Symposium
Pandémies: perspectives économiques et financières
Date 11 au 12 mai 2021
Heure 9h20 à 13h50 (UTC -04:00)
Lieu En ligne seulement
Événement gratuit
À propos de
l'événement
La pandémie de COVID-19 est une crise d’envergure mondiale qui a de profondes répercussions sur tous les aspects de la vie. Comme on pouvait s’y attendre, elle donne lieu à quantité de travaux de recherche, surtout sur des questions d’ordre sanitaire et médical, bien sûr, mais sur d’autres sujets également. Le symposium présentera quelques-unes des études de pointe réalisées sur les dimensions économiques et financières de cette conjoncture hors normes.
Les textes, bibliographies et titres présentés ont été traduits de l’anglais. Les versions originales font foi.
PROGRAMMATION
Mardi 11 mai 2021
9h20 à 9h30
Mot d’ouverture
Claude Fluet
Fonds AMF-GIRIF
9h30 à 10h50
Dynamique de la consommation pendant la crise de la COVID-19: portrait en temps réel d’après des données transactionnelles et bancaires
John Galbraith
Université McGill
Conférence présentée en anglais seulement
11h à 12h20
14h à 15h20
Dynamique de la consommation pendant la crise de la COVID-19: portrait en temps réel d’après des données transactionnelles et bancaires
John Galbraith
Université McGill
Dans le cadre de nos travaux, nous avons utilisé des données transactionnelles et bancaires de France pour établir l’évolution de la dynamique de la consommation et de l’épargne depuis le début de la pandémie. La consommation a chuté radicalement durant le confinement qui a paralysé tout le pays au printemps, mais elle a fortement rebondi à l’été pour ensuite s’essouffler à la fin de septembre. Cette chute s’est accompagnée d’une forte augmentation du patrimoine financier net des ménages. L’épargne excédentaire est cependant hétérogène du point de vue de la répartition du revenu: 50% du patrimoine excédentaire est associé au décile supérieur, tandis qu’on observe une forte diminution de la consommation, une baisse de l’épargne et un accroissement de l’endettement pour les ménages du décile inférieur. [traduction] (Co-auteurs: D. Bounie, Y. Camara, E. Fize, C. Landais, C. Lavest, T. Pazem, B. Savatier)
L’assurance perte d’exploitation adaptée aux pandémies
Pierre Picard
École Polytechnique (France)
Un risque pandémique est impossible à mutualiser puisqu’il touche simultanément un grand nombre d’entreprises; qui plus est, il a un aspect systémique du fait qu’il s’accompagne d’un grave ralentissement de l’économie réelle. Cela dit, comme l’a montré la crise de la COVID-19, les pandémies ne touchent pas tous les secteurs de l’économie de la même façon: certains sont gravement mis à mal, voyant leur activité asphyxiée par les interdictions de voyager et les contraintes rencontrées dans l’organisation du travail, tandis que d’autres résistent mieux. Nous avons étudié des mécanismes de couverture du risque en fonction d’un portefeuille de titres financiers, dont des positions acheteur-vendeur et des options d’achat d’actions. [traduction] (Co-auteur: A. Louass)
Programmes d’allégement de la dette en réponse à la crise de la COVID-19: les Canadiens ont laissé de l’argent sur la table
Nicolas Vincent
HEC Montréal
Nous avons analysé l’efficacité de programmes d’allégement de la dette déployés au Canada pour pallier le manque de liquidités à court terme des ménages dans le cadre de la crise de la COVID-19. Ces programmes ont permis à des particuliers de reporter des versements hypothécaires et des paiements de carte de crédit et ont réduit de moitié les taux d’intérêt sur les dettes de carte de crédit. À partir de données d’agences d’évaluation du crédit, nous montrons que, malgré un potentiel d’épargne de plus de 4 milliards de dollars, l’adhésion à ces programmes a été limitée: 24% pour les versements hypothécaires et 7% pour les dettes de carte de crédit. Près de 80% des particuliers ignoraient l’existence des programmes, tandis que d’autres étaient confrontés à d’importants coûts non financiers fixes qui les empêchaient de s’en prévaloir. [traduction] (Co-auteurs: J. Allen, R. Clark, S. Lic)
Mercredi 12 mai 2021
11h à 12h20
L’intérêt sociétal d’un vaccin contre la COVID-19
Christian Gollier
École d’économie de Toulouse
Conférence présentée en anglais seulement
13h30 à 14h50
Les conséquences économiques à long terme des pandémies
Alan M. Taylor
Université de Californie à Davis
Conférence présentée en anglais seulement
PARTENAIRES
L’intérêt sociétal d’un vaccin contre la COVID-19
Christian Gollier
École d’économie de Toulouse
Nous avons calibré un modèle épidémiologique SIR (individus sains, infectés et rétablis), structuré selon l’âge, du variant B.1.1.7 du coronavirus à la veille de la campagne de vaccination en France et mesuré l’intérêt, d’un point de vue sociétal, d’accélérer la vaccination en vertu de la politique standard du «stop-and-go». Globalement, un retard d’une semaine dans la campagne de vaccination se traduit par environ 2500 décès supplémentaires et réduit la création de richesse de l’équivalent de 0,34% du PIB annuel. Le nationalisme vaccinal est modélisé en fonction de deux France identiques, l’une dotée d’une capacité de production de vaccins et l’autre, dépourvue d’une telle capacité. Si le pays doté d’une capacité de production vaccine toute sa population avant d’exporter ses vaccins vers l’autre, le bilan des décès augmente de 20%. [traduction]
Les conséquences économiques à long terme des pandémies
Alan M. Taylor
Université de Californie à Davis
Quels sont les effets à moyen et à long terme des pandémies? En quoi ces crises diffèrent-elles d’autres catastrophes économiques? Nous avons étudié de grandes pandémies sous l’angle des taux de rendement des actifs, en remontant jusqu’au xive siècle. Les pandémies ont d’importantes répercussions d’ordre macroéconomique qui persistent pendant des décennies. Elles ont notamment pour effet de réduire fortement les taux de rendement réels, contrairement à ce qui s’observe après les guerres. Nos conclusions concordent avec le modèle néoclassique de la croissance: les guerres entraînent la destruction du capital, mais pas les pandémies, qui peuvent plutôt induire une rareté relative de la main-d’œuvre et/ou une transition vers un accroissement de l’épargne de précaution. [traduction] (Co-auteurs: Ò. Jordà, S. R. Singh)







