l’avenir de l’énergie se trouve non pas dans le pétrole mais dans le gaz, alors le contrôle du Proche-Orient pourrait bien passer par celui du bassin de la mer Caspienne.)

Monténégro

Z.Vucinic : Investissements au Monténégro : les bonnes affaires des Émirats arabes unis avec le « clan Djukanovic' », Traduit par Persa Aligrudic', Le Courrier des Balkans, 16 octobre 2008 (La famille royale Al-Nahyan d’Abou Dabi est en discussion avec le Premier ministre monténégrin pour entrer dans la capital de la Prva Banka, une des propriétés du « clan Djukanovic' ». Plus qu’un investissement financier, cette transaction est un coup de pouce à une banque en manque de liquidités. En contrepartie, l’opération devrait permettre aux Emiratis d’obtenir la privatisation de la Grande plage d’Ulcinj.)

Russia - Russie

Natacha Tatu : La folle ascension du roi de l'aluminium, Le Nouvel Observateur, 10 décembre 2009 (Le groupe russe Rusal prépare son introduction à la Bourse de Paris. Une manière pour le mystérieux oligarque Oleg Deripaska de renflouer un outil industriel performant, mais plombé par une montagne de dettes)

Pierre Avril : La bataille du Kremlin contre les conglomérats, Le Figaro, 24/11/2009 (Rendu nécessaire par la crise, le grand nettoyage de l'économie russe passe par l'ouverture du capital des grandes entreprises. La modernisation de la Russie oppose libéraux et conservateurs.)

Andrew E. Kramer : Russia’s Collective Farms: Hot Capitalist Property , The New York Times, August 30, 2008

 

Israel & Monde arabo-musulman - Israel & Arab-Muslim World - Israel & Mundo arabo-musulmán

Émirats Arabes Unis

Le Figaro.fr : Nucléaire: les Coréens gagnent le contrat des Emirats, 27/12/2009 (Les Coréens ont emporté ce méga-contrat de 40 milliards de dollars face au consortium français, emmené par EDF, GDF, Areva et Total.)

Tunisie

Monoprix : Le groupe de distribution a signé un accord de partenariat avec la société tunisienne Mabrouk pour que cette dernière développe son enseigne en Tunisie, en s'adossant à sa centrale d'achats. (Le Monde, 19 juillet 2009)

 

Océanie - Oceania - Oceanía

 

 

 

  Dossiers spécialisés
  • Boeing-Airbus
  • Le transport et la logistique
  • L'industrie pharmaceutique
  • Le secteur de l'énergie en Europe
  • Problèmes généraux de l'industrie automobile
  • La stratégie des différents constructeurs automobiles
  • La bataille pour Porsche

 

Boeing-Airbus

Boeing : le constructeur aéronautique américain table sur 460 à 465 livraisons en 2010, contre 481 l'an dernier, en grande partie des appareils 737., un avion de ligne construit depuis 1965

Airbus bat son record de livraisons en 2009. L'avionneur européen Airbus a livré 498 avions en 2009 et prévoit d'en livrer au moins autant en 2010, selon La Tribune du 4 janvier. Ce chiffre constitue un nouveau record après les excellentes ventes de 2008 et malgré la crise qui touche le trafic aérien et les compagnies aériennes. La grande filiale du groupe européen d'aéronautique, d'espace et d'armement devrait aussi dépasser son objectif de 300 commandes et rester devant Boeing. Le constructeur avait fait état de 225 commandes brutes sur les onze premiers mois de l'année, auxquelles sont venus s'ajouter 86 appareils commandés en décembre: 30 unités du chilien LAN, 25 d'United Airlines, 16 de China Eastern et 15 de Malaysian Airline. Les chiffres annuels d'Airbus seront publiés le 12 janvier. Challenges, 04.01.2010

Commande de 1,8 milliard de China Eastern Airlines à Airbus : China Eastern Airlines a commandé 16 appareils A330 au constructeur aéronautique européen, pour un total de 1,804 milliard d'euros. Les 16 Airbus A330 seront livrés par étapes entre 2011 et 2014. Un porte-parole d'Airbus a confirmé la commande de China Eastern Airlines, soulignant qu'il s'agissait d'une commande ferme. Challenges, 28.12.2009

United Airlines commande Airbus A350 et Boeing 787, (La compagnie aérienne United Airlines a pris commande de nouveaux Airbus A350 et Boeing 787 le 8 décembre 2009. United Airlines a commandé au total 50 appareils, 25 Airbus A350 et 25 Boeing 787. Grâce à ces nouveaux Airbus A350 et Boeing 787, United Airlines pense réduire ses coûts d’exploitation. En effet, les nouveaux appareils beaucoup plus modernes consommeront moins de carburant tout en permettant à United Airlines d’offrir un service à un plus large gamme de destinations internationales. United Airlines prévoit d’accueillir les 25 Airbus A350 et 25 Boeing 787 entre 2010 et 2019.) 09 décembre 2009

The Associated Press WTO sides with Boeing against Airbus, MSNBC.com, Sept . 4, 2009 (Ruling could set precedents on government support of aviation industry)

 Les retards du Boeing 787 affecteraient l'expansion de Qatar Air - Qatar Airways négocie actuellement une révision du calendrier de livraison des 787 Dreamliner qu'elle a commandés à Boeing et demande une indemnité compensatoire, en estimant que le nouveau report annoncé par l'avionneur américain affecte l'expansion de la compagnie nationale aérienne du Qatar. Ali al-Rais, vice-président exécutif de la compagnie, chargé des questions commerciales, a précisé qu'aucune nouvelle échéance n'avait été fixée pour le moment pour ces livraisons. "Ils savent déjà qu'ils sont en tort", a-t-il dit à des journalistes, à Dubaï. "Nous ne nous disputerons pas avec notre fournisseur. Il y a des indemnités et nous discutons du calendrier." Boeing, en décembre, a repoussé pour la quatrième fois le programme de son 787 Dreamliner, ce qui porte à près de deux ans le retard de la mise en circulation de cet avion. Qatar Airways a environ 200 avions en commande, dont 30 appareils 787 Dreamliner, et ne s'attendait qu'à un report de 12 mois pour ces avions Boeing. Rais a par ailleurs indiqué que Qatar Airways pensait prendre livraison d'ici 2011 des cinq A380 qu'il a commandés à Airbus, ce qui coïncidera avec l'ouverture d'un nouvel aéroport a Dubaï. (Reuters 11.01.09 )

Nicolas Gros-Verheyde : Programme Airbus A400M Europolitique N° 3722 26 mars 2009 (Le retard : les faits, les causes, les solutions)

Ciel Québécois : Le rapport secret d'Airbus sur le Boeing 787... (Après de nouveaux retards sur le programme du Boeing B 787, le constructeur de Seattle doit faire face à un évènement pour le moins inattendu et très rare dans le secteur de l’aéronautique. Plusieurs sites Internet se sont fait l’écho d’un rapport secret rédigé par des équipes... d’Airbus ! Ce rapport de 49 pages est assez détaillé et démontre de la part d’Airbus une grande connaissance du 787 et des difficultés rencontrées dans le cadre de ce projet) 5 janvier 2009

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Airbus A380

ore/AFP Airbus-Chef warnt vor "Schrecken ohne Ende" , Spiegel online, 29. März 2009 (Abnehmer und Hersteller streiten sich seit langem - jetzt warnt Airbus-Chef Enders, dass der Militärtransporter A400M unter den bisherigen Bedingungen nicht gebaut werden könne. Im Gespräch mit dem SPIEGEL räumt er auch große Fehler des Konzerns ein.)

AFP : Boeing retarde la sortie de son Dreamliner, Le Monde 05.12.08

Europe : Le roman vrai d'EADS, Challenges, fin 2008. Incroyable aventure industrielle, cadre de luttes de pouvoir incessantes, symbole des difficultés de la construction européenne... EADS, huit ans après sa création, n'en finit pas de déchaîner les passions. De l'A380 à l'affaire des délits d'initiés en passant par le contrat des avions ravitailleurs avec le Pentagone, plongée dans les coulisses d'un groupe décidément inclassable.

La Documentation française : Airbus, Boeing : une compétition sans concession, 2008

Lefigaro.fr Airbus, l'enfant terrible d'EADS, 01/05/2008 (Jamais l'avionneur européen n'aura reçu autant de commandes. Cette période faste n'est néanmoins pas sans pression pour le groupe qui doit faire face à plusieurs défis.)

L'internaute : La guerre Airbus versus Boeing Nov. 2005 (Airbus ou Boeing ? Les deux sociétés d'aviation civile se disputent la place de leader du marché en rivalisant d'innovations, d'exploits et de coups marketing. Pour l'année 2005 encore, c'est Airbus qui l'emporte, mais après ?)

Le Pentagone a demandé de surseoir au contrat de 100 avions-ravitailleurs conclu avec Boeing, ont indiqué des responsables du département de la Défense mardi. Dans une lettre à la Commission des Forces armées du Sénat, le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, a indiqué qu'il avait demandé un délai afin d'obtenir plus d'informations sur le contrat conclu entre l'armée de l'air des Etats-Unis et la compagnie Boeing. Cette décision intervient au lendemain de la démission du PDG de Boeing, Phil Condit. Boeing est sérieusement secoué par les scandales d'espionnage industriel et de conflits d'intérêt dans sa branche Défense. Darleen Druyun, à l'époque responsable des achats de l'armée de l'air des Etats-Unis, avait selon des témoignages devant une commission du Congrès fourni des informations confidentielles à Boeing sur l'offre concurrente de l'européen Airbus pour un gigantesque contrat de 100 avions-ravitailleurs. Boeing l'a emporté et Mme Druyun a été embauchée début 2003. Le Pentagone a déclenché une enquête, qui pourrait déboucher par la perte de ce contrat, tout comme Boeing avait perdu cet été sa part d'un contrat de lancement de satellites militaires, déjà pour espionnage: pour remporter le marché, des employés du groupe avaient subtilisé des dossiers internes du concurrent Lockheed-Martin. (AFP, 3 décembre 2003)

Boeing sous fortes turbulences. Démission hier de son PDG, Phil Condit, remplacé par Harry Stonecipher, ex-numéro 2 du groupe. Deux scandales ont déjà provoqué, la semaine dernière, le départ de Michael Sears, directeur financier du groupe, accusé d'avoir utilisé des documents de Lockheed Martin lors d'un appel d'offres puis d'avoir obtenu des informations sur une offre d'Airbus. (Le Monde 2 décembre 2003)

Avions-ravitailleurs: EADS n'envisage pas de poursuivre Boeing en justice : Le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS n'envisage pas de poursuivre en justice son concurrent américain Boeing dans l'affaire des avions ravitailleurs, a déclaré mercredi un porte- parole de EADS réagissant à une information de presse. "Nous n'envisageons aucune action en justice contre Boeing", a-t-il indiqué à l'AFP, interrogé sur un article publié mercredi dans le Times de Londres. Le quotidien britannique, citant une source du consortium européen aux Etats-Unis, avait indiqué qu'EADS "envisage une action en justice contre Boeing, ce qui représenterait une grave escalade dans l'affaire d'espionnage industriel qui ébranle actuellement le groupe américain". Selon The Times, EADS, qui détient 80% du constructeur aéronautique européen Airbus, a indiqué dans une lettre aux enquêteurs du Pentagone que son offre pour la livraison de 80 avions-ravitailleurs avait souffert des "dommages collatéraux", Boeing ayant eu accès à des informations confidentielles sur leurs propositions. Boeing aurait été mis au courant des conditions financières proposées par Airbus par la responsable des achats de l'armée de l'air, Darleen Druyun, qui a par la suite quitté le Pentagone pour être engagée par Boeing, selon un témoin entendu par des parlementaires américains. AFP 20 novembre 2003

Grégoire Biseau, « Ce sera la bataille du XXIe siècle », avait prédit Jean-Luc Lagardère en juin 2000. Il parlait de la compétition entre Boeing et Airbus pour le partage du ciel. 28 avril 2005 liberation.fr

Wikipedia : Concurrence entre Airbus et Boeing

 

La guerre des commandes

L'affaire des ravitailleurs de l'US Air Force

La guerre des subventions devant l'OMC

Boeing et Airbus

Boeing est créé en 1916 à Seattle. A l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1917, l'entreprise reçoit sa première commande : 50 hydravions pour la marine américaine. Bénéficiant d'importants programmes de recherche de la part du Pentagone, elle construit un grand nombre de bombardiers pendant la Seconde Guerre mondiale. L'expérience acquise, les technologies développées sur les avions militaires financés par le Pentagone et les équipements réalisés pour la NASA sont des atouts majeurs dans le développement des avions civils. Boeing compte 154 081 salariés au 31 janvier 2007, dont 56 782 pour la division des avions commerciaux.

Airbus est créé fin 1970 sous la forme d'un Groupement d’intérêt économique (GIE), regroupant l’Aérospatiale et Deutsche Airbus. British Aerospace adhère au GIE en 1979, l’Espagne, la Belgique et les Pays Bas participant à titres divers. A partir de 1999, année où Airbus obtient 55% du marché avec la vente de 476 avions, le constructeur devient un concurrent redouté pour l’américain Boeing. Depuis cette date, les deux constructeurs se disputent la première place. En 2001, l’élaboration de l’Airbus A380 (premier vol en 2005), suscite le changement de statut de la société reprise par EADS (European Aeronautic Defence and Space Company), leader de l’aéronautique de défense et de l’espace. EADS devient propriétaire à 100%, après rachat des 20% de parts de British Aerospace, en 2006. Airbus puis EADS ne bénéficient pas d’aides à titre militaire, mais d’aides remboursables de la part des États. Les effectifs d’Airbus devraient être ramenés à 45 000 salariés en 2008 par suite du plan de restructuration du 27 février 2007 qui prévoit 10 000 suppressions d’emplois sur trois ans.

Le transport et la logistique

Renaud Honoré, La SNCF songe à supprimer des dessertes pour ses TGV en 2011, Les Échos, 18/01/10 (Confrontée à la chute de la profitabilité de ses TGV, la SNCF veut revoir en profondeur ses dessertes dès la fin 2010. Certains axes sont examinés à la loupe et pourraient voir leur offre réduite)

 

Suisse : Reinhard Lange, directeur général de Kühne + Nagel : «La logistique ne pourra plus se contenter d’assurer uniquement une activité de transport», Propos recueillis par Daniel Eskenazi et Yves Hulmann, Le Temps, 25 juillet 2009

 

Allemagne : Marie de Vergès : A Leipzig, DHL a ouvert son troisième hub mondial, Le Monde - 12.06.08 (C'est un aéroport dans l'aéroport : un hangar où peuvent entrer deux Airbus A380 et un immense centre de stockage et de tri se dressent sur un espace de quelque 200 hectares. A proximité, sur une piste toute neuve, près de soixante avions atterrissent chaque soir. Ils déchargent, puis repartent, du coeur de la nuit au petit matin, lestés d'une nouvelle cargaison de colis.)

Europe : Dossier : Le transport et la logistique, des enjeux stratégiques, Lefigaro.fr, 23/04/2008

Monde : Georges Quioc. : La flotte mondiale débordée par la demande, Figaro, 25 octobre 2007 (L'indice Baltic Dry Index, qui intègre les prix du fret pour le transport en vrac de matières premières sèches, devrait atteindre les 11 000 points, soit un bond de 150 % depuis le début de l'année. Les prix du fret flambent face à l'incapacité de la flotte mondiale d'absorber un trafic maritime en pleine explosion. )

Martine Jacot : Low-cost, charters, compagnies traditionnelles : comment ça marche ? Le Monde, 22.06.04

 

L'industrie pharmaceutique

Roche : le groupe pharmaceutique suisse a réalisé l'année dernière un bénéfice net en forte baisse de 22 %, en raison des effets de l'intégration de sa filiale américaine Genentech. Le laboratoire bâlois a vu en 2009 son profit net fondre à 8,5 mds de francs suisses (5,8 mds d'€), contre 10,8 mds enregistrés en 2008. Le Monde, 03.02.2010

Nathalie Funès : Les secrets de beauté de la Cosmetic Valley, Le Nouvel Observateur, 13 aout 2009 (Entre Chartres et Orléans, une Silicon Valley à la française spécialisée dans les cosmétiques et les parfums fournit plus d'un dixième du marché mondial)

Novartis prend le contrôle d'Alcon : Pour 28,1 milliards de dollars (19,6 milliards d'euros), le groupe pharmaceutique suisse a acheté une participation supplémentaire de 52 % dans Alcon auprès du géant alimentaire Nestlé. En avril 2008, Novartis avait déjà acquis, pour 10,4 milliards de dollars, près de 25% d'Alcon, ce qui porte sa part au capital du numéro un mondial des produits ophtalmologiques à 77 % et lui en offre le contrôle. Le laboratoire de Bâle a également annoncé son intention, dans une prochaine étape, de procéder à une fusion-absorption des 23 % restants au sein d'Alcon. Le Monde, 4 janvier 2010

 

Jérôme Porier : Sanofi-Aventis acquiert l'américain Chattem, Le Monde 22.12.09 (Sanofi-Aventis a annoncé, lundi 21 décembre, l'achat pour 1,9 milliard de dollars (1,3 milliard d'euros) de Chattem, l'un des leaders des médicaments vendus sans ordonnance aux Etats-Unis. Avec les reprises de dettes, le montant de la facture atteint 2,2 milliards de dollars. Cette société familiale du Tennessee, qui compte 488 salariés, a réalisé au cours de son dernier exercice fiscal (achevé le 30 novembre) un chiffre d'affaires de 455 millions de dollars. Ses marques les plus connues sont les antidouleurs IcyHot, les soins dentaires Act Total et les shampooings antipelliculaires Selsun Blue.)

 

Laurence Girard : Les géants des produits de grande consommation cherchent la bonne formule, Le Monde 26.09.09 (Unilever, le fabricant du savon Dove, du thé Lipton et des glaces Ben&Jerry's, a décidé d'ajouter de nouvelles marques à son portefeuille. Il a dévoilé son intérêt pour l'activité d'hygiène personnelle de l'américain Sara Lee. Pour s'emparer des déodorants Sanex ou des produits de bain Radox, le groupe anglo-néerlandais est prêt à débourser 1,28 milliard d'euros en liquide. Cette transaction s'inscrit dans une redistribution des cartes entre les acteurs des biens de grande consommation. Fin août, l'américain Procter&Gamble cédait ses activités pharmaceutiques à l'irlandais Warner Chilcott. Puis, le deuxième groupe agroalimentaire mondial, l'américain Kraft Foods, tentait de croquer son concurrent britannique Cadbury. Enfin, le groupe de boissons japonais Suntory s'est dit prêt à avaler Orangina-Schweppes. )

Les plus grandes fusions dans le secteur pharmaceutique : Voici le classement des douze opérations les plus coûteuses (en $US) compilées par l'AFP. (Le devoir, 10 mars 2009)

  • - Fusion de Pfizer et Warner-Lambert (2000): 85 milliards
  • - Rachat de SmithKline Beecham par Glaxo Wellcome (2000) et naissance de Glaxo SmithKline: 76 milliards
  • - Rachat d'Aventis par Sanofi-Synthélabo (2004) et naissance de Sanofi-Aventis: 73 milliards
  • - Rachat de Wyeth par Pfizer (en cours): 68 milliards
  • - Rachat de Pharmacia par Pfizer (2003): 60 milliards
  • - Rachat des activités pharmarceutiques de Monsanto par Pharmacia & Upjohn (2000): 52 milliards
  • - Rachat de la totalité de Genentech par Roche (en cours): 43 milliards
  • - Rachat de Schering-Plough par Merck (en cours): 41 milliards
  • - Fusion entre Astra et Zeneca (1998) et naissance d'AstraZeneca: 37 milliards
  • - Fusion de Sandoz et Ciba-Geigy (1996) et naissance de Novartis: 27 milliards
  • - Rachat de Schering par Bayer (2006); fusion entre Hoechst et Rhône-Poulenc (1999): 21 milliards

Pierre Avril : Bruxelles traque les grands de la pharmacie, Le Figaro, 28/11/2008 («Le développement de médications nouvelles et moins onéreuses est parfois bloqué ou retardé, entraînant un coût significatif pour le système de santé, les consommateurs et les contribuables», a dénoncé à Bruxelles, la commissaire à la Concurrence, Neelie Kroes)

Le secteur de l'énergie en Europe

Emmanuel Grasland, GDF Suez veut construire un réacteur nucléaire dans la vallée du Rhône, Les Echos 24.02.2010 (GDF Suez demande à l'Etat de lancer la construction d'un réacteur Atmea d'environ 1.000 mégawatts dans la vallée du Rhône. Le groupe de Gérard Mestrallet plaide pour une mise en service peu après 2020. Il propose qu'EDF soit associé à hauteur d'un tiers dans la société en charge du projet.)

Grande Bretagne - Guillaume Errard : Abu Dhabi vise le réseau britannique d'EDF, (le figaro.fr) 28/12/2009 (Un fonds d'Abu Dhabi, ADIA, lorgnerait sur les activités britanniques d'EDF.)

Italie : Jean-Michel Bezat : En Italie, EDF et Enel seront les maîtres d'oeuvre de la relance du nucléaire, Le Monde  29.08.09 (Discrètement, comme pour ne pas réveiller une opinion publique toujours hostile, EDF et le groupe d'électricité italien Enel resserrent leurs liens pour s'imposer comme les maîtres d'oeuvre du retour du nucléaire en Italie, qui y avait renoncé par référendum en 1987. Depuis l'adoption en juillet au Sénat d'une loi gommant ce rejet, la voie est libre politiquement. Le premier réacteur pourrait entrer en service en 2020, à moins que des oppositions locales ne retardent ou n'empêchent cette "renaissance".)

Pierre Gadonneix, PDG d'EDF, a annoncé le rachat pour 4,5 milliards de dollars (3,1 milliards d'euros) de 49,9 % des activités nucléaires de Constellation Energy Group, qui exploite cinq réacteurs dans les Etats du Maryland et de New York, pour une puissance totale de 3 869 mégawatts (MW). Le rachat de Constellation marque une étape importante dans la stratégie internationale du groupe français. La somme déboursée par EDF peut paraître importante, mais compte tenu du potentiel de développement de l'électronucléaire aux Etats-Unis, l'investissement devrait être payant. Les Etats-Unis représentent le premier marché mondial pour l'énergie nucléaire. Il y a actuellement 104 réacteurs en fonctionnement, et il devrait y en avoir encore plus dans quelques années. Les Etats-Unis ne sont pas le seul "pays cible" pour EDF. En Grande-Bretagne, EDF a racheté il y a quelques semaines British Energy, qui exploite l'essentiel des centrales nucléaires britanniques, pour plus de 15 milliards d'euros. C'était la plus grosse acquisition de l'histoire d'EDF. Comme aux Etats-Unis, EDF compte construire outre-manche des réacteurs de troisième génération, l'EPR, déjà en chantier en Finlande et à Flamanville (Manche). Des EPR doivent également être construits en Chine. Quatrième pays cible, l'Afrique du Sud a fait défaut ces derniers jours. Johannesburg vient de suspendre son programme nucléaire, en raison des coûts, mais aussi de la confusion politique qui règne dans le pays. Enfin, en Italie, le gouvernement Berlusconi compte relancer le nucléaire, qui était gelé depuis un référendum en 1987.. Jean-Michel Bezat, Le Monde, 18 décembre 2008

EDF met enfin la main sur British Energy avec Centrica  : La direction de l'exploitant britannique de centrales nucléaires (BE) a accepté l'offre de l'électricien français. Après l'échec d'une première tentative fin juillet, l'OPA coûtera entre 15,2 et 15,7 mds d'€, selon le type d'offre retenu par les actionnaires, a indiqué EDF mercredi. De son côté, le gazier britannique Centrica, qui avait proposé de fusionner avec BE en cas d'échec d'EDF, a indiqué discuter avec le groupe français d'une prise de participation de 25 % dans la nouvelle entreprise. En rachetant BE, qui possède huit des dix centrales nucléaires du pays, EDF accède à un marché nucléaire prometteur, que le gouvernement britannique a décidé, en janvier, de relancer. Cette opération "permet au groupe EDF de se développer de façon significative au Royaume-Uni, l'un de ses marchés-clés", a déclaré Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF. Le premier ministre britannique, Gordon Brown a salué le fait que "le renouveau du nucléaire devienne une réalité", et le ministre des entreprises John Hutton a indiqué mercredi qu'EDF avait l'intention de construire quatre nouveaux réacteurs nucléaires au Royaume-Uni. L'opération avec BE compense le revers essuyé par EDF aux Etats-Unis la semaine dernière. Son partenaire américain, Constellation Energy, a choisi d'être racheté par le milliardaire Warren Buffett et non par le groupe français. (Le Monde, 24.09.2008)

Royaume-Uni : Jean-Michel Bezat : EDF est bien placée pour racheter l'opérateur nucléaire British Energy, Le Monde 08.05.08

Espagne : Jean Quatremer : Aznar l'Ibère veut l'Europe libérale. Il vise l'ouverture des marchés de l'électricité et du gaz. Libération 02 février 2002

Problèmes généraux de l'industrie automobile

  Les déboires de Toyota font des heureux : Ford et General Motors ont tous deux enregistré une hausse sensible de leurs ventes aux Etats-Unis de véhicules neufs en janvier, alors que Toyota, subissant le contrecoup du rappel de millions de véhicules, a vu les siennes reculer de près de 9 %. Nissan a apparemment également profité des déboires de son grand concurrent japonais puisqu'il a fait état mardi de ventes en hausse de 16 % pour le mois dernier. Le Monde, 03.02.2010

Presseurop Industrie automobile : Bonne pour la casse ? 22 janvier 2010 (L'annonce de la fermeture de l'usine Opel d’Anvers, en Belgique, souligne la crise du secteur en Europe. Au-delà de la conjoncture économique, la presse s’interroge sur l’avenir d’un modèle industriel crucial pour le continent. )

Michael Renner : Winds of Change in the U.S. Auto Industry, Worldwatch Institute May 21, 2009

Le Monde : L'automobile, une industrie à réinventer, Thématique publiée le 05.03.09 (Les constructeurs aux équipementiers, la crise touche le secteur automobile de plein fouet. Pour faire face, les industriels mettent la production au ralenti. Aux Etats-Unis et en Europe, où des millions d'emplois sont concernés, les gouvernements lancent d'importants plans de soutien. Le caractère protectionniste de certaines mesures alimente néanmoins le malaise. Et l'avenir paraît d'autant plus menacé que la concurrence chinoise et indienne s'exacerbe. Pour sortir de la tempête, les industriels doivent réinventer l'automobile. La bataille de la voiture propre a commencé.)

Le monde.fr - 26.02.09

Anne-Sophie Galliano : Qui veut encore de la Formule 1? 20minutes.fr 5 dec. 2008

Christine Murris : Automobile le grand tournant : Se transformer pour survivre… Valeurs actuelles, , le 27-11-2008 (L’industrie automobile cale partout et appelle à l’aide. Le marché attend des voitures compactes, peu chères et surtout propres.)

Aurore Pétain  Les principaux constructeurs automobiles, JDF , 22.10.2008 (Dans ce contexte de crise des marchés financiers, le paysage des constructeurs automobiles est bouleversé. En un an, tous les grands constructeurs mondiaux ont vu leurs titres chuter de 38% à 83%. En revanche, Volkswagen gagne presque 60%.)

Peter Wynn Thompson : Saying Goodbye to the S.U.V. Photos for The New York Times, 2008.10.26

Airy Routier : Automobile, le temps des délocalisations : France, ta bagnole fout le camp... Le Nouvel Observateur 18.09.2008 (Déclin de la production en France, progression à l'étranger : pour coller aux marchés, mais aussi pour préserver leurs marges et complaire aux actionnaires, les constructeurs français délocalisent massivement. Exception : Renault qui pourrait annoncer la fabrication en France de la Logan, la star de sa gamme)

Stéphane Lauer : Le choc pétrolier bouleverse l'automobile, Le Monde 20.06.08 (La folie qui s'est emparée du marché pétrolier est en train de bouleverser l'automobile mondiale. Quoi de plus logique : cette industrie, née du pétrole à la fin du XIXe siècle, a prospéré grâce au pétrole et elle est obligée de se repenser à cause du pétrole. Après un siècle sous perfusion, le sevrage s'annonce douloureux. A la clé, une révolution comme le secteur n'en a jamais connu.)

Eric Leser : A Flint, berceau de l'automobile américaine, un monde s'écroule, Le Monde 28.11.05

David Revault d'Allonnes : A l'Est, les billets de l'auto : L'Europe centrale, cible des constructeurs mondiaux, Libération 09 janvier 2004 (Face à des constructeurs convaincus qu'ils tiennent un nouvel eldorado automobile, ces pays qui vont entrer dans l'UE sont prêts à tout pour accueillir des investissements colossaux. Aperçu de cette guerre commerciale sans merci dans les zones industrielles slovènes, tchèques et polonaises.)

 

 

La stratégie des différents constructeurs

 

Daimler

Le pilote allemand Michael Schumacher, retraité des circuits depuis trois ans, va faire son retour en Formule 1 dans la nouvelle écurie Mercedes, a annoncé le directeur sportif du constructeur. Le pilote allemand, qui aura 41 ans en janvier, s'était retiré de la compétition en 2006. Le monde 23.12.2009

Forte baisse des performances de Daimler en 2008 : La crise touche aussi les véhicules de luxe. Daimler Group, le constructeur automobile allemand haut de gamme, qui produit aussi des bus et des camions, a vu son bénéfice net chuter de 65 % à 1,4 md d'€ en 2008, plombé par la chute des marchés automobiles et par sa participation dans l'américain Chrysler. Il a ainsi manqué les objectifs qu'il s'était fixés, et qu'il avait pourtant révisés par deux fois à la baisse. Son bénéfice d'exploitation (Ebit) atteint 2,7 mds d'€, contre une prévision jusque là de plus de 6 mds. Résultat net négatif au 4e trimestre Le groupe qui produit notamment les Mercedes-Benz, les Smart et les Maybach a vu aussi ses ventes reculer en 2008 à 95,9 mds d'€, contre 99,4 mds l'année auparavant. Au 4e trimestre de l'année dernière, la situation s'est aggravée, avec l'effondrement du marché européen. Le CA a chuté de 12 % à 23,2 mds d'€ en 2008, contre 26,5 mds d'€ au 4e trimestre de 2007. Pire, le résultat net est devenu négatif, passant de près de + 1,7 md d'€ à - 1,5 md d'€. Sur ce 4e trimestre, les ventes de Daimler Group ont chuté de 17 % à un peu plus de 480 000 unités, dont -22 % pour les Mercedes-Benz. Sur l'année 2008, le nombre d'unités vendues recule de 1 % à 2,07 millions. Seuls les ventes de camions (+ 1 %) et de bus (+ 4 %) ont augmenté. Concernant les perspectives, le groupe souligne "la grande incertitude sur la durée et l'ampleur de la crise". "La demande globale pour les automobiles pourrait baisser de 10 % en 2009 comparé avec l'année précédente". Les unités vendues devraient "baisser significativement en 2009". (Le Monde, 17 février 2009)


Fiat

   "Une restructuration sérieuse du secteur est absolument nécessaire pour le rendre viable économiquement" : C'est ce qu'a jugé hier le patron de Fiat et de Chrysler, Sergio Marchionne, devant le Peterson Institute for International Economics, un centre de réflexion de Washington. "Malheureusement, on ne s'est pas attaqué au problème central des surcapacités" de production, a-t-il déploré. M. Marchionne a évalué les capacités de production mondiales du secteur à 94 millions de véhicules par an, soit environ 30 millions de plus que ne peut absorber le marché. "Jusqu'à présent, l'intervention la plus importante a été faite en France, où Peugeot-Citroën et Renault ont reçu des aides d'Etat atteignant près de 8,5 milliards d'euros", a dénoncé le patron du groupe italien. Il a qualifié ces aides de "dangereuses" car les constructeurs qui n'en bénéficient pas, comme Fiat, "doivent lutter avec les mains attachées derrière le dos". Le Monde 8 décembre 2009

Willy Boder : Fiat veut conquérir l’Amérique via Chrysler, Le temps, 18 août 2009 (Sergio Marchionne veut faire d’une pierre deux coups avec la reprise du constructeur américain. La Fiat 500 sera construite au Mexique dans une usine Chrysler. «Je n’ai aucun doute à ce sujet. Chrysler sera bénéficiaire.» Sergio Marchionne, 57 ans, nouveau patron du troisième constructeur américain, s’est présenté, le 22 juillet lors de la publication des résultats semestriels de Fiat, comme le sauveur de Chrysler. Mais cet objectif n’est de loin pas le seul de celui qui incarne le renouveau de Fiat dont il a repris le commandement il y a cinq ans.)

Raffaella Polato : Fiat vole au secours de Chrysler, Corriere della Sera via Courrier international - 21 janv. 2009 (L'annonce, le 20 janvier, du rachat de 35 % du constructeur américain Chrysler par Fiat a crée la surprise au sein du monde de l'automobile, en proie à une crise sans précédent.)


Ford

Ford vend Volvo au chinois Geely : L’accord a été finalisé ce mercredi. La filiale suédoise de Ford va devenir chinoise. Ford Motor Co., numéro deux de la construction automobile aux Etats-Unis, avait déclaré en octobre qu’il considérait Geely comme étant le meilleur repreneur de Volvo Cars. Le constructeur privé chinois aurait proposé deux milliards de dollars pour l’acquisition de Volvo cars. Ford avait acquis la totalité du capital de Volvo Cars en 1999 pour 6,4 milliards de dollars. Le constructeur américain avait indiqué avoir mis Volvo en vente en décembre 2008. AFP 23.12.2009

Ford renoue avec les bénéfices : "Ford annonce 1 milliard de dollars de bénéfice et donne des signes de redressement", titre le quotidien de Detroit. Le 2 novembre, le constructeur automobile a annoncé avoir engrangé un juteux bénéfice opérationnel au troisième trimestre 2009, résultat de ses efforts de restructuration. Pourtant Ford, s'il a évité la mise en faillite comme GM et Chrysler, "reste fortement endetté" et n'est pas sorti d'affaire, ses bons résultats provenant pour partie d'une restructuration de sa dette, souligne le journal, The Detroit News via courrier ninternational, 3.11.2009

Le constructeur automobile, en restructuration en Amérique du Nord, doit trouver un modèle économique plus rentable et pourrait envisager des alliances pour sortir de la crise, a indiqué son PDG selon un "mémo" interne adressé à ses 300 000 employés. Bill Ford aurait récemment contacté le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, pour lui faire part de son intérêt pour une alliance à trois si jamais les actuelles négociations entre Renault-Nissan et l'américain General Motors en vue d'un rapprochement devaient achopper. Selon Newsweek, il lui aurait même proposé son siège. Ford, avec une perte nette de 1,13 milliard d'€ sur le 1er semestre, prévoit la fermeture de 14 usines et la suppression de 30 000 emplois d'ici à 2012. (Le Monde 2006-09-04 )

 


  G.M.

Saab passe dans des mains néerlandaises : Le groupe néerlandais Spyker Cars rachète Saab à General Motors, rapporte le Svenska Dagbladet. La Banque européenne d'investissement a donné son feu vert à l'emprunt demandé. Le gouvernement suédois devrait accepter de se porter garant de cet emprunt, 25.01.2010

Olivier Truc : Faute de repreneur, General Motors envoie le suédois Saab à la casse, Le Monde 19.12.09 (La nouvelle a pris de court toute la Suède. Le constructeur automobile américain General Motors a annoncé la fermeture "aussi rapidement que possible" de sa filiale suédoise Saab. C'est un choc énorme en Scandinavie. Près de 8000 emplois sont affectés dans l'est de la Suède : 3500 salariés des usines Saab et plus de 4000 chez les sous-traitants. )

 Le Monde.fr : Le feuilleton General Motors-Opel, 02.12.09 (Coup de théâtre : General Motors (GM) ferait aujourd'hui son possible pour garder Opel dans son giron, après avoir voulu céder une participation majoritaire dans sa filiale en difficulté, qui emploie vingt-six mille personnes en Allemagne et que le groupe américain possède depuis 1929. Retour sur les épisodes précédents.)

 La justice américaine donne son feu vert au plan de restructuration de GM : Un juge du tribunal fédéral des faillites de Manhattan a approuvé, le 5 juillet, le plan de restructuration du groupe automobile General Motors visant à vendre ses meilleurs actifs à une nouvelle entité soutenue par l'Etat. Avec ce feu vert judiciaire, GM et l'administration Obama vont maintenant tenter de finaliser la création du "nouveau GM" dès lundi ou mardi, indique le Wall Street Journal. La décision est assortie d'un délai d'exécution de quatre jours qui permettra aux parties qui le souhaiteraient de faire appel du jugement. Aux termes de ce projet, GM, qui s'est placé le 1er juin dernier sous la protection de la loi sur les faillites, céderait ses actifs les plus porteurs, dont ses marques Chevrolet et Cadillac, à une nouvelle entité au capital largement détenu par les pouvoirs publics américains et canadiens. Dans son avis de quatre-vingt-sept pages, le juge Robert Gerber se dit d'accord avec le plan de restructuration de GM, dont il pense qu'il est nécessaire à la préservation de son activité. Le juge Gerbert indique avoir examiné environ huit cent cinquante objections au plan de restructuration, soulevées par des actionnaires, des créanciers et des retraités du groupe, et a conclu qu'elles n'étaient pas valables à ses yeux. Il souligne l'urgence d'agir, affirmant que "les autres solutions qu'une vente se sont révélées infructueuses, et n'offrent aucun espoir de réussite désormais". "GM est désespérément insolvable, et il n'y a plus rien à faire pour les actionnaires. Et si GM est liquidé, il n'y aura non seulement plus rien pour les actionnaires ; il n'y aura plus rien pour les créanciers de la dette garantie", a-t-il considéré. L'ancien numéro un mondial de l'automobile a déjà dû opérer des choix douloureux, en fermant de multiples concessions aux Etats-Unis ainsi que treize de ses usines pour une durée maximale de onze semaines. Le plan de sauvetage du groupe, qui prévoit le versement de 60 milliards de dollars de fonds publics à GM, est contesté par les opposants à l'intervention de l'Etat américain, mais aucune proposition concurrente de reprise n'a été formulée. Les marques Hummer et Saturn sont mises en vente et Pontiac va disparaître. Outre les 60 % détenus par le Trésor américain, le capital du "Nouveau GM" se partagerait entre le syndicat des ouvriers de l'automobile (United Auto Workers), à 17,5 %, les pouvoirs publics canadiens, à 12 %, et les créanciers obligataires, à 10,5 %. Le bon déroulement de la vente marquerait un deuxième succès en un mois pour l'équipe de la Maison Blanche chargée du secteur automobile par le président Barack Obama, après la cession de Chrysler à un consortium emmené par l'italien Fiat . Sources : Lemonde.FR - AFP - Reuters 6 juillet 2009

The Economist : The decline and fall of General Motors : Detroitosaurus wrecks, Jun 4th 2009, (The lessons for America and the car industry from the biggest industrial collapse ever)

SPIEGEL Staff : Car Crash : How Merkel's Attempt to Save Opel Went Awry, Spegel online 09/01/2009 (German Chancellor Angela Merkel has run into problems with her attempt to save the troubled German carmaker Opel: The US government doesn't want a consortium featuring Russian investors to take over the GM subsidiary. Thousands of German jobs are hanging in the balance as talks drag on.)


 Honda

Après Toyota, problèmes chez Honda : Le constructeur automobile japonais va rappeler 437 763 véhicules dans le monde, pour la plupart en Amérique du Nord, en raison de coussins de sécurité risquant d'exploser et de projeter dans l'habitacle de dangereux fragments de métal. Au total, Honda aura donc rappelé 952 118 véhicules depuis 2008 à cause de ce problème d'airbag. Le Monde 10.02.2010


  PSA

  PSA va rappeler près de 100 000 voitures défectueuses. Après Toyota, c'est au tour de PSA de rappeler certains de ses véhicules. Il s'agit de Peugeot 107 et de Citroën C1, produites dans une usine tchèque qu'il détient en commun avec le constructeur japonaise. Les deux citadines du constructeur automobile français sont assemblées sur des lignes de montage de Toyota, qui produit à Kolin sa petite AYGO. Ce modèle fait partie des huit que le constructeur japonais a décidé de rappeler en Europe pour un défaut de pédale d'accélération. Or, la quasi-totalité des composants des trois modèles sont les mêmes, ce qui explique que PSA soit également obligé de rappeler des voitures. Le Monde avec AFP - 30.01.10

Nathalie Brafman : Le rapprochement entre Peugeot Citroën et Mitsubishi suscite des craintes, Le Monde 04.12.09 (Trop tôt ? Trop risqué ? Après l'annonce de négociations avancées par PSA Peugeot Citroën pour prendre le contrôle de Mitsubishi (Le Monde du 4 décembre), l'euphorie semble être retombée. En hausse de 4 % à l'ouverture de la Bourse, jeudi, l'action Peugeot s'est finalement repliée de 2,7 %, réalisant la plus forte baisse du CAC 40.)

Chine: PSA inaugure une nouvelle usine : Le groupe PSA Peugeot Citroën inaugurait mardi une nouvelle usine à Wuhan, à l'heure où le premier site du constructeur français, également dans cette ville industrielle du centre de la Chine, tourne à plein régime, selon le groupe. PSA prévoit de vendre 270 000 véhicules de ses deux marques cette année, via DPCA, sa co-entreprise avec Dongfeng, contre 180 800 l'an dernier, soit une hausse de près de 50 % en glissement annuel, affirmait récemment à des journalistes son directeur pour la Chine, Claude Vajsman. La nouvelle usine de sa co-entreprise chinoise, dont l'ancien président français Jacques Chirac avait posé la première pierre en octobre 2006, permettra la production de 150 000 véhicules supplémentaires par an, portant sa capacité totale de production à 450000 (Le monde, 17.11.2009)

Airy Routier : Peugeot Citroën : Offensive sur Mitsubishi, Le Nouvel Observateur 10.11.2009 (La prise de contrôle du japonais est la première étape de la mondialisation du deuxième constructeur européen)


Renault

Renault va relocaliser la production de la Clio :Le constructeur automobile français a confirmé qu'il allait créer 400 nouveaux emplois sur son site de Flins (Yvelines) pour produire la voiture Clio. "Pour répondre à la hausse de la demande commerciale, suite aux primes à la casse en Europe, Renault augmente la production de Twingo et Clio, nécessitant des ajustements industriels. "L'usine de Flins produira à nouveau des Clio Campus, en plus des Clio III, de juin à octobre 2009, et Novo Mesto assemblera ainsi davantage de Twingo", indique le groupe. Le secrétaire d'Etat à l'industrie, Luc Chatel, avait annoncé vendredi matin sur Europe 1 cette relocalisation. Pour Fabien Gache, délégué central CGT de Renault, "c'est une bonne nouvelle mais ce n'est pas lié à une décision politique de l'entreprise de vouloir réintégrer les fabrications en France mais parce que Renault n'a pas le choix (...) Aujourd'hui, les capacités de production en Solvénie sont beaucoup trop faibles". Le Monde 20.03.09

 

Les effectifs de Renault dans le monde - Le Monde 20.03.09


  Toyota

Toyota perd du terrain en Amérique : Le constructeur automobile a enregistré une baisse de 8,7 % de ses ventes sur le marché américain en février. Une conséquence logique de ses problèmes liés au rappel massif de ses véhicules, note le Mainichi Shimbun. Selon les statistiques publiées par la société américaine Autodata, avec 100 000 ventes, le groupe enregistre son pire résultat depuis 1998 pour un mois de février. Ce recul du numéro un mondial contraste avec l'amélioration de la situation de ses rivaux, en particulier Ford, dont les ventes ont progressé de 43,5 % au mois dernier, souligne le quotidien japonais. C.I. 03.03.2010

Le patron de Toyota traîne les pieds pour s'expliquer : Près de 9 millions de véhicules rappelés dans le monde et aux Etats-Unis, des plaintes qui se multiplient pour défaut de freinage ou d'accélérateur, des procès qui menacent à l'horizon... Le Congrès américain a prévu une série d'audiences pour tenter de comprendre quand et dans quelle mesure Toyota a saisi l'ampleur du problème. Or, depuis le Japon, Akio Toyoda, le PDG du constructeur automobile, a de nouveau fait savoir, le 17 février, qu'il ne comptait pas venir témoigner en personne, rapporte le quotidien tokyoïte., 18.02.2010 - Yomiuri Shimbun

Les problèmes s'accumulent pour Toyota : La réputation de fiabilité et de qualité de Toyota en a pris un coup, relève le quotidien londonien. Le 3 février, Tokyo a demandé au constructeur d'enquêter, à la suite de plaintes de conducteurs nippons pour freins défectueux sur le véhicule hybride Prius. Le même jour, Ray Lahood, le ministre des Transports américain, a critiqué la lenteur de Toyota à réagir, après la constatation cet automne d'une série de problèmes d'accélérateur. Des millions de véhicules ont été rappelés dans le monde, dont plus de 180 000 au Royaume-Uni. 04.02.2010 - Financial Times

Toyota savait depuis mars 2007 On l'apprend ce lundi 1er février dans la presse nippone : Toyota savait en fait depuis mars 2007 que la pédale d'accélérateur de huit de ses modèles aux Etats-Unis était défectueuse. En mars 2007, la filiale américaine de Toyota alerte une première fois le constructeur de Nagoya : sur ses utilitaires Toundra la pédale d’accélérateur tente à rester coincée en position enfoncée. Les ingénieurs de Toyota notent qu’une pièce servant à stabiliser la pédale se dilate lorsque la température est élevée à l’intérieur du véhicule, mais qu’un rappel n’est pas nécessaire. C’est ce qu’explique le journal Asahi. Toyota remplace la pièce par une autre. Mais en décembre 2008, en Europe cette fois-ci, des clients se plaignent que la pédale cause toujours des variations brusques de vitesse. Les ingénieurs de Toyota ignorent une deuxième fois le problème. Entre-temps la même pédale provoque plusieurs accidents mortels en Amérique du Nord où Toyota réalise 57% de ses ventes globales. Le fabricant américain des pédales incriminées CTS rejette la faute sur Toyota. Les ingénieurs de Nagoya répondent : « la même pédale produite au Japon ne présente aucun problème ». RFI, 01 février 2010

Violette Robinet : Comment Toyota est sorti de la route, L'Expansion, 29/01/2010

Nathalie Brafman : Toyota rappelle des millions de voitures, sa réputation est mise à mal, Le Monde 30.01.10 (La série noire continue pour Toyota. Après avoir rappelé plus de 6 millions de véhicules aux Etats-Unis (270 000 au Canada et 75 000 en Chine) et arrêté temporairement la production de huit véhicules dans cinq de ses usines, le premier constructeur automobile mondial devrait procéder au rappel de 1,8 million de véhicules en Europe. Huit modèles sont concernés : Aygo, IQ, Yaris, Auris, Corolla, Verso, Avensis et le 4x4 Rav 4. "La plage de production de ces véhicules va de février 2005 au 5 janvier 2010", indique-t-on chez Toyota France. Au total, c'est le plus gros rappel de toute l'histoire de Toyota.)

Toyota prévoit une perte de 2,9 mds d'€ Le géant automobile japonais a fortement abaissé vendredi ses prévisions pour l'exercice 2008-2009, qu'il terminera fin mars sur une lourde perte nette de 350 mds de ¥ (2,9 mds d'€) et sur une perte d'exploitation trois fois pire que prévu (de l'ordre de 450 mds de ¥), une première en plus de 70 ans d'existence. Sur l'exercice précédent, le bénéfice net avait atteint le record de 1 717,88 mds de ¥ (11 mds d'€). "Ces résultats négatifs sont en grande partie dus à un volume de ventes de véhicules en baisse en raison de conditions de marché difficiles, notamment aux Etats-Unis et en Europe, et à la rapide appréciation du ¥ face au $ et à l'€", a commenté le vice-président exécutif de Toyota Mitsuo Kinoshita. Le Monde.fr - lettre 12-15 6 février 2009

 


  VW

Volkswagen va acheter 20 % de Suzuki : Le numéro un européen de l'automobile a annoncé mercredi qu'il allait racheter 19,9% du japonais Suzuki d'ici janvier 2010, ce dernier prenant également une participation dans le constructeur allemand. "Volkswagen et Suzuki ont signé une lettre d'intention pour établir un partenariat rapproché de long terme", annoncent les deux constructeurs. "Les entreprises prévoient une approche commune face à la demande mondiale croissante pour des véhicules plus écologiques, et espèrent des synergies dans les marchés en fort développement", indiquent-ils. Le Monde, 09.12.2009

 

 

La bataille pour Porsche

 Volkswagen et Porsche : détails réglés : Le numéro 1 européen de l'automobile, Volkswagen, a réglé tous les détails concernant le complexe rachat du constructeur de voitures de sport Porsche, a-t-il annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi. Son conseil de surveillance a approuvé l'opération, et celui de Porsche devrait faire de même vendredi. Porsche va être la dixième marque du groupe Volkswagen. Ce dernier entend racheter dans un premier temps 49,9 % de Porsche, pour la somme de 3,9 mds d'€, et ce avant la fin de l'année. La fusion complète entre les deux groupes doit être finalisée en 2011. Le Monde 11 nov. 2009

Caroline Bruneau : La fusion Volkswagen-Porsche enfin sur les rails Le figaro, 17/08/2009 (Volkswagen, qui veut ravir au japonais Toyota la place de numéro un mondial, a noué un accord avec l'émirat du Golfe qui fera de ce celui-ci, à terme, le troisième plus grand actionnaire de l'entreprise allemande.)

Wolkswagen-Porsche : Un plan de fusion par étapes, qui doit être achevé en 2011, a été validé par les conseils de surveillance des deux constructeurs le 13 aout 2009

The World from Berlin : "Wiedeking Is to Blame for the Porsche Disaster", Der Spiegel online, 07/24/2009. (Now that Porsche CEO Wendelin Wiedeking has agreed to step down the path is clear for a takeover by Volkswagen. The decision leaves VW's Ferdinand Piëch the victor in this power struggle, but German papers warn that VW's future must not be dominated by the whims of the Porsche and Piëch families.)

Paving the Way for VW Takeover : Porsche CEO Wiedeking Resigns, Der Spiegel online, 07/23/2009. (Porsche CEO Wendelin Wiedeking, who became one of Germany's highest-paid executives after turned the company around in the 1990s, has resigned. He fell from grace after a bungled attempted takeover of Volkswagen which brought Porsche to the brink of bankruptcy. It's the end of an era at the luxury sports carmaker Porsche. The once-mighty Wendelin Wiedeking is stepping down as CEO of Porsche AG.)

Yasmin El-Sharif : New CEO Michael Macht : Quiet Technocrat Takes the Reins at Porsche, Der Spiegel online, 07/23/2009. (New Porsche boss Michael Macht could hardly be more different from his outspoken predecessor, Wendelin Wiedeking. But that's no coincidence: Volkswagen, which is set to acquire Porsche AG, wants a pliable CEO at the helm. As Michael Macht replaces Wendelin Wiedeking as the CEO of Porsche AG, a new era has dawned at the luxury sports carmaker. And the contrast between the two could hardly be greater. Mustachioed Wiedeking is loud, outspoken and boorish, while Macht is clean-shaven, sophisticated and quiet.)

 

THE PORSCHE STORY

Dietmar Hawranek : The Downfall of a Corporate Upstart, Der Spiegel online, 07/22/2009. (Porsche CEO Wendelin Wiedeking turned the luxury sports carmaker around in the 1990s. But his archrival Ferdinand Piëch would put a stop to Wiedeking's grandiose scheme to take over much-larger Volkswagen. The plan would nearly bankrupt Porsche.) This is part two of SPIEGEL's history of Porsche and Volkswagen

Dietmar Hawranek : A Fierce Family Feud, Der Spiegel online, 07/21/2009. (Volkswagen looks set to acquire Porsche, the troubled German sports car manufacturer. At the core of the companies' tightly intertwined histories is a deeply divided family engaged in a power struggle worth billions -- and which could determine the fate of two of Germany's most famous carmakers.) This is part one of SPIEGEL's history of Porsche and Volkswagen

POWER STRUGGLE ENDS

Volkswagen to Acquire Porsche, Der Spiegel online, 07/18/2009. (Volkswagen is planning to purchase all of sports carmaker Porsche, which has run into massive financial problems linked to its overly ambitious plan to take control of VW. The attempted takeover, which had been financed using loans, ultimately failed because of the credit crunch and ensuing liquidity problems that almost saw Porsche go bankrupt. SPIEGEL has obtained information that Volkswagen is planning a complete takeover of beleaguered sports carmaker Porsche in a series of two transactions. The company is planning the imminent purchase of 50 percent of Porsche shares and will purchase the remaining shares in the Stuttgart, Germany-based automobile manufacturer in a second step. Once completed, Porsche will become the 10th brand in the stable of Volkswagen, the world's second-largest carmaker. )

BEETLES AND BLOODLETTING

Dietmar Hawranek : Volkswagen Changes Course, Der Spiegel online, 11/14/2006. (Ferdinand Piëch is pursuing a great goal: the billionaire, co-owner of Porsche and supervisory board chairman of VW seems to want to transform Volkswagen into a family business -- with himself as the patriarch. Chief executive Bernd Pischetsrieder was a hindrance, and has given up. Ferdinand Piëch is back in Salzburg. Last Monday he made a surprise visit to the western German city of Wolfsburg, where a new cold and climate test center was being opened at Volkswagen's main plant. That would not usually be a reason for Piëch, the supervisory board chairman of VW, to spend an hour inspecting the site with Chief Executive Bernd Pischetsrieder. The investment amounted to a paltry €30 million. But Piëch had his reasons. With him, nothing is coincidental)