Il est né le divin enfant : Lessor du bébé-business
(The New Atlantis, Washington)
Courrier international - n° 842-843 - 21 déc. 2006
Ovules, sperme et bébés sont désormais vendus chaque jour dans le monde. Le marché étant immense, il est urgent den débattre, affirme Debora Spar, professeure à Harvard et auteure dun livre événement sur le sujet.
Les bébés blancs coûtent plus cher que les bébés noirs. Les ovules dune étudiante de Columbia valent moins que ceux dune étudiante de Harvard. Ce ne sont là que quelques-unes des réalités du marché de la fertilité et de ladoption telles que les rapporte Debora Spar dans The Baby Business [Le bébé-business]. Professeure déconomie à Harvard, et ayant récemment adopté un enfant, Debora Spar décrit comment lindustrie de la fertilité et de ladoption ne représente quun seul et même marché où se vend un produit qui, pour la plupart des gens, a une valeur inestimable : un enfant. Or, affirme-t-elle, tout a un prix. Elle nous fait découvrir les rouages des cliniques et des agences qui commercialisent des enfants, et ce que des parents sont prêts à endurer pour avoir leur propre enfant.
En 2004, plus de 1 million dAméricains ont subi un traitement pour la fertilité, au point que ce secteur pèse aujourdhui 3 milliards de dollars [2,3 milliards deuros] par an. Mais le marché de la fertilité est lun des rares secteurs à fonctionner aujourdhui aux Etats-Unis virtuellement, sans aucun contrôle ni autorité de surveillance. Il est aussi simple dacheter du sperme dans une banque que dacheter des chaussures, comme lécrivait récemment le New York Times. Il ny a pas non plus de réglementation pour la commercialisation des ovules, en partie parce que la Food and Drug Administration (FDA) na pas clairement établi dans quelles conditions elle les considérait comme des tissus reproductifs. Limbroglio de lois statuant sur la maternité de substitution varie dun Etat à lautre : certains Etats interdisent la pratique tandis que dautres exigent des compagnies dassurances quelles la financent (ce qui veut donc dire que cette possibilité est toujours envisageable, il suffit pour cela dêtre prêt à se déplacer). Selon Debora Spar, labsence de restriction sur le marché de la fertilité est en partie le reflet de lattitude généralement laxiste des Etats-Unis vis-à-vis de la réglementation. Mais ce vide a une autre explication, plus importante, que les Américains semblent souvent peu enclins à admettre ou à regarder en face : la gêne intrinsèque que suscite en nous le marché des bébés. Réglementer le secteur de la fertilité reviendrait à répondre à certaines questions particulièrement brûlantes : Quand commence la vie ? Dans quelles circonstances serait-il juste dy mettre fin ? Dans quelle mesure notre identité est-elle déterminée par nos gènes ? Le business des bébés nous confronte à des dilemmes plus précis, de nature apparemment technique, mais dont les implications sont plus profondes : Faut-il avoir recours à la fécondation in vitro pour aider une femme de 63 ans à concevoir ? Faut-il autoriser les médecins à implanter des embryons multiples pour accroître la chance de réussite, même si cette pratique augmente la probabilité de jumeaux ou de triplés, et par conséquent le risque de malformations ou de prématurés ? Faut-il que les parents aient le droit de ne pas choisir ce que lon définit comme des embryons défectueux ?
Comme si notre répugnance à aborder ces questions ne constituait pas un obstacle suffisant, nous ne tenons guère non plus à reconnaître que le marché des bébés est ce quil est : un business. Personne ne veut imaginer que lenfant puisse être un produit. Nous aimons croire que certaines choses restent hors de portée du marché et de la science, que largent ne peut pas tout acheter, écrit Debora Spar. Une conviction qui ignore tout simplement la nouvelle réalité. Vous voulez un meilleur bébé ? lance Debora Spar. Eh bien, si vous êtes prêts à y mettre le prix, vous pouvez vous en acheter un. Nous usons deuphémismes pour masquer ce qui se passe vraiment sur le marché des bébés, mais cela ne veut pas dire quil ny a pas de tarifs. Nous disons que les femmes font don de leurs ovules, que les mères porteuses offrent leur matrice à dautres familles. Les cliniques prétendent uniquement indemniser chaque femme pour le temps et les efforts quimplique un don dovule. On veille à ce que les orphelins trouvent des parents adaptés. Mais, derrière ces circonlocutions, le marché, lui, prospère. Personne ne ladmettra, mais certains enfants coûtent plus que dautres, et les négociants et les producteurs qui proposent des produits supérieurs peuvent afficher des prix époustouflants. Les mères porteuses peuvent empocher de 10 000 à 75 000 dollars. Le prix des ovules séchelonne de 3 000 à 100 000 dollars, si la donneuse dispose des bons gènes, comme le prouvent [sic] ses résultats scolaires, une taille au-dessus de la moyenne, des capacités musicales ou athlétiques. En 2004, ladoption dun enfant russe blanc coûtait environ 15 000 dollars, tandis que le prix dun petit Ethiopien noir natteignait que 6 700 dollars.
Les cliniques nont pas honte de se plier à ces caprices. Leurs brochures ressemblent à des menus virtuels à partir desquels les parents peuvent choisir les donneurs dovules et de spermatozoïdes en fonction des caractéristiques quils souhaitent. Les cliniques fournissent les profils des donneurs, qui comportent des questionnaires exhaustifs, des entretiens enregistrés, et même les impressions du personnel. Les établissements veillent à respecter certains critères de beauté. Quelques-uns se spécialisent dans une poignée de types exotiques (Asiatiques du Sud, roux), mais la plupart des donneurs sortent du moule aryen, la peau blanche, blonds, les yeux bleus. Et, à en juger par la politique des cliniques, Randy Newman avait raison : les petits nont aucune raison de vivre. [Randy Newman est un auteur-compositeur-interprète américain, qui a composé un album intitulé Little Criminals en 1977.] Dailleurs, sur le marché des bébés, ils nont aucune chance : les banques de sperme refusent les donneurs de moins de 1,80 m.
Aussi dérangeantes quelle juge ces tendances, Debora Spar tente de garder un regard réaliste et honnête sur la tentation de la sélection des caractéristiques de nos enfants. Car après tout, qui ne désire pas le meilleur pour ses enfants ? Debora Spar elle-même a dû se poser ces questions lorsquelle a décidé dadopter une petite fille, expérience qui la inspirée pour lécriture de The Baby Business. Dans un article paru dans le New York Times, elle raconte avoir dû regarder sur Internet des centaines de photos denfants à adopter (bébés chinois abandonnés, petits Russes handicapés, ados américains issus de lassistance publique) dont beaucoup attendaient depuis des années dêtre accueillis dans un foyer. Un vrai crève-cur que cette recherche, notamment lorsque Debora Spar sest prise, aussi étonnée que consternée, à évaluer et à comparer ces enfants comme autant de produits à vendre. Comment choisissez-vous un enfant qui existe déjà ? Que choisissez-vous ? sinterroge-t-elle. Sil y a des photos, vous vous retrouvez inévitablement à choisir en fonction de lapparence : brune contre blonde, petit contre grand. Ce procédé est particulièrement cruel pour les petites filles : cest un concours de beauté qui sort une petite créature de lorphelinat pour y laisser toutes les autres. Debora Spar a finalement décidé de laisser lagence choisir pour elle, même si elle reconnaît avoir un peu appréhendé le moment où elle verrait pour la première fois lenfant sélectionné.
Parallèlement, écrit Debora Spar, la science rend de plus en plus vraisemblable lidée de maîtriser la génétique de notre progéniture. Lauteur plonge ainsi dans le débat sur le diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), une technique qui permet de détecter chez les embryons diverses pathologies et difformités héréditaires comme la maladie de Tay-Sachs ou le syndrome de Down [trisomie 21]. Le DPI soulève des questions déchirantes aussi bien pour les utilisateurs que pour les établissements médicaux : quest-ce quun enfant défectueux ? Quelles sont les infirmités assez douloureuses et débilitantes pour rendre un être indigne de vivre ? Que se passera-t-il si, à lavenir, des tests permettent de détecter les gènes caractérisant des syndromes et maladies plus tardifs, comme Parkinson ou Alzheimer ?
Debora Spar sintéresse plus particulièrement aux répercussions eugénistes du DPI. En nous familiarisant avec la perspective de pouvoir choisir les enfants en fonction de leur santé, nous devenons aussi plus perméables à lidée de les choisir en fonction dautres facteurs, tels que lintelligence, la beauté ou une silhouette athlétique. Dailleurs, raconte-t-elle, le gros de la demande de DPI provient déjà non de parents soucieux déviter des maladies génétiques, mais de parents désirant choisir le sexe de leur enfant. Dans une clinique en particulier, ce sont 70 % des parents qui déboursent 18 000 dollars pour pouvoir choisir le sexe grâce à des conseils, un diagnostic et des techniques de fécondation in vitro. Ce même établissement, raconte-t-elle, croule sous les appels téléphoniques et les courriels de clients potentiels désirant choisir certains traits spécifiques. Ce à quoi le directeur leur répond de rappeler dans cinq ou dix ans.
Nous ne pourrons plus nous contenter de faire lautruche
La complexité morale du bébé-business apparaît jusque dans la question du clonage. Pour linstant, écrit Debora Spar, en dehors de sectes bizarres comme les raéliens et un milliardaire mégalomane, il ny a pratiquement pas de marché pour le clonage dun être humain. Lidée même fait fuir la plupart dentre nous. On pense aussitôt aux dystopies de la science-fiction, comme The Boys from Brazil [Ces garçons qui venaient du Brésil, avec Gregory Peck et Laurence Olivier, en 1978] ou Le Meilleur des mondes. Mais, à en croire Debora Spar, lunanimité dans le rejet du clonage pourrait bien céder si la technique est adoptée par des couples qui cherchent à assouvir le plus banal des désirs humains. Spar donne lexemple dun couple dont le partenaire masculin est incapable de produire du sperme [aspermie]. Des scientifiques pourraient prélever une cellule de son organisme et injecter son noyau dans un ovule de sa femme, produisant ainsi un enfant qui naurait que lADN du père. En dautres termes, le clone du mari, leur enfant à tous les deux, né après neuf mois de grossesse.
En outre, le clonage nest pas la seule possibilité technique radicale qui sannonce. Ainsi, deux homosexuels pourraient un jour concevoir un enfant en créant un embryon à partir de lun dentre eux : en récoltant ses cellules souches, en transformant ces cellules en spermatozoïdes ou en ovules et en fusionnant ces gamètes artificiels avec les gamètes naturels de lautre partenaire pour obtenir un embryon prêt à être implanté.
Mais au-delà même de ces solutions encore hypothétiques, le vrai défi moral pourrait venir de parents qui ne peuvent pas avoir denfant et de médecins prêts à uvrer pour réaliser leurs rêves autant dire par des voies éminemment respectables. Comme cela a été le cas lors de la polémique suscitée par les premières fécondations in vitro, on accusera les anticlonage de ne pas avoir de cur. Comme la dit à Debora Spar une femme stérile, quand on ne peut pas faire denfant biologiquement, cest comme si on était face à la mort presque comme si une moitié de vous devait mourir parce quavoir des enfants est lune des seules manières quont les gens daccepter quils sont mortels. Une autre lui a dit : Je sais que [le clonage] a mauvaise presse. Mais [ ] si cest le seul moyen pour certaines personnes davoir leur propre enfant et si elles sont prêtes à en prendre le risque, elles devraient avoir le droit de le faire. Une fois que le premier clone apparemment sain sera né de deux parents aimants, les anticlonage passeront pour des gens qui naiment pas les enfants.
Debora Spar soulève bien des interrogations morales, sans apporter beaucoup de réponses. Elle émet toutefois quelques recommandations des études au long cours sur les effets sanitaires des dons dovules, une réglementation obligeant les médecins à fournir aux patients toute linformation quant aux risques et au taux de succès des divers traitements. Bon nombre de ces suggestions ont déjà été faites par le Conseil américain de bioéthique dans son rapport de 2004. Debora Spar estime quil faudrait obliger les mutuelles à couvrir les traitements contre la stérilité, mais elle ne donne aucun conseil quant aux problèmes sur lesquels il va falloir trancher. Couvrira-t-on les couples homosexuels, qui ne sont pas stériles à proprement parler, mais ne peuvent pas avoir leurs propres enfants ? Une femme qui se consacre à sa carrière et qui veut attendre le plus tard possible pour fonder un foyer bénéficiera-t-elle de cette couverture ?
La réticence de Debora Spar nest pas de lindifférence morale. De fait, elle fustige les libertaires et libéraux à tout crin, qui refusent toute réglementation du baby business, estimant que les choix des parents quant au clonage ou aux manipulations génétiques relèvent strictement de leur vie privée, au même titre que lavortement et la contraception. Pourtant, Debora Spar ne mâche pas non plus ses mots envers les tenants de la morale qui refusent tout en bloc qui interdiraient toute procréation assistée et excluent tout débat sur les nouvelles techniques par des déclarations pieuses sur les dangers de jouer à Dieu. Désormais, nous fabriquons des bébés, écrit-elle, et nous ne pouvons pas nous contenter de mettre la tête dans le sable.
Au lieu de cela, Debora Spar est convaincue que la société doit résolument faire face à cette réalité. Plutôt que de maintenir les questions délicates hors du champ de la politique dépolitiser la question, comme on dit dans le jargon actuel , il faut un vrai débat, une vraie participation des citoyens, une législation digne de ce nom. Bref, il faut que la politique sen mêle. A cet égard, son livre joue un rôle important, car il jette un coup de projecteur indispensable sur un secteur que les citoyens devraient surveiller de plus près.
Tête chercheuse
Debora Spar est professeure à la Harvard Business School. Son dernier livre, The Baby Business (non traduit), publié aux éditions de Harvard, a été unanimement salué par la presse outre-Atlantique comme un document important sur le sujet.
Catalogue
Sperme : environ 275 dollars la dose.
Ovule : de 2 500 à 50 000 dollars pièce.
Location dun utérus pour neuf mois (mère porteuse) : de 25 000 à 45 000 dollars.
Création dun embryon : entre 6 000 et 20 000 dollars par cycle (compter en moyenne trois cycles pour obtenir au moins une naissance).
Injection intracytoplasmique de spermatozoïde (ICSI) : compter un supplément de 2 000 dollars.
Diagnostic préimplantatoire (DPI) : 3 500 dollars.
Adoption : entre 10 000 et 52 000 dollars.
En couverture / Il est né le divin enfant : Lessor du
bébé-business
JF jeune et jolie vend ovules
En Grande-Bretagne, vendre ses ovules est interdit. Les jeunes femmes qui souhaitent le faire pour gagner de largent se rendent aux Etats-Unis, où la législation est plus ouverte.
Victoria se présente comme aimant samuser, généreuse et attentionnée. Cette blonde de 29 ans est naturellement mince, bien charpentée, et cest une danseuse classique accomplie. Danielle, 26 ans, a les cheveux châtains ondulés et les yeux bleus. Enseignante de profession, elle est grande, athlétique et extravertie, et top-modèle à temps partiel. Il ne sagit pas dannonces sur un site Internet de rencontres. Victoria et Danielle font partie de ces jeunes Britanniques de plus en plus nombreuses à miser sur le dernier truc à la mode pour gagner de largent : le don dovules.
La vente dovules, interdite en Grande-Bretagne, pèserait des dizaines de millions de dollars aux Etats-Unis. Les donneuses présentant les bons attributs physiques, personnels et intellectuels peuvent demander jusquà 35 000 dollars [26 000 euros] pour leurs ovules le tarif aurait même atteint, dit-on, 50 000 dollars. Et les prix grimpent : à New York, le prix moyen dun ovule est de 8 000 dollars, contre seulement 1 000 il y a quinze ans. Et cest au tour des femmes britanniques de se lancer sur le marché. Aux Etats-Unis, Egg Donor, la plus importante agence privée de don dovules, enregistre une augmentation de 25 % des donneuses britanniques. Nous avons de plus en plus de candidates du Royaume-Uni, confirme la directrice dEgg Donor, Lyne Macklin-Fife. Le bouche-à-oreille fonctionne bien. Ce sont des jeunes femmes gentilles et au grand cur, mais elles veulent aussi une compensation, cest normal.
Alors que dautres pays durcissent leur législation sur la vente de tissus humains, le marché américain, peu réglementé, est en passe de devenir un centre mondial du don dovules. Selon le gouvernement, le recours aux ovules de donneuses aurait progressé de 40 %, passant de 10 389 en 2000 à 14 323 en 2003, dernière année pour laquelle des données sont disponibles.
Mais de ce côté-ci de lAtlantique on sinquiète de lexistence de ce marché, et de la facilité quont les jeunes Britanniques à y entrer. Pour Josephine Quintavalle, du groupe de pression britannique CORE (Comment On Reproductive Ethics), tous les sites Internet de don dovules devraient publier des mises en garde sanitaires. Cest un secteur qui brasse beaucoup dargent désormais, et qui aux Etats-Unis semble ouvert aux quatre vents, mais il y a des choses que les femmes doivent savoir, insiste-t-elle. Il ne sagit pas juste de donner un ovule lovule devient un bébé. Cest votre matériel génétique que vous transmettez à quelquun. Feriez-vous don de votre bébé à quelquun dautre ? Vendriez-vous votre enfant pour 15 000 livres ? Bien sûr que non. Selon les chiffres de lAutorité britannique de fécondation et dembryologie (HFEA, Human Fertilisation and Embryology Authority), les Britanniques sont plus dun millier à se porter volontaires chaque année pour donner gratuitement des ovules. Lorganisme garde dailleurs un il sur ce qui se passe aux Etats-Unis et a déjà condamné le site denchères eBay pour avoir proposé des ovules à vendre au Royaume-Uni. En Grande-Bretagne, nous avons une culture altruiste du don, rappelle John Paul Maytum, porte-parole de la HFEA. Cest toujours problématique quand on se met à payer des sommes importantes en contrepartie du don dovules, car cela change les motivations des donneurs. Si le fait de rétribuer le don attire des gens pour largent, cela risque aussi de poser la question de la qualité des ovules. Mais le Dr Mohammed Taranissi, lun des grands spécialistes britanniques de la fécondité, affirme quant à lui que le don dovules payé est déjà une réalité dans le pays. Pour lui qui dirige la clinique de procréation assistée la plus florissante de Grande-Bretagne, lAssisted Reproduction and Gynaecology Centre de Londres, les cliniques rétribuent déjà le don sous diverses formes, par le biais par exemple de généreux remboursements de frais aux donneurs ou de gratuité du traitement par FIV pour les femmes participant aux programmes de partage dovules [les femmes engagées dans un processus de FIV partagent leurs ovules avec dautres]. Tout le monde fait lautruche, mais nous pratiquons déjà, en Grande-Bretagne, une sorte de paiement détourné, insiste Mohammed Taranissi. Les modalités sont certes différentes, mais cela se fait déjà, et sans aucune restriction.
Pour lui, le phénomène nen est quà ses débuts : Le don dovules, cest un gros business. Les femmes repoussent trop lâge auquel elles font des enfants, et cest parfois la seule solution. Et le taux de réussite est très élevé, au-dessus de 80 % si cest bien fait.
Jonathan Thompson et Renee Knight
Vacances
Une chaine hôtelière des Bahamas propose des forfaits procréation dans lesquels les clients bénéficient de services censés augmenter leurs chances de procréer une alimentation sélectionnée, des massages en couple et de la réflexologie (sic). A Singapour, lautoproclamé gourou du sexe, le Dr Wei Siang Yu, propose des croisières de lamour, synchronisées avec le cycle ovulatoire. Ce ne sont là que deux exemples dune nouvelle tendance, selon lInternational Herald Tribune. Les grands hôtels tout autour de la planète rivalisent pour attirer les couples en mal denfants. Ils leur proposent donc consultations de sexologues et traitements de la stérilité.
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