Conférence publique
La pandémie: risques ou opportunités pour la coopération internationale?
Date 1er juin 2021
Heure 18h à 19h30 HAE (UTC -04:00)
Lieu En ligne seulement
Événement gratuit
À propos de
l'événement
Assistez à cette conférence ouverte à la communauté universitaire et au grand public portant sur les enjeux du développement international et de l’action humanitaire, un secteur qui, comme plusieurs autres, est en grand chamboulement.
Bien entendu, la pandémie de la COVID-19 a forcé les organisations à s’adapter en travaillant à distance dans les sièges sociaux ainsi que dans plusieurs contextes d’intervention. La restriction des voyages internationaux et l’importance donnée à la «localisation» de l’aide, ainsi que l’émergence des concepts de diversité et d’inclusion, ont refaçonné le pouvoir des différentes parties prenantes.
Qu’on le veuille ou non, pour le meilleur ou pour le pire, nous avons fait un saut dans le futur de plusieurs années. Quels sont les risques et opportunités actuels et futurs pour les organisations? Comment réduire ces risques? Comment profiter des opportunités pour développer un monde meilleur et réduire les souffrances?
Un panel de spécialistes répondront à ces questions et partageront leurs perspectives sur ce qui nous attend:


Denise Byrnes
Directrice générale
Oxfam-Québec

Marie-Claude Savard, MGP, PMP
Doctorante et chargée de cours, ESG-UQAM
Responsable, recherche et contenu, IEIM
Directrice adjointe, OCCAH
Modérateur

Patrick Robitaille
Chargé de cours
FSA ULaval
Cette conférence est organisée dans le cadre de l’école d’été sur la gestion des organisations de coopération internationale.
Marie-Claude Savard est candidate au doctorat et chargée de cours à la Faculté des sciences de la gestion de l’UQAM et à la Faculté d’éducation permanente de l’Université de Montréal. Elle est la directrice adjointe de l’Observatoire canadien sur les crises et l’action humanitaires (OCCAH) et responsable de la recherche et du contenu à l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM).
Gestionnaire accréditée PMP, elle possède 20 ans d’expérience dans le secteur à but non-lucratif, dont une quinzaine d’années à la gestion de programmes de coopération internationale et en tant que consultante pour diverses ONG canadiennes dont CUSO, Carrefour international et le CECI. Lauréate du Prix du CORIM 2019 pour la recherche à l’international, Marie-Claude s’intéresse aux politiques d’aide et aux rapports de pouvoir entre les acteurs du développement du Sud et du Nord. Sa thèse porte sur les enjeux de localisation, la décolonisation de l’aide et les pratiques de développement endogènes.
Mohamed L. Doumbouya est économiste, spécialiste des questions de développement, de financement des PME/PMI, des finances et de la monnaie. Il est actuellement Ministre-Conseiller du Président de la République de Guinée, en charge de la Réforme des Finances publiques et Coordonnateur de la Mission d’Appui à la Mobilisation des Ressources Internes. Dr Doumbouya donne des cours de Monnaie et Institutions financières à l’université GLC de Sonfonia (Conakry).
Dr Doumbouya a occupé les postes de Ministre du Budget (janvier 2016 – avril 2018) et de Conseiller Spécial du Premier Ministre (avril 2013-janvier 2016) en République de Guinée. Dr Doumbouya a été enseignant à l’université D’Ottawa (Canada), au CEGEP de l’Outaouais et à l’Université Lumière Lyon 2 (France), il est auteur de plusieurs publications dont certaines portent sur l’économie de la santé. Son dernier ouvrage, paru en mai 2019, porte sur « Guinée : Réformes de finances publiques, Transparence budgétaire et efficacité des politiques publiques ».
Depuis plus de 30 ans, Denise Byrnes consacre sa carrière à inspirer le changement et à faire avancer la justice sociale et les droits des femmes partout dans le monde. Divers mandats dans le secteur du développement international l’ont amenée à diriger des organisations et des programmes humanitaires d’envergure, tant au Canada que dans une douzaine de pays d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient. Championne infatigable de l’égalité, madame Byrnes n’hésite pas à remettre en cause le statu quo et à s’allier à d’autres acteurs pour transformer les normes et pratiques sociales qui freinent l’autonomisation des femmes. Première femme à diriger Oxfam-Québec depuis sa fondation, il y a 45 ans, elle a établi une haute direction paritaire dès la première année de son mandat. Elle a également promu l’accession des femmes à des rôles de leadership dans l’ensemble de l’organisation, agissant comme mentor en ce sens.
Madame Byrnes est présidente de la Coalition humanitaire du Canada; membre du comité consultatif du secteur des Organismes de bienfaisance de l’Agence du revenu Canada; représentante des ONG au comité d’aide au développement de l’OCDE sur la Prévention des abus et exploitations sexuelles (PAES).
Madame Byrnes a été nommée une des 100 femmes les plus influentes du Canada en 2018 par The Women’s Executive Network.
Patrick Robitaille est chargé de cours à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval ainsi que gestionnaire de programme pour les opérations d’urgence du ministère fédéral de Services aux Autochtones Canada.
Monsieur Robitaille œuvre dans le domaine de l’aide humanitaire depuis 2002, et se spécialise particulièrement dans les réponses d’urgences. Il compte à son actif plus d’une trentaine de missions en Afrique, en Asie, dans les Caraïbes ainsi qu’au Moyen-Orient. Il a travaillé comme gestionnaire de projets sur le terrain pour Médecins sans frontières (MSF), la Croix-Rouge et CARE, pour qui il a également été gestionnaire de programmes d’urgence, situé à Ottawa. Il a plus récemment été directeur des programmes pour MSF Canada et Médecins du monde Canada et a mené plus d’une douzaine d’évaluations de projets.
Aujourd’hui, Patrick Robitaille est chargé de cours à l’Université Laval et consultant indépendant spécialisé de l’évaluation de réponses aux crises humanitaires. Il est très actif dans la gouvernance de MSF pour qui il a été coordonnateur national et membre du conseil d’administration. Patrick détient une maîtrise en science politique à l’UQAM et a publié un mémoire sur l’impact des médias sur le financement institutionnel canadien dans le cas de catastrophes naturelles.