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La La charmante reine d'Arles et sa 1ère dame d'honneur présentent l'huile d'olive vierge de la vallée des Baux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les différences culturelles et sociales - The Social and Cultural Gap - Las diferencias culturales et sociales


© Gérard Verna. Dernière mise à jour - Last Updated - Última revisión: 2009.04.19 (Québec)

culture

nom féminin (lat. cultura)

  • Ensemble des usages, des coutumes, des manifestations artistiques, religieuses, intellectuelles qui définissent et distinguent un groupe, une société.
  • Ensemble de convictions partagées, de manières de voir et de faire qui orientent plus ou moins consciemment le comportement d'un individu, d'un groupe.
    • Culture laïque.
    • Culture d'entreprise : ensemble des traditions de structure et de savoir-faire qui assurent un code de comportement implicite et la cohésion à l'intérieur d'une entreprise.
  • Ensemble des connaissances acquises dans un ou plusieurs domaines. Avoir une solide culture scientifique.

Le Petit Larousse illustré © Larousse

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Les différences culturelles  

-- Définition et notion d'écart culturel :

Lieu géométrique des valeurs fondamentales communes aux membres d'une société, la culture est indissociable de toute action collective. Dans cet esprit, on peut dire que l'action d'une entreprise réalisant un projet est une expression de la culture dominante de l'environnement d'origine. Si ce projet doit se réaliser dans un environnement différent, il va apparaître, presque à coup sûr, des divergences entre les échelles de valeurs des membres de l'entreprise d'une part, et des habitants du pays hôte d'autre part.  

Cela se traduira concrètement et simplement par le fait que les deux groupes de personnes n'accorderont pas la priorité aux mêmes impératifs et bien souvent aussi ne donneront pas le même sens aux mêmes mots.

Les politologues ont baptisé "langue de bois" une façon de s'exprimer très fréquente dans les anciens pays communistes et dans de nombreux pays du Tiers-Monde encore soumis à la règle du parti unique. Elle consiste tout simplement à donner aux mots utilisés un sens réel différent du sens commun. (Cf. Francoise Thom: La langue de bois, Paris, Julliard, 1987) Mais cette langue de bois se retrouve également très fréquemment dans de nombreux pays développés victimes du phénomène de la "rectitude politique" que dénonce avec beaucoup d'humour un plaidoyer de Me Charles Poncet

Un rapport rédigé en 1986 par Raymond Chasle (Résolutions sur la coopération culturelle entre les États ACP et la Communauté Economique Européenne) dénonce la tendance à hiérarchiser les différentes cultures et prône l'acceptation du pluralisme culturel :

"La civilisation fut définie comme étant un degré élevé de développement culturel et a été décrite comme un ensemble de peuples ou de sociétés qui possèdent des caractères qui leur attribuent une personnalité spécifique. La hiérarchisation des valeurs a fait de l'urbanisation un symbole de progrès technique et a marqué aux yeux de certains le début de la civilisation. Les cadres de référence des investigateurs ont donné lieu à des éloges de certaines civilisations et cultures et à des jugements dépréciatifs à l'égard d'autres civilisations et cultures. On a parlé de l'homme cultivé ou civilisé, on a opposé à la culture une inculture ou la sous-culture.

La culture doit être conçue aujourd'hui comme l'interaction de l'homme et de son environnement, elle embrasse l'ensemble des modes et conditions de vie d'une société liée par un substrat commun de traditions et de savoirs, aussi bien que les diverses formes d'expression et de réalisation de l'individu au sein de cette société.

Les flux culturels circulent à sens unique. Les pays donateurs ne tiennent pas compte des structures d'accueil des pays récipiendaires qui sont relégués au rôle de consommateurs, méconnaissent les valeurs de civilisation des P.V.D et ont tendance à assimiler la situation culturelle des pays moins favorisés économiquement au sous-développement. Chaque culture a ses richesses propres et ne peut être considérée comme sous développée. Le pluralisme culturel qu'engendre la diversité des peuples constitue un ensemble de ressources de valeurs et de richesses."

La notion d'écart culturel découle naturellement de celle de culture. Elle consiste à reconnaître le fait qu'il n'existe pas un mode de conduite universel donnant à chacun la certitude de savoir interpréter correctement le comportement d'autrui, quel qu'il soit. (Cf par exemple l'article d'Alex Benady sur les difficultés de compréhension entre cadres britanniques et français)

Cette notion ne doit impliquer aucun jugement de valeur qui pourrait nous conduire à considérer que tel comportement est acceptable et que tel autre ne l'est pas. La règle d'or du voyageur doit être celle de la tolérance. De ce fait, il devient alors nécessaire d'être informé, ne serait-ce que sommairement, des us et coutumes de ceux avec qui on espère conclure des contrats aux bénéfices mutuels. Au-delà de toutes considérations morales ou de respect d'autrui, l'attitude qui consiste à rechercher toutes les voies possibles pour établir un dialogue est la plus efficace. Les gens d'affaires occidentaux tiennent trop souvent des monologues alors que seul un véritable dialogue permet de se comprendre vraiment lors de l'établissement d'un contrat. De plus, il ne faut pas oublier que si un dialogue doit s'avérer plus difficile pour l'une des parties, c'est naturellement au "demandeur" que devra aller ce rôle. Le problème est de savoir comment maîtriser une situation aussi fondamentalement différente.

"L'américain doit d'abord abandonner un peu de son narcissisme, et ajuster son propre programme pour se débarrasser des schémas préétablis qui déterminent la vitesse à laquelle les relations humaines doivent se développer. Au contraire, il doit établir des relations avec ses hôtes en adoptant leurs rythmes, se donner une réalité à leurs yeux, s'accorder du temps pour prendre corps en tant qu'être humain, gagner leur confiance et devenir transparent, avant d'entreprendre quoi que ce soit. C'est cette conduite que des bureaucrates rigides, qui mettent leur point d'honneur à maintenir leurs horaires, et des hommes d'affaires obsédés par le temps et l'argent ont trouvé impossible à pratiquer ou à accepter chez les autres. Pour eux, l'établissement de rapports humains est une faiblesse qui revient cher, une perte de temps, ou même, pire, le signe que vous " passez de l'autre coté ". (Le ministère des Affaires Étrangères US déplace sans cesse son personnel, précisément afin de l'empêcher d'établir des relations durables avec la population locale) En général, les cultures à contextes élevés, qui exigent une sérieuse prise en compte des relations individuelles, forment une masse plus compacte et sont plus faciles à interpréter si, et seulement si, l'on connait bien leur système. D'autre part, pour l'observateur ignorant de l'existence d'un autre système, une culture à contexte élevé et étranger peut le désorienter complètement, encore qu'il puisse ne pas avoir conscience de son désarroi, ou ne pas l'accepter. Pour quelles raisons? Ses propres stéréotypes culturels parviennent à déformer ce qu'il voit : il se fait des illusions en pensant qu'il comprend ce qui se passe. Cette situation, naturellement, est très risquée et dangereuse mais, hélas, ne se produit que trop souvent. Personne n'aime à abandonner ses clichés, mais devoir admettre qu'on ne connait pas les règles locales de base, même si chez soi on est compétent et fin psychologue, dépasse ce que la majorité des individus peuvent supporter." (HALL, Edward T. Au delà de la culture, Paris, Le Seuil , 1979)

La gestion du temps
Le domaine de la culture est trop vaste pour que nous l'abordions ici de façon exhaustive. Nous n'avons donc retenu qu'un exemple, celui de la gestion du temps qui est, à l'expérience, le domaine dans lequel les incompréhensions et dissensions apparaissent le plus souvent avec les plus nombreuses conséquences pratiques. Pour ce faire, nous allons définir la notion de "société monochrone" par opposition à celle de "société polychrone". Nous verrons rapidement comment notre société occidentale tend à être de plus en plus monochrone, ce qui accentue l'écart avec les autres sociétés de la planète, qui sont, elles, très souvent polychrones.

-- Sociétés monochrones et sociétés polychrones :

La société monochrone est celle dans laquelle la plupart des sociétés occidentales sont de plus en plus habituées à vivre (Amérique du Nord et Europe du Nord). Elle est fondée sur un mode de pensée dit "logique" qui est le système linéaire connu depuis Socrate.

Logique = Vérité (a = b) et (b = c) donc (a = c )

Cette logique a été un moment secouée par les travaux de Freud, puis par ceux de ses disciples Fromm et Jung qui ont cherché a établir un rapport entre elle et le monde des rêves, qui, lui, intègre l'expérience vécue. Cette approche subsiste essentiellement chez ceux qu'il est convenu d'appeler des artistes. Cette culture ne fait que se renforcer car l'homme occidental privilégie toujours davantage ses dons d'analyse aux dépens de ses dons d'intégration de l'expérience. Une telle attitude nous enferme dans certains comportements et nous fait suivre des modèles, fort nombreux, à l'emprise desquels aucun aspect de notre vie n'échappe. Dans ses rapports avec le temps, la société nord-occidentale privilégie fondamentalement les notions de planification, d'horaire, de découpage des activités, de rendement, etc. On pourrait, pour cette attitude, schématiser la notion de temps par un ruban qui se déroule, et la symboliser par une file d'attente à un arrêt d'autobus, par exemple.

Chorégraphie Bill Jone

La société polychrone, que l'on retrouve dans la plupart des pays en voie de développement, a une approche différente des problèmes car elle privilégie plutôt une forme de pensée non-linéaire ou globale. Dans ces sociétés, les principales caractéristiques sont, d'une part, la multiplicité des faits qui se déroulent en même temps et, d'autre part, la vocation des individus à mener une transaction entamée jusqu'à son terme plutôt que d'adhérer à des horaires. Cette distinction entre deux modes de pensée a été faite tant par Buckminster Fuller que par le canadien Marshall McLuhan, parlant soit de pensée globale ou non-globale, pour le premier, soit de pensée linéaire ou non-linéaire, pour le second. Comme le dit un proverbe Soussou(Ethnie de la côte ouest-africaine, vivant près de Conakry, Guinée) : Demain n'a qu'à se débrouiller, moi, je ne connais qu'aujourd'hui!

Pour les polychrones, on peut schématiser la notion de temps par un point (par opposition au ruban) et le symbole précédent de la file d'attente devient plutôt celui de la bousculade. Cet exemple a d'ailleurs été repris par l'ancien premier ministre d'Israél, M. Begin, quand il disait que "lorsque les Arabes seront capables de se mettre en file pour attendre le bus, nous pourrons envisager de négocier avec eux". Pour illustrer notre propos, un bon exemple est sans doute celui de l'établissement des budgets des états. Dans les pays nord-occidentaux, le budget est systématiquement établi d'une façon séquentielle et cumulative qui amène à gérer la continuité du système et de la bureaucratie qui en découle. Il ne reste alors que de très faibles sommes disponibles pour lancer d'éventuels grands projets. L'approche polychrone consiste plutôt à rechercher une vue d'ensemble pour définir des priorités en fonction d'une certaine idée du bien public et donc concevoir des budgets de façon globale.(Malheureusement, cette façon de procéder, fréquente dans les premières années d'indépendance de plusieurs pays, a le plus souvent disparu du fait de l'envoi de "conseillers techniques" occidentaux qui ont eu tôt fait de redonner un aspect plus "orthodoxe" aux budgets. Cette tendance est aujourd'hui systématiquement confirmée par les interventions des spécialistes du Fonds Monétaire International)

A l'inverse, bien sûr, les montants nécessaires ne seront pas toujours disponibles pour assurer un fonctionnement correct des "institutions" et nous verrons souvent des fonctionnaires attendre leur paye pendant plusieurs mois. De ce fait, dans les pays cherchant malgré tout à donner à leur budget un aspect "occidental", il faudra rester sceptique quant à la fiabilité de celui-ci et à la façon dont il sera respecté!

-- Plus-value économique ou plus-value sociale :
Il convient également d'aborder rapidement la notion de plus-value car ceci aura des incidences concrètes importantes sur le déroulement ultérieur de nos projets. Exemple flagrant d'écart culturel, cette notion diffère sensiblement d'une culture à une autre. Nos sociétés occidentales sont plutôt régies par l'idée de plus-value économique en fonction de laquelle sera jugée la pertinence d'une action ou d'un projet. Mais de nombreuses sociétés n'y accordent pas la même importance. Pour d'autres, en effet, c'est plutôt l'idée de "plus-value sociale" qui prévaut, selon laquelle une action sera jugée sur sa contribution à la cohésion sociale et au respect de certaines traditions. Ainsi, par exemple, un responsable d'unité de production peut disparaître plusieurs jours, sans préavis et sans considération des dommages occasionnés dans l'unité dont il est responsable. A son retour, nous apprenons qu'il a dû assister aux obsèques d'un parent éloigné, à l'autre extrémité du pays. Aucun de ses collègues locaux ne lui en tiendra rigueur car ce qu'il a accompli là était plus important que le respect de ses obligations professionnelles! Des sociétés "à fort contexte" comme le Japon ou la Corée du Sud, se situent probablement quelque part entre ces deux extrêmes.

 
Tokio - Berlin

2001

 

Les anciens pays de "l'Axe" voulaient réformer le monde...
Ils ont bien changé.

Un mélange de tradition et de modernité, de progrès et de décadence, dans lequel chacun tente de se retrouver...

Irak, Nov. 2004

Le reste du monde risque de bien changer aussi !

Dessin de Plantu dans Le Monde
 

La diversité culturelle n'entrave pas le développement

L'acceptation de la diversité culturelle pourrait prévenir les conflits et encourager le développement économique, indique un nouveau rapport publié par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). "Les politiques reconnaissant les identités culturelles et favorisant le développement de la diversité ne sont pas source de fragmentation, de conflit ou d'autoritarisme et n'affaiblissent pas le développement. De telles politiques sont à la fois viables et nécessaires, car c'est souvent la suppression des groupes culturellement identifiés qui conduit à des tensions." Intitulé "Le rapport sur le développement humain 2004 : la liberté culturelle dans un monde diversifié", ce rapport a été rendu public le 15 juillet. On peut consulter sa version française sur l'internet Citant de multiples problèmes ethniques, qu'il s'agisse du conflit entre tamoul-cinghalais au Sri Lanka, des divergences entre les Kurdes et les chiites en Irak et de la loi française qui interdit le port de symboles religieux dans les écoles publiques, le rapport indique que les mesures visant à supprimer l'identité ethnique peuvent aboutir à une politique régressive et xénophobe qui entrave le développement humain. Plus des deux tiers des pays comptent des groupes minoritaires qui représentent plus de 10 % de la population et près de 1 milliard de personnes appartiennent à des groupes qui font l'objet de discrimination à divers degrés. Le rapport s'attaque à cinq grands mythes au sujet de la diversité culturelle :

- "Mythe 1. Les identités ethniques des individus font concurrence à leur attachement à l'Etat. Il faut donc trouver un compromis entre la reconnaissance de la diversité et l'unité de l'Etat." Le rapport soutient qu'il n'existe pas de preuves empiriques au sujet de ce compromis. Les individus peuvent avoir et ont des identités multiples qui sont complémentaires : appartenance ethnique, langue, religion et race. Par exemple, des Américains d'origine mexicaine peuvent se passionner pour une équipe mexicaine de football tout en faisant partie de l'armée des Etats-Unis. Les Flamands et les Wallons se sentent Belges, tout comme les Catalans et les Basques se sentent Espagnols sans compromettre l'unité de l'Etat.

- "Mythe 2. Les groupes ethniques sont enclins à entrer violemment en conflit entre eux sur des valeurs incompatibles. Il faut donc trouver un compromis entre respect de la diversité et maintien de la paix." Si des conflits violents entre groupes ethniques ont bien lieu, les différences culturelles ne sont pas en soi un facteur significatif. Les luttes pour le pouvoir politique, pour une partie du territoire ou pour d'autres enjeux économiques en sont la véritable cause. On peut le constater notamment à Fidji, au Sri Lanka, au Burundi et au Rwanda. "L'identité culturelle joue bien un rôle dans ces conflits, non pas comme une cause, mais comme une force de mobilisation politique. Les dirigeants invoquent une identité unique, ses symboles et son histoire de doléances pour "rallier les troupes. Et un manque de reconnaissance culturelle peut déclencher une mobilisation violente." Le rapport souligne qu'il est dangereux de laisser s'aggraver les inégalités économiques et politiques entre groupes ethniques ou groupes culturels car elles peuvent aboutir à la violence.

- "Mythe 3. La liberté culturelle nécessite de protéger les pratiques traditionnelles. Il pourrait donc falloir trouver un compromis entre la reconnaissance de la diversité culturelle et les autres priorités du développement humain, comme les avancées du développement, de la démocratie et des droits de l'homme." Le rapport fait remarquer que la culture n'est pas un ensemble figé de valeurs et de pratiques et que la liberté culturelle consiste à élargir les choix des individus. La culture et les traditions ne peuvent pas servir d'alibi à des pratiques qui privent de l'égalité des chances et qui violent les droits de l'homme. Les populations sami en Finlande constituent un bon modèle, car elles bénéficient de l'autonomie tout en faisant partie de l'Etat finlandais.

- "Mythe 4. Les pays ethniquement divers sont moins aptes à se développer. Il y a donc un compromis à établir entre le respect de la diversité et la promotion du développement." Le rapport soutient qu'il n'existe aucune preuve d'une relation claire, positive ou négative, entre la diversité culturelle et le développement. Il fait état de la réussite sur le plan économique de la Malaisie, dont la population se compose de Malais, de Chinois et d'Indiens, ainsi que des progrès enregistrés par Maurice dont la population se compose d'Africains, d'Indiens, de Chinois et d'Européens d'origine et comprend des hindous, des chrétiens et des musulmans.

- "Mythe 5. Certaines cultures sont plus susceptibles que d'autres de se développer, et les valeurs démocratiques sont inhérentes à certaines cultures alors que ce n'est pas le cas pour d'autres. Il faut donc trouver un compromis entre la prise en considération de certaines cultures et la promotion du développement et de la démocratie." Le rapport indique que ni l'analyse statistique ni les études historiques n'ont prouvé l'existence d'une relation de cause à effet entre la culture et le progrès économique ou la démocratie. Au contraire, le "déterminisme culturel" peut favoriser le soutien d'une politique nationaliste qui opprime les cultures "inférieures" et faire obstacle à l'unité nationale, à la démocratie et au développement.

Par ailleurs, le Rapport mondial sur le développement humain classe les pays du monde entier en fonction de la qualité de vie de leurs habitants (revenu par habitant, scolarisation, degré d'instruction, espérance de vie, etc.). Cette année, la Norvège, la Suède, l'Australie, le Canada et les Pays-Bas se placent en tête de liste. Les Etats-Unis occupent le 8e rang. De nombreux pays africains se classent parmi les derniers en raison de la pandémie de sida qui a réduit l'espérance de vie de leurs habitants.

Jon Schaffer Rédacteur du "Washington File", Listmgr@PD.STATE.GOV - 16 Jul 2004

  

 

 

Diversité culturelle

1. Qu’est ce que la diversité culturelle ?

Indissociable de la dignité humaine, la diversité culturelle constitue la condition première au dialogue des cultures. Que l’on se place au niveau des individus, des groupes ou des Etats, elle intègre en effet une double dimension :

- elle renvoie tout d’abord aux différentes expressions culturelles, qu’elles soient passées (le patrimoine) ou présentes (la création) ;

- parallèlement, elle jette des passerelles entre les cultures en favorisant leur compréhension mutuelle et la créativité, gages d’enrichissement commun. Elle recouvre le droit des Etats à soutenir à la fois la création nationale et l’accès du public à la pluralité des cultures du monde.

2. En quoi la diversité culturelle est-elle menacée ?

Il est admis que la mondialisation de l’économie et les progrès des technologies de l’information et de la communication, en facilitant la circulation des biens et services culturels, favorisent les contacts et échanges entre cultures.

Cependant, les évolutions à l’oeuvre ne jouent pas forcément en faveur de relations culturelles équilibrées. La nécessité pour les entreprises d’appréhender des marchés globaux les incite à la concentration et à la production de biens et services uniformisés, y compris dans le domaine culturel. Les risques de domination et d’appauvrissement culturels qui en résultent justifient le recours à des politiques publiques de nature à garantir différentes formes d’expression culturelle ainsi que l’accès à une offre culturelle variée.

Ces politiques publiques sont aujourd’hui menacées : la liberté des Etats de définir et de mettre en oeuvre des actions de préservation et de promotion de la diversité culturelle n’est pas compatible avec l’application de règles de libéralisation du commerce.

A l’OMC, l’objectif de diversité culturelle impose d’éviter les engagements de libéralisation dans les secteurs des biens et services culturels. Cette position a été celle d’une majorité d’Etats membres de l’organisation lors du cycle de l’Uruguay. Alors qu’un nouveau cycle s’engage, il est essentiel que les Etats qui n’entendent pas se priver de manière irréversible de leurs marges de manoeuvre en matière de politique culturelle s’abstiennent soit de prendre des engagements de libéralisation supplémentaires soit de souscrire à de tels engagements lors de leur accession à l’OMC.

3. Que peut-on faire ? Consacrer en droit la diversité culturelle.

Adoptée à l’unanimité le 2 novembre 2001, lors de la 31ème session de la Conférence générale, la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle a constitué une avancée majeure dans la reconnaissance par la communauté internationale de l’importance de la préservation et de la promotion de la diversité culturelle. Ce texte énonce des principes et engage l’UNESCO et ses Etats membres à lui donner un prolongement :

- l’UNESCO se voit ainsi confier la responsabilité de " poursuivre son action normative (...) dans les domaines liés à la présente Déclaration qui relèvent de sa compétence " (article 12.c de la Déclaration) ;

- les Etats membres doivent pour leur part faire " avancer notamment la réflexion concernant l’opportunité d’un instrument juridique international sur la diversité culturelle " (point 1 du plan d’action annexé à la Déclaration).

Lors du sommet du développement durable de Johannesburg, en septembre 2002, le Président de la République française a réaffirmé le caractère exceptionnel des biens et services culturels, qui ne sont pas des marchandises comme les autres, et présenté la culture comme " le quatrième pilier du développement durable, aux côtés de l’économie, de l’environnement et de la préoccupation sociale ". Il s’est prononcé en faveur de " l’adoption par la communauté internationale d’une convention mondiale sur la diversité culturelle " qui " donnerait force de loi internationale aux principes de la Déclaration que vient d’adopter l’UNESCO ". Il a également indiqué qu’il revenait à l’UNESCO -instance universelle et politiquement légitime s’agissant de questions culturelles- d’en prendre la responsabilité. Une ébauche de convention, élaborée au sein du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC), a été présentée aux ministres de la Culture réunis en Afrique du Sud du 14 au 16 octobre 2002. Ils ont estimé que le texte constituait une base appropriée pour la poursuite de travaux et ont reconnu l’UNESCO comme l’enceinte multilatérale pertinente pour accueillir et mettre en oeuvre la future convention sur la diversité culturelle.

Au sommet de Beyrouth (18-20 octobre 2002), les chefs d’Etat et de gouvernements francophones se sont à leur tour déclarés " décidés à contribuer activement à l’adoption par l’UNESCO d’une convention internationale sur la diversité culturelle, consacrant le droit des Etats et des gouvernements à maintenir, établir et développer des politiques de soutien à la culture et à la diversité culturelle". A l’issue de la conférence ministérielle de Lausanne (12-13 décembre 2002), un groupe de travail chargé de contribuer au débat international, notamment à l’UNESCO, a été créé.

Source : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/thematiques_830/diversite-culturelle_1046/index.html

 Michael Jones & Irit Alony : The Cultural Impact of Information Systems – Through the Eyes of Hofstede – A Critical Journey, Issues in Informing Science and Information Technology Volume 4, 2007 (With the increasing levels of multiculturalism in today’s business and the proliferation and essentiality of information systems, development and management of IS needs to be considered in light of the cultural factors which impact upon its utility. Hofstede’s work on culture is the most widely cited in existence. His observations and analysis provide scholars and practitioners a valuable insight into the dynamics of cross-cultural relationships. However, such a groundbreaking body of work does not escape criticism. Hofstede has been dogged by academics discrediting his work in part or whole. Nonetheless, far more scholars exist who support Hofstede than those that don’t. Most quote Hofstede’s work with unabashed confidence, many including his findings as absolute assumptions. This paper takes a critical look at Hofstede’s work and applies his findings to the practical needs of information systems. The paper finds support for the dimensions promoted by Hofstede in regard to information systems, but recommends continued research to provide greater clarity and continued applicability of his espoused dimensions.)