Pierre Elliott Trudeau

Crédit : Archives nationales du Canada/C-046600
Un homme, un pays : Le
Canada 
Sa vie avant d'être Premier ministre
Pierre Elliott Trudeau est né le 18 octobre 1919, à Outremont. Son père, un homme d'affaires, est canadien français et sa mère écossaise. Les moyens financiers de son père et le caractère bilinguisme des Trudeau lui permettent une vie aisée et une éducation de qualité pour l'époque.
Il débute sa jeune éducation à l'Académie Querbes une école anglaise et poursuit en français au Collège Jean de Brébeuf . À cette époque, il voyageait régulièrement avec ses parents à l'intérieur du Canada et en Europe. Durant ses années collégiales, un événement tragique le décès de son père, lui fait prendre de la vivacité d'esprit et des responsabilités qui lui seront utiles pour le reste de sa vie, mais surtout en politique, un monde qu'il n'envisageait guère. [1]
Ses idées politiques prennent de l'ampleur après son baccalauréat en
droit de l'Université de Montréal,
lorsqu'il étudia à Harvard et au London School of Economics . À la fin de ses
études, il devient globe-trotter et fait le tour du monde pour terminer sa
thèse. À son retour en 1949, il débute son périple politique en s'engageant avec
les syndicats durant la Grève de
l'amiante .
©http://www.canoe.ca/CNEWSTrudeauPhotos/photos.html
L'année suivante il co-fonde une revue politique Cité Libre, dans laquelle il prône le fédéralisme et s'oppose au nationalisme. Malgré des idées claires et précises, il ne désire pas se joindre au siège de la politique. Il retourna à sa première université non pas comme étudiant, mais comme enseignant en 1961.[2]
En 1965 lors des élections, le Parti Libéral recherche des candidats. Il accepte de se présenter et remporte son siège. Le règne politique de Pierre Elliott Trudeau débute et en 1967 il devient ministre de la justice. Il a su prendre sa place durant les trois ans précédents sa nomination à titre de chef du parti, entre autre par les modifications qu'il apporte au code criminel au sujet de l'homosexualité et de l'avortement. En 1968, lorsqu'il devient le 15 e Premier ministre du Canada, pour certains celui qui a marqué le tournant de la seconde moitié du 20 e siècle, il lance des élections et le parti gagne avec une grande majorité et il débute son règne de direction du pays.[10]
Les réalisations de Trudeau durant son règne
Le premier mandat (1968-1972)
Le premier mandat de Trudeau aura été tinté de deux événements : la création de la loi sur les langues officielles et la crise d'octobre .
La loi sur les langues officielles est mise en place en 1969. Elle a pour but les notices suivantes : « La première Loi sur les langues officielles déposée à la Chambre des communes en 1969, avait pour objet de mettre le français et l'anglais sur un pied d'égalité, non seulement au Parlement et devant les tribunaux canadiens, comme le prévoit essentiellement l'article 133 de la Loi constitutionnelle de 1867 , mais également dans toute l'administration fédérale. »[3] Cette première loi est mise en place pour contrer le nationalisme québécois qui se dressait à l'horizon. Cette loi et les problèmes externes génèrent de la violence qui ont pris toute la place lors de la crise d'octobre.
La crise
d'octobre toucha le Québec par l'invocation des lois des mesures de guerre
en 1970 pour la première fois. Cette loi utilisée par Trudeau permettait :
« à un gardien de la paix de s'introduire dans n'importe quel lieu où il
soupçonne trouver quelque objet pouvant aider le Front de Libération du Québec à
réaliser des actes illégaux ou à justifier une infraction de la loi. Le même
droit est accordé si un policier croit y trouver un membre de l'association
illégale ou une personne séquestrée par le groupe »[4]. Cette
mesure prise par Trudeau a été acceptée par M. Bourassa
nouvellement ministre du Québec en avril 1971. Par contre, elle n'empêcha
parl'assassinat de M. Pierre
Laporte .
©http://www.canoe.ca/CNEWSTrudeauPhotos/photos.html
La fin de son premier mandat se termine par une réélection de type minoritaire en 1972.
Le deuxième et le troisième mandat (1972-1979)
Le second et le troisième mandat de Trudeau sont davantage colorés
par des politiques économiques et étrangères. En effet, il est le premier à
reconnaître la Chine comme République socialiste en 1973. Par contre, son
engouement pour les pays de l'Asie ne date pas d'hier. Il a écrit en 1959 un
livre intitulé : « Deux innocents en Chine rouge. » En plus de la
Chine, il tente d'établir des liens avec d'autres leaders internationaux tels
Castro, Tatcher ( la femme à la main de fer), la reine Élisabeth et bien
d'autres. Le but de Trudeau est d'obtenir un équilibre mondial de type
pacifiste. [5]
©http://www.canoe.ca/CNEWSTrudeauPhotos/photos.html
Durant cette même période, le Canada connaît des problèmes économiques marquants, qui le pousse à revenir sur des décisions prisent antérieurement. En 1975, il doit mettre sur pied un contrôle des salaires et des prix à cause de l'inflation. Ceci amena un taux de chômage élevé qui créa préjudice au Premier ministre Trudeau.
En 1979 lors des élections, il perd son siège pour être remplacé par Joe Clark . Le règne de celui-ci est de courte durée et M. Trudeau entame son dernier mandat.
Le dernier mandat ( 1980-1984) [6]
Ce dernier mandat a été problématique pour le Québec. En premier lieu lors du référendum souverainté-association. Ce référendum avait pour but de rendre le Québec indépendant face aux politiques étrangères, les impôts et les lois. Comme plusieurs se souviennent, les Québécois refusent à près de 60% la proposition du Parti québécois. À ce moment M. Trudeau lance son désir de rapatrier la constitution canadienne.
Avant le rapatriement de la loi constitutionnelle en 1982, il rédige une charte des droits et libertés canadiennes . Le but de cette charte est de permettre aux canadiens des droits qui lui sont propres et qui sont pour le pays en lui-même. Suite à la charte, on débute le rapatriement de la Loi constitutionnelle.
Le rapatriement a été scellé le 17 avril 1982. Pour le Québec, elle restera toujours un coup d'épée. En effet, cette constitution a été signée sans l'accord du Parlement du Québec. Pour le gouvernement québécois, une des provinces fondatrices, on sent un recul majeur de la politique et un manque d'éthique de la part de M. Trudeau.[7]
©http://www.canoe.ca/CNEWSTrudeauPhotos/photos.html
Les héritages de Pierre Elliott Trudeau
La mort de Pierre Elliott Trudeau en 2000 est le moment pour certains de faire son éloge et pour d'autres de critiquer les héritages qu'il laisse derrière lui. Pour certains québécois, il reste dans leur mémoire « le québécois anti-québécois »[8] dû au fait qu'il avait une idée fédéraliste trop forte et trop présente. De plus, ils se sont sentis trahis lors du rapatriement.
Pour d'autres canadiens, il demeure l'un des premiers ministres qui a marqué le plus la seconde moitié du 20 e siècle par ces quinze ans de règnes. De plus, il a apporté plusieurs avantages pour les Canadiens anglais.
Finalement, il nous laisse une facture économique qui touche encore le pays aujourd'hui et qui ne lui a pas valu renom durant ces dernières années.
Conclusion
Pierre Elliott Trudeau est un personnage
charismatique. Quand ses successeurs en parlent, ils soulignent sa personnalité,
son leadership, son éloquence et ses réussites. Il a marqué le Canada non
seulement par ses bons coups, mais par ses coups d'état.
Le Premier ministre Jean Chrétien lui a fait l'éloge suivant sur la Charte des droits et libertés : « Il nous a légué un héritage politique colossal dont la pièce centrale - la Charte des droits et libertés - a toujours fait sa plus grande fierté et il m'a fourni l'occasion d'avoir des discussions très personnelles avec lui sur un sujet qui le passionnait, alors que j'étais son ministre de la Justice. »[9]
©http://www.canoe.ca/CNEWSTrudeauPhotos/photos.html
Références
[1] = Inspiré de : http://www.geocities.com/parthenona/enfance.html
[2] = Inspiré de : http://www.geocities.com/parthenona/enfance.html
[3] = http://canada,justice.gc.ca/fr/news/sp/1998/backop.html
[4] = http://membres.lycos.fr/independance/flq/octobre/recherceh_loi.html
[5] = Paragraphe inspiré de : http://www.geocities.com/partenona/enfance.html
[6] = http://www.canoe.qc.ca/TopoDossierTrudeau/bio.html
[7] = Inspiré de http://www.action-nationale.qc.ca/00-11/tremblay.html
[8] = http://www.action-nationale.qc.ca/00-11/tremblay.html
[9] = http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Pierre_Elliott_Trudeau
[10] = Paragraphe inspiré de : http://www.thecanadienencyclopedia.com
Bibliographie (documents utilisés pour faire la page)
Article
TREMBLAY, Rodrigue. Un autre son de cloche : L'héritage politique controversé de Pierre Elliott Trudeau, L'Action nationale, Novembre 2000.
Liens Internet
http://www.canoe.qc.ca/TopoDossierTrudeau/bio.html
http://www.wsws.org/francais/News/2000/oct2000/10oct00_trudeau.shtml
http://radio-canada.ca/nouvelles/dossiers/trudeau/index.html
http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Pierre_Elliott_Trudeau
http://www.beijing.gc.ca/guangzhou/fr/navmain/canada/583/911.htm
http://www.republiquelibre.org/cousture/COUTEAU.HTM
http://web.idrc.ca/fr/ev-26991-201-1-DO_TOPIC.html
Livre
TRUDEAU, Pierre Elliott, . Mémoires politiques . Montréal, Éditions Le Jour, 1993, 347p.
______________________________________________________
Portrait réalisé par Isabelle Montplaisir dans le cadre du cours GIE 64375 " Relations humaines dans les affaires internationales", Programme de MBA en gestion internationale de l'Université Laval, Professeur Gérard Verna .