

Le syndicat
interprofessionnel des
travailleuses et travailleurs
Deuxième plus grand
syndicat
du canton de Genève (Suisse)
1L'organisation syndicale commence quand les gens contestent l'autorité. Quelqu'un dit: "Qu'est-ce qu'ils nous font ? Pourquoi font-ils ça ? Est-ce que c'est juste ?". Il faut amener les gens à se demander : "Qui prend les décision ? Qui est obligé de subir ces décisions ? Et pourquoi ce serait comme ça ?". Les gens ne devraient pas accepter une loi où une réponse simple parce que cela vient d'une autorité, que cette autorité soit le gouvernement, le patron ou le syndicat ou toi-même. Un syndicalisme doit encourager ses collègues à penser par eux-mêmes.
Superficie :
41
285 km²
Population : 7 450 867 habitants
Densité : 187 habitants au km²
Langue officielle : Schwyzertütsch (suisse allemand)
Devise : Le franc suisse CHF
Proclamation de l’indépendance : L'indépendance et la démocratie suisse datent traditionnellement de 1291
Capitale : Berne
PIB par habitant en 2005 (en USD-PPA) : 31980
Religion : 48 p. 100 de la population suisse est catholique
Structure politique : République fédérale
Emblèmes : Une croix blanche trapue faite de 5 carrés égaux sur fond rouge
Pays limitrophes : la France à l’ouest et au nord, l’Allemagne au nord, l’Autriche et le Liechtenstein à l’est et l’Italie au sud.
1.0 Historique
1.1 L'émergence du mouvement syndicale en Suisse
Les
premiers syndicats chrétiens de Genève, dont est
issu le SIT, sont nés voilà trois quarts de
siècle. En fait, qu’est-ce que le syndicat
chrétien de Genève ? Et bien,
pour bien comprendre il faut reculer jusqu’en 1815, lors de
l'entrée de Genève dans la
Confédération. C’est à ce
moment, qu’une nouvelle tendance politique se dessine entre
catholiques ruraux et le gouvernement conservateur voulant imposer
l’Église à l’État.
Les catholiques si sont opposés farouchement.
C’est en parallèle, que le parti
Indépendant,
issu de l’Union des Campagnes, se
constitue. Son objectif essentiel était d'obtenir la
séparation de l’Église et de
l’État; il l'obtiendra en 1907. Très tôt,
des chrétiens se sont inquiétés de la
situation dramatique de la classe ouvrière
provoquée par la révolution industrielle.
Dès le milieu du 19e
siècle, un courant de pensée dominant se dessine:
le christianisme social. A Genève, le "groupe ouvrier" se
fonde en 1905, et le syndicat chrétien des
employés se constitue en 1921.
Le premier syndicat à être apparu dans toute la Suisse, est la Fédération suisse des typographes en 1958. Leur principale fonction consistait à négocier avec les organisations patronales, des conventions collectives de travail, fixant du même coup, les règles à suivre en matière de conditions de travail et de rémunération des travailleurs et travailleuses. Le mouvement syndical des travailleur et travailleuses Suisse, s'est quant à lui constitué tardivement. Le fait que l'industrialisation a été prématuré dans ce pays a grandement contribué a développer le milieu rural en ce sens.
À l'inverse de pays comme la France, les gens n'ont pas assisté à la naissance de grandes villes industrialisées, ni à des guerres sociales. Au tout début, le mouvement syndical suisse était axé sur la prédominance de relations durables entre les travailleurs et le parti patronal. Grossièrement, on peut dire qu'il mettait l'accent sur les aspects éducatifs plus que revendicatifs. L’éparpillement et le faible étendu des entreprises manufacturières en Suisse, ont favorisé une certaine forme de paternalisme patronal. Cet aspect négatif de l'économie suisse a constitué un frein considérable à l'implantation syndicale et au développement d'une conscience des classes. Dès le début du vingtième siècle, les secteurs qui deviennent prédominants sont ceux essentiellement tournés vers l'exportation.
1.2 Un mouvement ouvrier réformiste
Le mouvement ouvrier suisse sera grandement influencé par le radicalisme avant même d'être une force organisée. Ces nouveaux comportements auront comme objectifs de transformer et d'améliorer, par des vois légales, l'organisation en milieu travail. Avec la création de l'union syndicale suisse en 1880 et du parti socialiste suisse en 1888, le mouvement syndical suisse va rapidement être soumis à des orientations réformistes.
Bref, les débats au sein de l'union syndicale suisse jusqu'en 1918, seront dominés par le conflit entre tenant de deux politiques. L'une étant une politique visant à faire reconnaître le syndicat comme partenaire social auprès du patronat, en utilisant des moyens légaux et modérés, et notamment les conventions collectives, tandis que l'autre reconnaissant la lutte des classes et le recourt à la grève comme moyen d'émancipation de la classe travailleuse. Ce conflit entre deux courants, va être plus ou moins vif, avec des conséquences plus ou moins marquées dans les mouvements populaires. Mais en fin de compte, chaque étape de cette opposition aboutira à de nouveaux virages à droite.
Il est à noter qu'un des premiers signaux de cette opposition a été la confrontation, à la fin du 19e siècle, entre tenants d'un syndicalisme interprofessionnel basé sur des unions locales régionales et ceux d'une prépondérance des fédérations professionnelles. Ce n'est pas là une banale question de structures, mais de vision du rôle de deux syndicats très différents. L'un étant le moteur de transformation globale de la société et l'autre, le défenseur immédiat des revendications de natures uniquement professionnelles. Ce conflit sera réglé par la victoire de ces derniers au congrès de l'USS de 1908, déterminant dans ses grandes lignes, la structure du syndicalisme jusqu'a`ce jour, et qui mènera entre temps à la paix au travail.
2 Sur la ligne du temps
1921: Création des premiers syndicats chrétiens à Genève, ceux des employés de banque et des travailleuses de l'aiguille (couture).
1923: Création de la Fédération genevoise des syndicats chrétiens.
1946: La Fédération genevoise des syndicats chrétiens et corporatifs achète l'immeuble de la rue des Chaudronniers et quitte la rue de la Pélisserie. Dissolution de la Fédération genevoise des corporations, qui devient la Fédération des syndicats patronaux (FSP).
1948: La FSCG renonce à son étiquette corporatiste. Convention signée avec la Confédération des syndicats chrétiens de la Suisse (CSC).
1981: Nouveaux statuts de la FSCG, base de l'interprofessionnelle réelle. 1er congrès. L'initiative nationale pour la protection contre les licenciements est impulsée par la FSCG.
1985: Lors du congrès de novembre, une grande majorité de délégués accepte d'enlever la référence chrétienne dans le titre du syndicat. La FSCG devient donc le SIT (Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs).
1995: Le SIT devient membre de la CGAS.
2004: Christina Stoll et Hervé Pichelin sont co-secrétaires généraux du SIT. Référendum contre la diminution des emplois temporaires cantonaux pour les chômeurs et chômeuses en fin de droit. Sur 11000 signatures, le SIT en récolte plus de 3000.
2.0 Actions actuelles
Le SIT renseigne, conseille, défend et réunit les travailleuses et travailleurs. De plus, ce dernier agit afin de défendre les intérêts de ceux-ci par des permanences d'accueil, des démarches auprès des patrons, des assurances et de l'Etat. Ils agissent aussi sur les lieux de travail, par des actions collectives de défense et pour améliorer les conditions de travail et de salaire notamment en signant des conventions collectives de travail. Ils interviennent aussi auprès de l'État pour améliorer la législation sociale.
De
plus, cet organisme affirme sa volonté d'être une
organisation syndicale interprofessionnelle démocratique,
répon
dant
aux aspirations des travailleuses et travailleurs. Il souligne les
apports de différentes formes de l'humanisme à la
définition des exigences fondamentales de la personne
humaine et de sa place dans la société. Il entend
développer son action en restant fidèle
à un syndicalisme fondé sur ses exigences. Pour
ce faire, le SIT entend dans son action susciter chez les travailleurs
et travailleuses une prise de conscience des conditions et de leur
émancipation. Celle-ci, doit se réaliser avec
l'ensemble des travailleurs et travailleuses, quelque soit leur
profession et leur catégorie sociale. Toutefois, la
priorité sera donnée aux plus
défavorisés et à celles et ceux qui
ont le plus de difficulté à s'organiser.
Ainsi, le SIT doit renforcer son action interprofessionnelle autant sur le plan de son organisation interne que de ses priorités d'actions à l'extérieur. Il sera d'autant plus attaché à ces exigences que les risques d'égoïste corporatif ou sectoriel et de refus de solidarité concrète sont grands. Il considère le droit d'association et de liberté syndicale, comme un droit fondamental. Le SIT estime nécessaire de distinguer ses responsabilités, des groupements politiques et entend garder à son action une entière indépendance à l'égard de l'état, des partis, des églises, comme de tout groupement extérieur. Il est également près à collaborer sur un pied d'égalité avec d'autres syndicats et organisations démocratiques, pour autant que son originalité et son autonomie soit sauvegardés et que cela permette de mieux faire aboutir les légitimes revendications des travailleurs et travailleuses.
3.0 Philosophie sous-jacente
Tout le combat du mouvement ouvrier tend à développer une société où sont données les conditions indispensables à l'épanouissement de la personne humaine, une société où les travailleurs et travailleuses puissent, d'une manière collective et dynamique, décider de la manière dont ses membres pourront assurer leur promotion sur les plans politique, économique, sociale et culturel. Leur philosophie tend également à garantir le plein exercice de la liberté de conscience, d'opinion et d'expression, comme le droit de constituer des associations qui permettent de satisfaire aux divers besoins de la vie en société. Elle vise entre autre, à lutter contre toute discrimination, toute prérogative fondée sur la classe et l'origine sociales, la richesse, le sexe, la race, la nationalité, la culture et la religion, qui sont contraires à la dignité humaine. Finalement elle vise aussi à développer chez chaque travailleur et travailleuse, le fait qu'il-elle ne vit pas pour eux seuls, mais qui ont à s'épanouir en collectivité.
4.0 Coopération internationale
Le syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs est un syndicat œuvrant dans le canton de Genève en Suisse. Il ne peut donc conseiller, renseigner ou agir dans un autre canton, et encore moins dans un autre pays.
Références
Microsoft Encarta - 2005
Page Internet
1http://www.cnt-f.org/59-62/org_syndic.htm
2 http://www.sit-syndicat.ch/Hist-dates.htm
http:///www.travail.qc.ca/index.html
http://www.sit-syndicat.ch/D-accueil.htm
Enquête réalisé par Éric Simard eric.simard.8@laval.ca dans le cadre du cour GIE-64375 "Relations humaines dans les affaires internationales", programme de MBA en gestion internationale de l'Université Laval, professeur Gérard Verna.