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Fédération Nationale des syndicats chinois
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Fondée en 1925 et formée par les travailleurs chinois, la Fédération Nationale des syndicats chinois (FNSC) est une organisation de la classe ouvrière qui possède actuellement plus de 134 millions de membres et qui représente plus de 1,713 million de syndicats chinois. La FNSC est le seul organisme légal pouvant autoriser la constitution de syndicats en République populaire de Chine. Toutes les activités syndicales de la Chine sont donc sous son influence et régit par celui-ci. Rôles de la FNSC Guidé par la Constitution des syndicats de la République de Chine qui stipule que les syndicats chinois doivent être ouverts à tout employé manuel ou intellectuel et, cela, quel que soit son origine ethnique ou sa nationalité, sa race, son sexe, son emploi, ses croyances religieuses et son niveau de scolarité. Les rôles la FNSC sont de protéger les intérêts de ces membres tout en cherchant l’unification et la mobilisation des ouvriers chinois dans le but de la modernisation de la Chine. Les principaux objectifs de la Fédération Nationale des syndicats chinois sont de:
Structure Depuis 1949, la structure de la Fédération Nationale des syndicats chinois est demeurée relativement la même. Sous l’influence de la FNSC qui est conduite par le ministère du travail du PCC, nous remarquons qu’il y a deux types de syndicats : un type est classé selon sa géographie et l’autre selon son industrie. Il y a maintenant 31 fédérations de syndicats de provinces, de régions et de municipalités ainsi que 10 syndicats nationaux de secteurs industriels : l’éducation, la construction, l’énergie, la métallurgie, la défense et la télécommunication, le textile, l’agriculture, le transport ferroviaire, l’aviation et le secteur bancaire.
Critique Grâce aux efforts des 55 dernières années du Parti communiste de Chine (PCC) et de la Fédération Nationale des syndicats chinois (FNSC), la République de Chine s’est effectivement modernisée. Mais, à quel prix? Les libertés d’expression et d’association des travailleurs sont restreintes. Ces travailleurs ne peuvent qu'utiliser la FNSC, qui est dirigée par le PCC, afin de défendre leurs droits. La FNSC est prise entre deux grands objectifs : défendre ses membres et, en même temps, faire preuve d’allégeance envers le Parti. Malgré le fait que la Loi relative aux syndicats en Chine ait été modifiée en 2001, les conditions restreignant les travailleurs dans leur liberté d’expression et d’association sont demeurées relativement les mêmes. La Fédération Nationale des syndicats chinois est toujours le seul organisme permis par le Parti à chapeauter les divers syndicats en Chine. Et cela, même si depuis les années 1980, de plus en plus de travailleurs chinois tentent d’organiser des syndicats indépendants de la FNSC et du PCC. Les mauvaises conditions de travail, les impacts des réformes économiques du pays, les corruptions des fonctionnaires et les inégalités du système, sont les principales causes des conflits sociaux qui justifient leur besoin d’avoir des syndicats indépendants. Encore en 2005, les conditions de travail des ouvriers sont toujours très difficiles. Souvent, les entreprises chinoises obligent leurs travailleurs à faire des heures supplémentaires et elles vont même jusqu’à les exposer à des environnements dangereux pour leur santé avec des produits chimiques ou explosifs. Il n’est pas rare de voir de graves accidents et des décès en milieu de travail. Il y a, en moyenne, un décès à tous les 4,5 jours lié à un accident de travail en Chine. Outre les mauvaises conditions de travail, les réformes libéralisant l’économie du pays qui ont entraîné la fermeture de plusieurs entreprises de l’État sont également source de conflits. Il y a eu, ainsi, de nombreux licenciements conduisant à des primes de départ et plusieurs de ces travailleurs n’ont pas vu le versement des ces sommes qui ont été détourné par des fonctionnaires corrompus. Lorsque les contestataires essayent de se faire entendre, les représailles des autorités sont fortes et drastiques : congédiement des travailleurs participant à ces contestations (s’ils ont un emploi), arrestations et emprisonnements des leaders syndicaux ainsi qu’utilisation de la force de la part des autorités. Toute personne appuyant ces contestations, incluant les journalistes et les avocats, risque de faire face à des représailles. Étant donné le développement de la Chine avec plusieurs multinationales, la Fédération Nationale des syndicats chinois a de plus en plus de relations avec d’autres syndicats étrangers. Malgré cela, il est très peu fréquent que les questions de liberté d’association et des représailles excessives des militants syndicaux soient abordées. Les nouveaux partenariats entre la Chine et les multinationales étrangères s'influencent mutuellement en ce qui a trait à la culture. Depuis peu, une faible lueur d’espoir est apparue lorsque le gouvernement chinois a signé le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et qu’il a reconnu ses obligations face aux droits des travailleurs chinois. Il a cependant modifié l’article portant sur les droits syndicaux, en particulier celui sur la liberté d’association. Bien souvent, les manifestations demeurent dissimulées afin d’en limiter les effets. Les autorités chinoises prennent vraiment au sérieux toutes formes de protestation et elles les gèrent avec beaucoup de prudence. Étant tous sous l’influence de la FNSC et du Parti, les syndicats locaux sont contrôlables et les ampleurs des affrontements ne sont pas nécessairement portés à notre connaissance. De plus, la crainte d’être enfermé et condamné à de lourdes peines limite les élans des leaders syndicaux. Aujourd’hui, la FNSC met de la pression sur les entreprises étrangères afin qu’elles se syndicalisent. Leur crainte est que, si ces entreprises avec des cultures différentes ne se syndicalisent pas, un autre organisme pourrait naître afin de protéger les travailleurs chinois et cela même si la Loi ne le permet pas pour l’instant.
Bibliographie ACFTU. 1993. Constitution of the Trade Unions of People’s Republic of China. Beijing: All-China Federation of Trade Unions. ACFTU. 1994. The Twelfth National Congress of Chinese Trade Unions. Beijing: All-China Federation of Trade Unions. Hong, N.S. and Warner, M. 1998. China’s Trade Unions and Management. New Tork: St.Martin’s Press. Liens Internet http://www.acftu.org.cn/index2.htm http://www.china.org.cn/french/60793.htm http://www.chine-informations.com/modules/news/ |
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Réalisé par Yan Castonguay dans le cadre du cours GIE-64375 Relations humaines dans les affaires internationales du programme de MBA gestion internationale de l’Université Laval, Professeur Gérard Verna.