Quand l’entrepreneuriat refuse les cases
Mercredi 26 novembre 2025
Six histoires, un même apprentissage
Parmi l’ensemble des activités offertes durant la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat, les deux rencontres du 18 et du 20 novembre ont permis d’entendre six entrepreneures aux parcours aussi riches que différents. De la remise en question personnelle au besoin concret, en passant par la passion, l’audace d’essayer ou le désir de transformer un secteur, chacune a révélé une façon unique d’entrer en entrepreneuriat. Qu’il prenne racine dans un constat médiatique, un questionnement personnel, une expérience de terrain ou une idée née du quotidien, l’entrepreneuriat s’est présenté sous six visages féminins forts, complémentaires et façonnés par des trajectoires uniques. Ces parcours ont fait ressortir une vérité forte: l’entrepreneuriat n’est pas figé. C’est un concept flexible et vivant, qui se transforme au rythme de celles et ceux qui le portent. Chaque personne peut y trouver sa façon d’agir, de créer et de transformer son milieu.
À l’Université Laval, la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat a rappelé une réalité que l’on oublie parfois: on ne se lance pas toujours en affaires parce qu’on l’a planifié, mais parce que les circonstances, les idées ou les valeurs nous amènent ailleurs.
Midi-rencontre avec Alexplique
Avec une énergie franche et un regard aiguisé sur l’industrie des médias, Alexane Drolet a ouvert la discussion en racontant sa transition vers l’entrepreneuriat. Après avoir observé les limites des modèles traditionnels, Alexane a choisi d’agir plutôt que d’attendre que les choses changent. Entre sa plateforme d’information, ses projets d’animation et l’expansion de son équipe, Alexane avance avec une intention claire: créer des espaces qui rejoignent sa génération, là où elle est.

«Dans une grosse boîte, quelqu’un qui arrive avec l’envie de tout changer, ça peut déranger. Et à force d’essayer de trouver comment convaincre les jeunes d’acheter le câble, je me suis dit, je vais me lancer en affaires. J’ai consulté des gens, pris des cafés, testé mes idées. Aujourd’hui, j’ai deux modèles d’affaires, Alexplique pour le volet nouvelles, et Alexane pour l’animation de galas ou d’événements. Le pari que j’ai fait en lançant Alexplique, c’est de croire que ma génération ne m’en voudra pas pour le placement de produit si je vais là où elle se trouve, et que je fais du contenu de qualité.»
Entreprendre sans l’avoir planifié: cinq parcours, cinq façons d’oser

Marie-Renée Grondin — Timininous
«En thérapie, on m’a demandé: t’es qui, toi? et je ne le savais pas. Je m’étais toujours identifiée à ma carrière. Pendant mon congé de maternité, j’ai réalisé que j’avais besoin de retrouver un équilibre, de redéfinir qui j’étais. En cherchant une combinaison en laine mérinos pour mon bébé, je me suis rendu compte que le produit n’existait tout simplement pas. Alors je l’ai imaginé, puis créé. C’est comme ça que tout a commencé.»

«Je voulais découvrir le Canada avec mon conjoint, mais les véhicules récréatifs et les aménagements spécialisés étaient beaucoup trop chers. On a alors décidé de transformer un simple minivan, et ç’a été une révélation. Sans même m’en rendre compte, j’étais en train de bâtir une entreprise. C’est né d’un besoin concret, puis c’est devenu une passion.»

Jessika Geoffroy — Axel·le Solutions éducatives
«Quand j’ai terminé mes études en orthopédagogie, j’avais une idée assez précise du milieu scolaire dans lequel j’allais évoluer. Mais en arrivant sur le terrain, j’ai vite constaté un important manque d’outils pour soutenir les enseignantes et les enseignants. Rien de cela n’était prévu, mais ce décalage entre ce que j’avais appris et ce que je voyais m’a poussée à chercher des solutions… puis à me lancer.»

Amélie Lafontaine — Vu d’Ici Lunetterie
«J’ai étudié en science politique et, pour payer mes études, j’ai commencé à travailler dans une lunetterie. Les gens y étaient passionnées et passionnés, et ça m’a donné envie de comprendre cette industrie. Pendant la pandémie, j’ai pris la gestion de la boutique et j’ai vu de près les limites de la fast fashion dans le monde de la lunetterie. Je ne me voyais pas comme entrepreneure, mais j’ai décidé de me lancer pour changer cette réalité et proposer quelque chose de plus durable et plus inclusif.»

Marine Queffeulou — Kalego Solutions
«Pour moi, tout a commencé quand j’ai choisi de participer à un atelier d’entrepreneuriat à ULaval. C’est là que j’ai rencontré la personne qui allait devenir mon ou ma cofondatrice. Ce moment a été un déclencheur, la première étape vers ce qui est ensuite devenu Kalego.»

La Semaine mondiale de l’entrepreneuriat est une initiative conjointe entre l’Université Laval et Entrepreneuriat ULaval, l’incubateur d’entreprises responsables et innovantes du campus. Merci à l’ensemble des équipes, des personnes et des partenaires qui ont contribué à sa mise sur pied et sans qui elle n’aurait pu être réalisée. Un remerciement particulier à l’Académie entrepreneuriale ULaval – La Caisse, collaboratrice de l’événement.
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