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La charmante reine d'Arles et sa 1ère dame
d'honneur présentent l'huile d'olive vierge
de la vallée des Baux...
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Les
différences culturelles et sociales
-
The
Social and Cultural Gap - Las
diferencias culturales et
sociales
© Gérard Verna. Dernière mise
à jour -
Last Updated
-
Última revisión: 2009.04.19
(Québec)
|
culture
nom
féminin (lat. cultura)
- Ensemble
des usages, des coutumes, des manifestations
artistiques, religieuses, intellectuelles qui
définissent et distinguent un groupe, une
société.
- Ensemble
de convictions partagées, de
manières de voir et de faire qui
orientent plus ou moins consciemment le
comportement d'un individu, d'un groupe.
- Culture
laïque.
- Culture
d'entreprise : ensemble des traditions de
structure et de savoir-faire qui assurent un
code de comportement implicite et la
cohésion à l'intérieur
d'une entreprise.
- Ensemble
des connaissances acquises dans un ou plusieurs
domaines. Avoir une solide culture scientifique.
Le
Petit Larousse illustré ©
Larousse
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Attention : Autres
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- Atención
: Otros vinculos aqui

Les
différences culturelles
--
Définition et notion d'écart culturel
:
Lieu
géométrique des valeurs fondamentales communes
aux membres d'une société, la culture est
indissociable de toute action collective. Dans cet esprit,
on peut dire que l'action d'une entreprise réalisant
un projet est une expression de la culture dominante de
l'environnement d'origine. Si ce projet doit se
réaliser dans un environnement différent, il
va apparaître, presque à coup sûr, des
divergences entre les échelles de valeurs des membres
de l'entreprise d'une part, et des habitants du pays
hôte d'autre part.
Cela se
traduira concrètement et simplement par le fait que
les deux groupes de personnes n'accorderont pas la
priorité aux mêmes impératifs et bien
souvent aussi ne donneront pas le même sens aux
mêmes mots.
Les
politologues ont baptisé "langue de bois" une
façon de s'exprimer très fréquente dans
les anciens pays communistes et dans de nombreux pays du
Tiers-Monde encore soumis à la règle du parti
unique. Elle consiste tout simplement à donner aux
mots utilisés un sens réel différent du
sens commun. (Cf. Francoise Thom: La langue de bois, Paris,
Julliard, 1987) Mais cette langue de bois se retrouve
également très fréquemment dans de
nombreux pays développés victimes du
phénomène de la "rectitude politique" que
dénonce avec beaucoup d'humour un plaidoyer de
Me
Charles Poncet
Un
rapport rédigé en 1986 par Raymond Chasle
(Résolutions sur la coopération culturelle
entre les États ACP et la Communauté
Economique Européenne) dénonce la tendance
à hiérarchiser les différentes cultures
et prône l'acceptation du pluralisme
culturel :
"La
civilisation fut définie comme étant un
degré élevé de développement
culturel et a été décrite comme un
ensemble de peuples ou de sociétés qui
possèdent des caractères qui leur attribuent
une personnalité spécifique. La
hiérarchisation des valeurs a fait de l'urbanisation
un symbole de progrès technique et a marqué
aux yeux de certains le début de la civilisation. Les
cadres de référence des investigateurs ont
donné lieu à des éloges de certaines
civilisations et cultures et à des jugements
dépréciatifs à l'égard d'autres
civilisations et cultures. On a parlé de l'homme
cultivé ou civilisé, on a opposé
à la culture une inculture ou la
sous-culture.
La
culture doit être conçue aujourd'hui comme
l'interaction de l'homme et de son environnement, elle
embrasse l'ensemble des modes et conditions de vie d'une
société liée par un substrat commun de
traditions et de savoirs, aussi bien que les diverses formes
d'expression et de réalisation de l'individu au sein
de cette société.
Les
flux culturels circulent à sens unique. Les pays
donateurs ne tiennent pas compte des structures d'accueil
des pays récipiendaires qui sont
relégués au rôle de consommateurs,
méconnaissent les valeurs de civilisation des P.V.D
et ont tendance à assimiler la situation culturelle
des pays moins favorisés économiquement au
sous-développement. Chaque culture a ses richesses
propres et ne peut être considérée comme
sous développée. Le pluralisme culturel
qu'engendre la diversité des peuples constitue un
ensemble de ressources de valeurs et de
richesses."
La
notion d'écart culturel
découle
naturellement de celle de culture. Elle consiste à
reconnaître le fait qu'il n'existe pas un mode de
conduite universel donnant à chacun la certitude de
savoir interpréter correctement le comportement
d'autrui, quel qu'il soit. (Cf par exemple l'article
d'Alex
Benady sur
les difficultés de compréhension entre cadres
britanniques et français)
Cette
notion ne doit impliquer aucun jugement de valeur qui
pourrait nous conduire à considérer que tel
comportement est acceptable et que tel autre ne l'est pas.
La règle d'or du voyageur doit être celle de la
tolérance. De ce fait, il devient alors
nécessaire d'être informé, ne serait-ce
que sommairement, des us et coutumes de ceux avec qui on
espère conclure des contrats aux
bénéfices mutuels. Au-delà de toutes
considérations morales ou de respect d'autrui,
l'attitude qui consiste à rechercher toutes les voies
possibles pour établir un dialogue est la plus
efficace. Les gens d'affaires occidentaux tiennent trop
souvent des monologues alors que seul un véritable
dialogue permet de se comprendre vraiment lors de
l'établissement d'un contrat. De plus, il ne faut pas
oublier que si un dialogue doit s'avérer plus
difficile pour l'une des parties, c'est naturellement au
"demandeur" que devra aller ce rôle. Le
problème est de savoir comment maîtriser une
situation aussi fondamentalement
différente.
"L'américain
doit d'abord abandonner un peu de son narcissisme, et
ajuster son propre programme pour se débarrasser des
schémas préétablis qui
déterminent la vitesse à laquelle les
relations humaines doivent se développer. Au
contraire, il doit établir des relations avec ses
hôtes en adoptant leurs rythmes, se donner une
réalité à leurs yeux, s'accorder du
temps pour prendre corps en tant qu'être humain,
gagner leur confiance et devenir transparent, avant
d'entreprendre quoi que ce soit. C'est cette conduite que
des bureaucrates rigides, qui mettent leur point d'honneur
à maintenir leurs horaires, et des hommes d'affaires
obsédés par le temps et l'argent ont
trouvé impossible à pratiquer ou à
accepter chez les autres. Pour eux, l'établissement
de rapports humains est une faiblesse qui revient cher, une
perte de temps, ou même, pire, le signe que vous
" passez de l'autre coté ". (Le
ministère des Affaires Étrangères US
déplace sans cesse son personnel,
précisément afin de l'empêcher
d'établir des relations durables avec la population
locale) En général, les cultures à
contextes élevés, qui exigent une
sérieuse prise en compte des relations individuelles,
forment une masse plus compacte et sont plus faciles
à interpréter si, et seulement si, l'on
connait bien leur système. D'autre part, pour
l'observateur ignorant de l'existence d'un autre
système, une culture à contexte
élevé et étranger peut le
désorienter complètement, encore qu'il puisse
ne pas avoir conscience de son désarroi, ou ne pas
l'accepter. Pour quelles raisons? Ses propres
stéréotypes culturels parviennent à
déformer ce qu'il voit : il se fait des illusions en
pensant qu'il comprend ce qui se passe. Cette situation,
naturellement, est très risquée et dangereuse
mais, hélas, ne se produit que trop souvent. Personne
n'aime à abandonner ses clichés, mais devoir
admettre qu'on ne connait pas les règles locales de
base, même si chez soi on est compétent et fin
psychologue, dépasse ce que la majorité des
individus peuvent supporter." (HALL, Edward T. Au
delà de la culture, Paris, Le Seuil ,
1979)
La
gestion du temps
Le domaine de la culture est trop vaste pour que nous
l'abordions ici de façon exhaustive. Nous n'avons
donc retenu qu'un exemple, celui de la gestion du temps qui
est, à l'expérience, le domaine dans lequel
les incompréhensions et dissensions apparaissent le
plus souvent avec les plus nombreuses conséquences
pratiques. Pour ce faire, nous allons définir la
notion de "société monochrone" par opposition
à celle de "société polychrone". Nous
verrons rapidement comment notre société
occidentale tend à être de plus en plus
monochrone, ce qui accentue l'écart avec les autres
sociétés de la planète, qui sont,
elles, très souvent polychrones.
--
Sociétés monochrones et sociétés
polychrones :
La
société monochrone est celle dans laquelle la
plupart des sociétés occidentales sont de plus
en plus habituées à vivre (Amérique du
Nord et Europe du Nord). Elle est fondée sur un mode
de pensée dit "logique" qui est le système
linéaire connu depuis Socrate.
Logique =
Vérité (a = b) et (b = c) donc (a = c
)
Cette
logique a été un moment secouée par les
travaux de Freud, puis par ceux de ses disciples Fromm et
Jung qui ont cherché a établir un rapport
entre elle et le monde des rêves, qui, lui,
intègre l'expérience vécue. Cette
approche subsiste essentiellement chez ceux qu'il est
convenu d'appeler des artistes. Cette culture ne fait que se
renforcer car l'homme occidental privilégie toujours
davantage ses dons d'analyse aux dépens de ses dons
d'intégration de l'expérience. Une telle
attitude nous enferme dans certains comportements et nous
fait suivre des modèles, fort nombreux, à
l'emprise desquels aucun aspect de notre vie
n'échappe. Dans ses rapports avec le temps, la
société nord-occidentale privilégie
fondamentalement les notions de planification, d'horaire, de
découpage des activités, de rendement, etc. On
pourrait, pour cette attitude, schématiser la notion
de temps par un ruban qui se déroule, et la
symboliser par une file d'attente à un arrêt
d'autobus, par exemple.
Chorégraphie
Bill Jone
La
société polychrone, que l'on retrouve dans la
plupart des pays en voie de développement, a une
approche différente des problèmes car elle
privilégie plutôt une forme de pensée
non-linéaire ou globale. Dans ces
sociétés, les principales
caractéristiques sont, d'une part, la
multiplicité des faits qui se déroulent en
même temps et, d'autre part, la vocation des individus
à mener une transaction entamée jusqu'à
son terme plutôt que d'adhérer à des
horaires. Cette distinction entre deux modes de
pensée a été faite tant par Buckminster
Fuller que par le canadien Marshall McLuhan, parlant soit de
pensée globale ou non-globale, pour le premier, soit
de pensée linéaire ou non-linéaire,
pour le second. Comme le dit un proverbe Soussou(Ethnie de
la côte ouest-africaine, vivant près de
Conakry, Guinée) : Demain n'a qu'à se
débrouiller, moi, je ne connais
qu'aujourd'hui!
Pour les
polychrones, on peut schématiser la notion de temps
par un point (par opposition au ruban) et le symbole
précédent de la file d'attente devient
plutôt celui de la bousculade. Cet exemple a
d'ailleurs été repris par l'ancien premier
ministre d'Israél, M. Begin, quand il disait que
"lorsque les Arabes seront capables de se mettre en file
pour attendre le bus, nous pourrons envisager de
négocier avec eux". Pour illustrer notre propos,
un bon exemple est sans doute celui de
l'établissement des budgets des états. Dans
les pays nord-occidentaux, le budget est
systématiquement établi d'une façon
séquentielle et cumulative qui amène à
gérer la continuité du système et de la
bureaucratie qui en découle. Il ne reste alors que de
très faibles sommes disponibles pour lancer
d'éventuels grands projets. L'approche polychrone
consiste plutôt à rechercher une vue d'ensemble
pour définir des priorités en fonction d'une
certaine idée du bien public et donc concevoir des
budgets de façon globale.(Malheureusement, cette
façon de procéder, fréquente dans les
premières années d'indépendance de
plusieurs pays, a le plus souvent disparu du fait de l'envoi
de "conseillers techniques" occidentaux qui ont eu tôt
fait de redonner un aspect plus "orthodoxe" aux budgets.
Cette tendance est aujourd'hui systématiquement
confirmée par les interventions des
spécialistes du Fonds Monétaire
International)
A l'inverse, bien sûr, les montants nécessaires
ne seront pas toujours disponibles pour assurer un
fonctionnement correct des "institutions" et nous verrons
souvent des fonctionnaires attendre leur paye pendant
plusieurs mois. De ce fait, dans les pays cherchant
malgré tout à donner à leur budget un
aspect "occidental", il faudra rester sceptique quant
à la fiabilité de celui-ci et à la
façon dont il sera respecté!
--
Plus-value économique ou plus-value sociale
:
Il convient également d'aborder rapidement la notion
de plus-value car ceci aura des incidences concrètes
importantes sur le déroulement ultérieur de
nos projets. Exemple flagrant d'écart culturel, cette
notion diffère sensiblement d'une culture à
une autre. Nos sociétés occidentales sont
plutôt régies par l'idée de plus-value
économique en fonction de laquelle sera jugée
la pertinence d'une action ou d'un projet. Mais de
nombreuses sociétés n'y accordent pas la
même importance. Pour d'autres, en effet, c'est
plutôt l'idée de "plus-value sociale" qui
prévaut, selon laquelle une action sera jugée
sur sa contribution à la cohésion sociale et
au respect de certaines traditions. Ainsi, par exemple, un
responsable d'unité de production peut
disparaître plusieurs jours, sans préavis et
sans considération des dommages occasionnés
dans l'unité dont il est responsable. A son retour,
nous apprenons qu'il a dû assister aux obsèques
d'un parent éloigné, à l'autre
extrémité du pays. Aucun de ses
collègues locaux ne lui en tiendra rigueur car ce
qu'il a accompli là était plus important que
le respect de ses obligations professionnelles! Des
sociétés "à fort contexte" comme le
Japon ou la Corée du Sud, se situent probablement
quelque part entre ces deux extrêmes.
|
Tokio
- Berlin
2001
Les
anciens pays de "l'Axe" voulaient réformer
le monde...
Ils ont bien changé.
|
|
Un
mélange de tradition et de modernité, de
progrès et de décadence, dans lequel chacun
tente de se retrouver...
|
Irak,
Nov. 2004
Le reste
du monde risque de bien changer aussi
!
|

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Dessin
de Plantu dans Le Monde
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La
diversité culturelle n'entrave pas le
développement
L'acceptation
de la diversité culturelle pourrait
prévenir les conflits et encourager le
développement économique, indique un
nouveau rapport publié par le Programme des
Nations unies pour le développement (PNUD).
"Les politiques reconnaissant les identités
culturelles et favorisant le développement
de la diversité ne sont pas source de
fragmentation, de conflit ou d'autoritarisme et
n'affaiblissent pas le développement. De
telles politiques sont à la fois viables et
nécessaires, car c'est souvent la
suppression des groupes culturellement
identifiés qui conduit à des
tensions." Intitulé "Le rapport sur le
développement humain 2004 : la
liberté culturelle dans un monde
diversifié", ce rapport a été
rendu public le 15 juillet. On peut consulter
sa
version française sur
l'internet
Citant de multiples problèmes ethniques,
qu'il s'agisse du conflit entre tamoul-cinghalais
au Sri Lanka, des divergences entre les Kurdes et
les chiites en Irak et de la loi française
qui interdit le port de symboles religieux dans les
écoles publiques, le rapport indique que les
mesures visant à supprimer l'identité
ethnique peuvent aboutir à une politique
régressive et xénophobe qui entrave
le développement humain. Plus des deux tiers
des pays comptent des groupes minoritaires qui
représentent plus de 10 % de la population
et près de 1 milliard de personnes
appartiennent à des groupes qui font l'objet
de discrimination à divers degrés. Le
rapport s'attaque à cinq grands mythes au
sujet de la diversité culturelle
:
-
"Mythe 1. Les identités ethniques des
individus font concurrence à leur
attachement à l'Etat. Il faut donc
trouver un compromis entre la reconnaissance de la
diversité et l'unité de l'Etat." Le
rapport soutient qu'il n'existe pas de preuves
empiriques au sujet de ce compromis. Les individus
peuvent avoir et ont des identités multiples
qui sont complémentaires : appartenance
ethnique, langue, religion et race. Par exemple,
des Américains d'origine mexicaine peuvent
se passionner pour une équipe mexicaine de
football tout en faisant partie de l'armée
des Etats-Unis. Les Flamands et les Wallons se
sentent Belges, tout comme les Catalans et les
Basques se sentent Espagnols sans compromettre
l'unité de l'Etat.
-
"Mythe 2. Les groupes ethniques sont enclins
à entrer violemment en conflit entre eux
sur des valeurs incompatibles. Il faut donc trouver
un compromis entre respect de la diversité
et maintien de la paix." Si des conflits violents
entre groupes ethniques ont bien lieu, les
différences culturelles ne sont pas en soi
un facteur significatif. Les luttes pour le pouvoir
politique, pour une partie du territoire ou pour
d'autres enjeux économiques en sont la
véritable cause. On peut le constater
notamment à Fidji, au Sri Lanka, au Burundi
et au Rwanda. "L'identité culturelle joue
bien un rôle dans ces conflits, non pas comme
une cause, mais comme une force de mobilisation
politique. Les dirigeants invoquent une
identité unique, ses symboles et son
histoire de doléances pour "rallier les
troupes. Et un manque de reconnaissance culturelle
peut déclencher une mobilisation violente."
Le rapport souligne qu'il est dangereux de laisser
s'aggraver les inégalités
économiques et politiques entre groupes
ethniques ou groupes culturels car elles peuvent
aboutir à la violence.
-
"Mythe 3. La liberté culturelle
nécessite de protéger les pratiques
traditionnelles. Il pourrait donc falloir
trouver un compromis entre la reconnaissance de la
diversité culturelle et les autres
priorités du développement humain,
comme les avancées du développement,
de la démocratie et des droits de l'homme."
Le rapport fait remarquer que la culture n'est pas
un ensemble figé de valeurs et de pratiques
et que la liberté culturelle consiste
à élargir les choix des individus. La
culture et les traditions ne peuvent pas servir
d'alibi à des pratiques qui privent de
l'égalité des chances et qui violent
les droits de l'homme. Les populations sami en
Finlande constituent un bon modèle, car
elles bénéficient de l'autonomie tout
en faisant partie de l'Etat finlandais.
-
"Mythe 4. Les pays ethniquement divers sont
moins aptes à se développer. Il y
a donc un compromis à établir entre
le respect de la diversité et la promotion
du développement." Le rapport soutient qu'il
n'existe aucune preuve d'une relation claire,
positive ou négative, entre la
diversité culturelle et le
développement. Il fait état de la
réussite sur le plan économique de la
Malaisie, dont la population se compose de Malais,
de Chinois et d'Indiens, ainsi que des
progrès enregistrés par Maurice dont
la population se compose d'Africains, d'Indiens, de
Chinois et d'Européens d'origine et comprend
des hindous, des chrétiens et des
musulmans.
-
"Mythe 5. Certaines cultures sont plus
susceptibles que d'autres de se
développer, et les valeurs
démocratiques sont inhérentes
à certaines cultures alors que ce n'est pas
le cas pour d'autres. Il faut donc trouver un
compromis entre la prise en considération de
certaines cultures et la promotion du
développement et de la démocratie."
Le rapport indique que ni l'analyse statistique ni
les études historiques n'ont prouvé
l'existence d'une relation de cause à effet
entre la culture et le progrès
économique ou la démocratie. Au
contraire, le "déterminisme culturel" peut
favoriser le soutien d'une politique nationaliste
qui opprime les cultures "inférieures" et
faire obstacle à l'unité nationale,
à la démocratie et au
développement.
Par
ailleurs, le Rapport mondial sur le
développement humain classe les pays du
monde entier en fonction de la qualité de
vie de leurs habitants (revenu par habitant,
scolarisation, degré d'instruction,
espérance de vie, etc.). Cette année,
la Norvège, la Suède, l'Australie,
le Canada et les Pays-Bas se placent en tête
de liste. Les Etats-Unis occupent le 8e rang.
De nombreux pays africains se classent parmi les
derniers en raison de la pandémie de sida
qui a réduit l'espérance de vie de
leurs habitants.
Jon
Schaffer Rédacteur du "Washington File",
Listmgr@PD.STATE.GOV - 16 Jul 2004
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Diversité
culturelle
1.
Quest ce que la diversité culturelle
?
Indissociable
de la dignité humaine, la diversité
culturelle constitue la condition première
au dialogue des cultures. Que lon se place au
niveau des individus, des groupes ou des Etats,
elle intègre en effet une double dimension
:
-
elle renvoie tout dabord aux
différentes expressions culturelles,
quelles soient passées (le patrimoine)
ou présentes (la création)
;
-
parallèlement, elle jette des passerelles
entre les cultures en favorisant leur
compréhension mutuelle et la
créativité, gages
denrichissement commun. Elle recouvre le
droit des Etats à soutenir à la fois
la création nationale et laccès
du public à la pluralité des cultures
du monde.
2.
En quoi la diversité culturelle est-elle
menacée ?
Il
est admis que la mondialisation de
léconomie et les progrès des
technologies de linformation et de la
communication, en facilitant la circulation des
biens et services culturels, favorisent les
contacts et échanges entre
cultures.
Cependant,
les évolutions à loeuvre ne
jouent pas forcément en faveur de relations
culturelles équilibrées. La
nécessité pour les entreprises
dappréhender des marchés
globaux les incite à la concentration et
à la production de biens et services
uniformisés, y compris dans le domaine
culturel. Les risques de domination et
dappauvrissement culturels qui en
résultent justifient le recours à des
politiques publiques de nature à garantir
différentes formes dexpression
culturelle ainsi que laccès à
une offre culturelle variée.
Ces
politiques publiques sont aujourdhui
menacées : la liberté des Etats de
définir et de mettre en oeuvre des actions
de préservation et de promotion de la
diversité culturelle nest pas
compatible avec lapplication de règles
de libéralisation du commerce.
A
lOMC, lobjectif de diversité
culturelle impose déviter les
engagements de libéralisation dans les
secteurs des biens et services culturels. Cette
position a été celle dune
majorité dEtats membres de
lorganisation lors du cycle de
lUruguay. Alors quun nouveau cycle
sengage, il est essentiel que les Etats qui
nentendent pas se priver de manière
irréversible de leurs marges de manoeuvre en
matière de politique culturelle
sabstiennent soit de prendre des engagements
de libéralisation supplémentaires
soit de souscrire à de tels engagements lors
de leur accession à lOMC.
3.
Que peut-on faire ? Consacrer en droit la
diversité culturelle.
Adoptée
à lunanimité le 2 novembre
2001, lors de la 31ème session de la
Conférence générale, la
Déclaration universelle de lUNESCO sur
la diversité culturelle a constitué
une avancée majeure dans la reconnaissance
par la communauté internationale de
limportance de la préservation et de
la promotion de la diversité culturelle. Ce
texte énonce des principes et engage
lUNESCO et ses Etats membres à lui
donner un prolongement :
-
lUNESCO se voit ainsi confier la
responsabilité de " poursuivre son action
normative (...) dans les domaines liés
à la présente Déclaration qui
relèvent de sa compétence " (article
12.c de la Déclaration) ;
-
les Etats membres doivent pour leur part faire "
avancer notamment la réflexion concernant
lopportunité dun instrument
juridique international sur la diversité
culturelle " (point 1 du plan daction
annexé à la
Déclaration).
Lors
du sommet du développement durable de
Johannesburg, en septembre 2002, le
Président de la République
française a réaffirmé le
caractère exceptionnel des biens et services
culturels, qui ne sont pas des marchandises comme
les autres, et présenté la culture
comme " le quatrième pilier du
développement durable, aux
côtés de léconomie, de
lenvironnement et de la préoccupation
sociale ". Il sest prononcé en faveur
de " ladoption par la communauté
internationale dune convention mondiale sur
la diversité culturelle " qui " donnerait
force de loi internationale aux principes de la
Déclaration que vient dadopter
lUNESCO ". Il a également
indiqué quil revenait à
lUNESCO -instance universelle et
politiquement légitime sagissant de
questions culturelles- den prendre la
responsabilité. Une ébauche de
convention, élaborée au sein du
Réseau international sur la politique
culturelle (RIPC), a été
présentée aux ministres de la Culture
réunis en Afrique du Sud du 14 au 16 octobre
2002. Ils ont estimé que le texte
constituait une base appropriée pour la
poursuite de travaux et ont reconnu lUNESCO
comme lenceinte multilatérale
pertinente pour accueillir et mettre en oeuvre la
future convention sur la diversité
culturelle.
Au
sommet de Beyrouth (18-20 octobre 2002), les chefs
dEtat et de gouvernements francophones se
sont à leur tour déclarés "
décidés à contribuer
activement à ladoption par
lUNESCO dune convention internationale
sur la diversité culturelle, consacrant le
droit des Etats et des gouvernements à
maintenir, établir et développer des
politiques de soutien à la culture et
à la diversité culturelle". A
lissue de la conférence
ministérielle de Lausanne (12-13
décembre 2002), un groupe de travail
chargé de contribuer au débat
international, notamment à lUNESCO, a
été créé.
Source
:
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/thematiques_830/diversite-culturelle_1046/index.html
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Michael
Jones & Irit Alony
: The Cultural Impact of Information Systems Through
the Eyes of Hofstede A Critical Journey, Issues in
Informing Science and Information Technology Volume 4, 2007
(With the increasing levels of multiculturalism in
todays business and the proliferation and essentiality
of information systems, development and management of IS
needs to be considered in light of the cultural factors
which impact upon its utility. Hofstedes work on
culture is the most widely cited in existence. His
observations and analysis provide scholars and practitioners
a valuable insight into the dynamics of cross-cultural
relationships. However, such a groundbreaking body of work
does not escape criticism. Hofstede has been dogged by
academics discrediting his work in part or whole.
Nonetheless, far more scholars exist who support Hofstede
than those that dont. Most quote Hofstedes work
with unabashed confidence, many including his findings as
absolute assumptions. This paper takes a critical look at
Hofstedes work and applies his findings to the
practical needs of information systems. The paper finds
support for the dimensions promoted by Hofstede in regard to
information systems, but recommends continued research to
provide greater clarity and continued applicability of his
espoused dimensions.)

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